28/10/2011 04:46:04
L'Upc exige un «Forum national pour la démocratie»
« L’âme immortelle» du peuple camerounais plaide pour l’organisation d’une table ronde pour éviter un destin tragique au Cameroun. C’est l’une des leçons que le parti historique tire du déroulement du scrutin du 9 octobre.
Le Messager
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« L’âme immortelle» du peuple camerounais plaide pour l’organisation d’une table ronde pour éviter un destin tragique au Cameroun. C’est l’une des leçons que le parti historique tire du déroulement du scrutin du 9 octobre.

La stratégie adoptée depuis le 5 octobre 2011 par la Coordination des forces alternatives (Cfa) et l’Union des populations du Cameroun (Upc) entend s’élargir aux autres formations politiques ainsi qu’aux organisations de la société civile. Cette stratégie a pour objectif : «instituer une période de transition  afin de définir les règles du jeu et les nouvelles orientations de notre société.» Il s’agit d’un préalable selon le secrétaire général du comité directeur de l’Upc, «pour refonder notre souveraineté, instituer un Etat de droit et réorganiser une société plurielle.» C’est pourquoi, l’Upc et la Cfa optent pour  la mise sur pied d’un forum national pour la démocratie. Une idée réitérée par l’Union des populations du Cameroun lors de sa conférence de presse du 26 octobre 2011 à Douala.

Selon le secrétaire du comité directeur de l’Upc, Alexis Ndema Same, «on ne se proclame pas parti leader. Les mots d’ordre sont de tout temps l’émanation de la population et non des partis politiques.» Au sujet du mot d’ordre lancé par le  regroupement de 7 leaders de  l’opposition et de la déclaration du candidat du Sdf à l’élection présidentielle du 9 octobre 2011, le président de l’Upc pense que, «certains profitent du contexte actuel pour se mettre en exergue et tirer les prébendes sur le dos du peuple.» L’Union des populations du Cameroun précise qu’il s’agit de propositions «pour mobiliser en conséquence ». Des propositions qui, selon cette source, visent à «aboutir à un forum ou une table ronde réunissant tous les acteurs sociaux et politiques.» Une dynamique qui pourrait admettre même les acteurs ayant pris part à l’élection présidentielle du 9 octobre 2011. C’est dans cette perspective que les Organisations de la société civile et les partis politiques sont conviés à la mise en place de cette autre dynamique.

Au final, le forum initié par l’Upc et la Cfa est le prolongement  d’une initiative mise en musique depuis l’an 2000. Il s’agit pour ces formations politiques  de favoriser le rassemblement  et de promouvoir une revendication qu’ils énoncent en six points. Des revendications qui, selon le secrétaire général de l’Upc contribueraient à éviter au Cameroun des situations similaires à celles du Rwanda et de la Côte d’Ivoire.

«L’Upc ne veut pas de guerre martèle Albert Moutoundou. Le pouvoir doit savoir que, quand l’on empêche le changement par la voie démocratique, on promeut le changement par la guerre.» L’occasion d’évoquer l’organisation d’un scrutin à deux tours ; le droit de se porter à une élection sans obligation d’appartenir à un parti politique. Mais aussi, l’Upc évoque, entre autre, l’adoption de la majorité civile à 18 ans (elle est actuellement de 21 ans) tandis que le nombre d’électeurs requis pour l’organisation d’une élection devrait, selon ce parti politique, comporter au moins 12 millions d’inscrits sur les listes électorales avec remise immédiate de la carte d’électeur à l’inscription.
 
Focal. L’Upc  juge la politique de Kodock

C’est sans ambages que le président de l’Union des populations du Cameroun (Upc) s’est exprimé sur la disparition du secrétaire général de la tendance Upc d’Augustin Frédéric Kodock le 24 octobre dernier. Alexis Ndema Same tient d’abord à s’incliner sur la mémoire d’un homme qui vient de disparaître. Mais précise toutefois que «Pour nous, Kodock a été un collaborateur du système néo-colonial. Il desservait la cause de l’Upc.» Parlant au nom du comité directeur de la faction dite «des fidèles» le principal locuteur de la conférence de presse donnée par cette formation politique à Douala, le 26 octobre 2011, ajoute que, «Kodock contribuait à ce que l’Upc fasse de la résistance au lieu de l’offensive.» Au final, ce cadre du parti des crabes appelle chaque Camerounais ainsi que les militants de la tendance Kodock à se faire un jugement sur le rôle du disparu.

En outre, Alexis Ndema précise «nous continuons notre combat. Nous sommes ouvert à une union avec ceux qui pense que cela est nécessaire. A condition qu’ils soient convaincus.» Une conviction que le chef de file de l’Upc pense partager avec toutes les couches sociales. «Notre disponibilité est sans faille et toute initiative sérieuse allant dans ce sens trouvera en nous des partenaires fidèles et dévoués pour l’intérêt de nos populations qui ont tant besoin de changement dans leur vécu quotidien.» selon Alexis Ndema, «toutes les catégories sociales sont concernées. C’est l’avenir de nos enfants qui est en jeu.»

Joseph OLINGA

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