17/10/2011 02:34:30
Gabon : L'opposant Pierre Mamboundou est décédé à Libreville
Le leader de l’opposition gabonaise et opposant farouche au régime du président Omar Bongo Ondimba, Pierre Mamboundou, est décédé à l’âge de 65 ans dans la nuit de samedi à Dimanche à Libreville a-t-on appris auprès du siège de l’Union du peuple gabonais (UPG-opposition) sis au quartier Awendjé
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Le leader de l’opposition gabonaise et opposant farouche au régime du président Omar Bongo Ondimba, Pierre Mamboundou, est décédé à l’âge de 65 ans dans la nuit de samedi à Dimanche à Libreville a-t-on appris auprès du siège de l’Union du peuple gabonais (UPG-opposition) sis au quartier Awendjé

Un extrait de la biographie de Pierre Mamboundou

Pierre Mamboundou, né le 6 novembre 1946 à Mouila dans le sud du Gabon,et mort le 15 octobre 2011 à 23h était un homme politique gabonais, leader de l’Union du peuple gabonais, principal parti d’opposition gabonaise, qu’il a créé le 14 juillet 1989 à Paris. Né d’un père commerçant, Pierre Mamboundou est l’ainé d’une fratrie de sept enfants. Il passe la majeure partie de son enfance à Mouila. C’est dans cette ville qu’il rencontre Augustine Balouki, une Gabonaise, qu’il épouse en 1969, et avec qui il a cinq enfants.

Pierre Mamboundou fait ses études primaires à l’école communale A de Mouila. Il entre au Collège catholique Val Marie de Mouila pour effectuer son premier cycle d’études secondaires. En classe de Seconde, il rejoint le Collège Bessieux, lui aussi catholique, avant de poursuivre au Lycée National Léon Mba de Libreville où il obtient son baccalauréat scientifique. Il intègre ensuite l’Université de Perpignan en France d’où il ressort Ingénieur des travaux en télécommunication.

Pierre MamboundouUn enseignant en physique lui fait la proposition de dispenser des cours au Centre Régional d’Études Universitaires de la Formation Permanente à Perpignan – CREUFOP. C’est donc en tant qu’enseignant de physique qu’il entre dans la vie active. En 1988, il est admis à la Société Française de Physique (SFP), une association qui réunit d’éminents hommes de sciences de France depuis 1873.

Pierre Mamboundou quitte ensuite la France et rejoint Libreville où il dirige brièvement l’Agence Commerciale de Télécommunications et travaille à la mise en place du Centre national de télécommunication (CENACOM). Il retourne en France en 1979, cette fois-ci en tant que Chef des projets à la Direction scientifique et technique de l’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT), ancêtre de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF). Quelques années plus tard, il en devient le chargé de mission auprès du secrétaire général de l’organisation, puis le directeur des relations extérieures et mène plusieurs missions auprès de différents chefs d’États et de gouvernements pour le compte de l’organisation en vue de démultiplier le pouvoir d’activité de l’agence et de promouvoir l’usage de langue française. Il travaillera également à la préservation des langues nationales africaines. Pierre Mamboundou restera à l’ACCT jusqu’en 1989 lorsqu’il fut expulsé de France par une mesure d’urgence absolue à la demande du gouvernement gabonais qui l’accuse d’atteinte à la sureté de l’État au motif qu’il a annoncé la création d’un parti politique alors que la Loi fondamentale en vigueur en ce moment dans son pays désigne le parti du président Omar Bongo comme parti unique.

L’exil à Dakar, le procès par contumace et le retour au Gabon

Expulsé de France en février 1990, Pierre Mamboundou est conduit à Dakar au Sénégal[3] pour un exil politique qui va durer 3 ans et demi et qui le séparera de sa famille restée en France. À Dakar, il côtoie les hommes politiques, les hommes des médias, les leaders religieux et les intellectuels.

Pendant ses trois années d’exil, il apprend le Wolof, la langue locale. Il prend contact avec les étudiants gabonais au Sénégal qu’il convie à le rejoindre dans le combat qu’il mène. À Libreville, un procès est ouvert contre lui en 1990. A l’issue de ce procès, il est condamné à 10 ans de prison par contumace. La juridiction qui prononce cette sentence est la Cour de sureté de l’État, une juridiction d’exception dont les membres sont nommés exclusivement par le Président de la République. Pourtant, le 1er novembre 1993, il décide de rentrer définitivement au Gabon pour mener les activités de son parti malgré la condamnation qui pèse sur lui.

Une fois sur le sol gabonais, il fait opposition à sa condamnation par contumace. Le ministère public ne réagissant pas dans les 8 jours ayant suivi sa démarche conformément au code de procédure pénale, sa condamnation est réputée n’avoir jamais existé. Il pose ensuite sa candidature à la première élection présidentielle multipartite qui doit se dérouler le 5 décembre 1993. Son dossier de candidature est rejeté. Pour manifester leur mécontentement, ses partisans manifestent devant le bâtiment abritant les services du ministère de l’Intérieur puis dans les rues de Libreville le 9 novembre 1993.

Le 17 novembre 1993, Pierre Mamboundou tient son premier meeting populaire au Gabon à Kinguélé, un quartier sous-intégré situé dans le 3e arrondissement de Libreville. Plus tard, ce quartier réputé frondeur deviendra un fief politique.

Pourtant Omar Bongo remporte le scrutin de 1993, la contestation de sa victoire à cette élection donne lieu à de violentes émeutes qui embrasent le pays en 1994. La classe politique gabonaise est alors invitée aux « Accords de Paris », il refuse de prendre part à la rencontre mais se fait représenter par le secrétaire exécutif de son parti Sébastien Mamboundou Mouyama.

Crédit: http://moubamba.com/

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