13/10/2011 04:48:25
Observation. Le chèque en blanc des observateurs africains
Pour la coordination de la mission des observateurs internationaux de l’espace Cedeao, Cemac et de la diaspora africaine en Europe, en dépit de quelques irrégularités, le scrutin du 9 octobre s’est déroulé dans des conditions acceptables.
Le Messager
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Pour la coordination de la mission des observateurs internationaux de l’espace Cedeao, Cemac et de la diaspora africaine en Europe, en dépit de quelques irrégularités, le scrutin du 9 octobre s’est déroulé dans des conditions acceptables.
 
Ils étaient d’après Alain Nzaba, porte-parole de la coordination de la mission des observateurs internationaux de l’espace Cedeao, Cemac et de la diaspora africaine en Europe, 147 observateurs internationaux « indépendants » déployés sur toute l’étendue du territoire. Ils sont venus « sur invitation » du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation (Minatd) pour « contribuer à l’observation du déroulement des opérations de vote conformément aux textes internationaux et régionaux, ainsi que nationaux régissant l’organisation d’élection démocratique », a indiqué Alain Nzaba au cours d’un point de presse donné ce 11 octobre 2011 à Yaoundé.

Leur mission précise-t-il, consiste à accompagner le peuple camerounais dans le cadre de sa mission d’observation en vue d’un aboutissement heureux du processus électoral et de son organisation en général.
En attendant les rapports de l’ensemble des observateurs déployés dans près de 1500 bureaux de vote, la coordination observe que « le scrutin présidentiel du 9 octobre 2011 en République du Cameroun s’est déroulé dans des conditions acceptables, de manière régulière, dans le calme, la liberté et la transparence ». En dépit note-t-elle, des cas de violences et d’irrégularités enregistrées dans quelques circonscriptions et de la mort des agents des forces de l’ordre et d’une femme « que nous déplorons ». Ces incidents, selon le porte-parole de la coordination « ne sont pas de nature à remettre en cause le processus électoral ».

Outre les acquis relevés au terme de ce scrutin (respect en général des heures d’ouverture et de clôture des bureaux de vote ; présence effective des membres des bureaux de vote ainsi que des représentants d’Elecam ; disponibilité en général du matériel électoral…), la coordination a tout de même noté quelques insuffisances au rang desquelles, le retrait tardif et fastidieux au départ des cartes d’électeur ; l’absence de représentants de certains candidats dans les bureaux de vote ; le constat au dépouillement de taux de participation disparates ; l’absence en certaines localités des représentants d’Elecam, etc. Autant de dysfonctionnements vite balayé du revers de la main qui font dire à un journaliste étranger que ces observateurs servent aux pouvoirs publics, « un chèque en blanc ».

Dans ses recommandations, pour les prochaines échéances, la coordination de la mission des observateurs internationaux de l’espace Cedeao, Cemac et de la diaspora africaine en Europe requièt entre autres, l’établissement des listes électorales informatisées avec photo (Lepi) pour éviter toutes les difficultés d’identification et de retrait ou de distribution des cartes d’électeur. Ce procédé, explique Alain Nzaba, a l’avantage que le lieu de recensement de l’électeur est le même pour le vote ; il permet aussi d’éviter les votes multiples. La coordination recommande également d’établir des bulletins de vote unique pour faciliter les opérations de vote.

Nadège Christelle BOWA

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