26/10/2011 02:19:43
Récidive: Longuč Longuč accusé de diffamation
C’est un homme furieux et visiblement blessé dans son amour propre qui débarque hier lundi 24 octobre 2011 dans les bureaux du Messager à Yaoundé. Emile Ndamè Koutta tient entre ses mains une chemise dans laquelle sont soigneusement rangés plusieurs documents « importants »...
Le Messager
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Emile Ndamè Koutta dont le nom a été (injustement) cité dimanche 23 octobre 2011 dans une affaire de contrat sur les antennes de Canal 2 international, bat en brèche toutes les allégations portées à son encontre par l’artiste et menace de porter plainte contre ce dernier pour fausses accusations.

C’est un homme furieux et visiblement blessé dans son amour propre qui débarque hier lundi 24 octobre 2011 dans les bureaux du Messager à Yaoundé. Emile Ndamè Koutta tient entre ses mains une chemise dans laquelle sont soigneusement rangés plusieurs documents « importants ». L’homme donne l’impression de quelqu’un qui se dirige droit vers le parquet pour intenter un procès. Une attitude qui n’est pas loin de celle qui le motive en ce moment-là puisqu’il déclare : « j’ai ici toutes les preuves qui démontrent que tout ce que ce que Longuè Longuè a raconté à mon sujet hier dans l’émission l’Arène n’est que pure invention. C’est un tissu de mensonges et je ne peux pas l’accepter », le promoteur culturel de l’année 2009 au Cameroun ouvrant en même temps machinalement la chemise.

En fait, Emile Ndamè Koutta n’a pas apprécié que le « père de Kirikou » le traite de malhonnête sur les antennes de Canal 2 international dimanche 23 octobre 2011. Invité à une émission hebdomadaire de face à face, Longkana Agno Simon alias Longuè Longuè n’a pas été tendre à l’endroit du propriétaire des établissements Ndamè Koutta. « Le libérateur libéré » avoue avoir été victime d’escroquerie montée de toutes pièces par le promoteur culturel en 2009. Il avait alors sollicité ses services pour un concert live. Malheureusement, Ndamè « a changé les clauses du protocole d’accord signé » pour le spectacle de musique.

Préjudice

Tout commence en novembre 2009. Dans le cadre des activités annuelles de la maison de production basé à Yaoundé, « nous sommes entrés en contact avec Longuè Longuè pour la production d’un concert de musique le 28 novembre 2009 au Palais polyvalent des sports de Yaoundé », explique Ndamè. Le dit concert avait pour thème directeur «  les divas de la musique camerounaise rendent hommage aux Lions indomptables pour leur double qualification à la coupe d’Afrique des nations en Angola et au Mondial 2010 en Afrique du Sud ». En tête d’affiche figuraient également Anne Marie Ndzié, Nguéa La Route et K-Tino. Suite à un entretien entre l’artiste et les organisateurs du spectacle, « Longuè Longuè nous a demandé un cachet de 1 500 000 Fcfa. Montant pour lequel nous avons finalement convenu. Nous lui avons d’abord versé une avance d’un million de Fcfa ; le reste devrait être versé après le spectacle. C’est-à-dire que l’artiste devait percevoir 75 % de son cachet avant le spectacle et 25% après. Pour matérialiser cette parole, un protocole d’accord a alors été signé entre Longuè Longuè et notre établissement », raconte Ndamè en brandissant une copie dudit protocole signé de l’artiste.

Seulement, « nous avons été surpris que ce dernier ne se soit pas présenté au Palais polyvalent des sports le 28 novembre 2009 pour se produire suivant les clauses dudit protocole. Pourtant, le même soir il a fait le show dans un hôtel de la place sans se soucier du contrat qui nous liait », regrette Ndamè qui n’arrive pas à comprendre qu’en plus de cette escroquerie dont il a été victime, ce soit encore l’auteur du forfait qui vienne à s’en plaindre injustement.
Pour l’heure, « je souhaite que le préjudice causé après cet acte de malhonnêteté soit réparé. Je veux juste rétablir la vérité et éclairer la lanterne du public camerounais sur ce gros mensonge. Je ne suis pas un escroc comme semble dire Longuè Longuè. Je veux qu’il retire toutes ces paroles mensongères qu’il a dites  à mon endroit ». Sinon ? « Je risque de porter cette affaire devant les tribunaux. Ce n’est pas parce qu’il est artiste musicien qu’il doit se donner toutes les libertés », prévient Emile Ndamè Koutta. Affaire à suivre !

Christian TCHAPMI

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