24/07/2009 16:14:00
Ngaoundéré : L'ex -délégué régional de la culture de l'Adamaoua assassiné
Iya Ousmanou a été retrouvé baignant dans une mare de sang dans sa chambre.
Le Jour
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Les populations du quartier Haut plateau ont vécu l’horreur et la consternation au domicile de Alhadji Iya Ousmanou, ex délégué provincial de la Culture de l’Adamaoua à la retraite. Agé d’environ 67 ans, il a été retrouvé mort dans sa chambre dans l’après midi du 21 juillet dernier.

Une vieille dame a remarqué que les ampoules du salon et de la chambre de M. Iya sont restées  allumées toute la journée. Elle décide de voir ce qui se passe. Après l’avoir vainement appelé à plusieurs reprises, elle décide d’attirer l’attention des voisins sur ce silence suspect. Parmi les premiers a accourir, le 2ème adjoint au maire de la commune d’arrondissement de Ngaoundéré 1er, Alhadji Diallo. Avec l’aide des voisins, il va forcer l’entrée principale de la villa du défunt, cadenassée de l’intérieur. C’est alors que tous vont découvrir l’horreur. M. Iya est là, sans vie, gisant dans une immense mare de sang, son chapelet dans une main et ses lunettes dans l’autre.

Selon le témoignage  d’une voisine rapporté par une source policière, M. Iya  Ousmanou a reçu la visite d’un homme âgé d’environ 30 ans autour de 18 heures. «Je suis allée le voir quelques minutes avant la prière, il m’a éconduite en me disant être en concertation avec un visiteur. Je suis ressortie, j’ai vu le monsieur de dos », confie la dame. Elle raconte que rien dans l’attitude de l’homme ne laissait présager un drame. Selon les différents témoignages recueillis dans l’entourage M. Iya, chaque soir depuis le départ de son épouse et ses enfants à Douala, pour y passer les vacances, il vérifiait toujours que son portail était cadenassé. Le seul suspect  de la police reste  le visiteur de cette fameuse soirée du 21 juillet. A en croire ses amis,  M. Iya Ousmanou était un homme jovial et visiblement aimé de tous. Son bourreau n’a emporté aucun objet.

Informé, le procureur général près la cour d’appel de l’Adamaoua, M. Jean Claude Awala, en compagnie du délégué régional de la sûreté nationale et le commissaire divisionnaire, Athanase Mayam sont descendus sur le lieu du crime. Selon une source à la délégation régionale de la Culture de l’Adamaoua, M. Iya Ousmanou avait bénéficié d’un financement du ministère et était invité à un festival de cinéma en France au début du mois d’août prochain. La police a passé au peigne fin toute la villa à la recherche de quelque indice. Et c’est à l’issue de cette inspection minutieuse que l’arme probable du crime a été retrouvée. Une machette maculée de sang.

Né le 02 janvier 1942 à Ngaoundéré Iya Ousmane était cinéaste de formation. En 2000, il est nommé délégué provincial de la Culture de l’Adamaoua, poste qu’il occupera jusqu'à son départ à la retraite en 2006. Marié et père de 6 enfants, il a été inhumé peu après la découverte de son corps, comme l’exige la tradition musulmane. Une enquête a été ouverte à la division régionale de la police judiciaire de l’Adamaoua.

Adolarc Lamissia

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