26/10/2011 16:07:19
Doing business: Le Cameroun parmi les 25 derniers
Malgré une progression de 4 places par rapport à l’année dernière, le pays reste classé parmi ceux où l’environnement des affaires n’est pas des plus favorables.
Le Messager
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Malgré une progression de 4 places par rapport à l’année dernière, le pays reste classé parmi ceux où l’environnement des affaires n’est pas des plus favorables.

Sur 183 économies listées par le « Doing business 2012 », le Cameroun est classé au 161e rang. Ce qui fait une progression de 4 places par rapport à l’année dernière. Le pays de Paul Biya, qui a des ambitions d’être « émergent » d’ici 2035, fait ainsi partie des 25 derniers dans ce rapport de la Banque mondiale et de la Société financière internationale (Sfi). C’est dire que l’on est encore très loin des ambitions, et surtout des discours officiels, qui estiment que l’environnement des affaires s’améliore de manière substantielle.

Le Doing business s’appuie sur des anquêtes effectuées dans plusieurs domaines pour évaluer la réglementation des affaires dans le monde. Parmi ces domaines, l’un des plus importants est sans nul doute la création des entreprises. Le Cameroun s’améliore, mais cela reste encore très insuffisant. Il est passé de la 131e place à la 128e. Selon le rapport, il faut dorénavant cinq procédures pour créer une entreprise au Cameroun. Ce qui est moins lourd dans la moyenne subsaharienne où il en faut huit. Les délais sont également appréciables par rapport à cette région puisqu’il faut en moyenne 15 jours pour créer une entreprise au Cameroun, contre 37 en général pour ce qui de l’Afrique au sud du Sahara.

Amélioration plombée

S’il faut apprécier ces « efforts », il n’en reste pas moins que l’amélioration de l’environnement des affaires au Cameroun est plombée par de multiples défaillances que le rapport Doing business met en exergue. Son classement dans six domaines l’illustre à merveille. S’agissant par exemple du transfert de propriété, le pays occupe la 154e place. C’est certes une progression de trois rangs, mais cela est encore très contraignant pour les entrepreneurs. Autre domaine : celui de la protection des investisseurs où le Cameroun n’avance pas du tout, bien au contraire. Notre pays régresse de deux rangs pour se retrouver au 122e.

Même régression en ce qui concerne le paiement des impôts (120e à 122e, soit parmi les 12 derniers) qui constituent un véritable casse-tête pour les investisseurs. S’agissant du commerce frontalier, les défaillances ne servent pas le pays qui se retrouve à la 156e place. L’exécution des contrats est quant à lui un domaine qui cause toujours un réel problème. C’est même le plus grand frein à l’amélioration du cadre des affaires au Cameroun puisque d’après le Doing business, le Cameroun enregistre son plus faible rang, en occupant la 174e place. Dans le dernier des six critères sus-évoqués, le solutionnement de l’insolvabilité, le pays vient au 147e rang.

Le Cameroun a donc encore un long chemin à faire pour atteindre les résultats escomptés et que d’autres pays africains (parfois parmi les plus insoupçonnables) sont petit à petit en train d’atteindre. L’Ile Maurice, par exemple, est le pays d’Afrique Subsaharienne où la pratique des affaires est la plus aisée pour un entrepreneur, constate le Doing business, avec un 23e rang au classement général. En mettant en œuvre différentes réformes dans des domaines comme le paiement des taxes et impôts, le transfert de propriété, l’obtention des prêts, la création d’entreprise…les pays comme Sao Tomé-et-Principe, le Cap-Vert, la Sierra Leone et le Burundi sont parmi les économies de cette région qui ont le plus amélioré leur réglementation des affaires pour les entrepreneurs.

Alain NOAH AWANA

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