28/10/2011 04:58:18
Maintenant, on attend...
C’est à ces rêveries que sont plongés ces messieurs et dames du sérail depuis quelques semaines et mois. On fait comment puisque les échéances du congrès et de l’élection présidentielle ont vidé les caisses de l’Etat ? Tout tourne actuellement au ralenti, si ce n’est pas en hibernation. Avec le nouveau mandat du président réélu l’administration camerounaise comme le sphinx de la légende renaîtra de ses cendres...
Le Messager
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Dans l’administration publique, le temps est à l’expectative. Le président de la République réélu pour un sixième mandat qui va le conduire à … 36 ans à la magistrature suprême a fait sa première déclaration officielle depuis cette élection. C’était mardi 25 octobre à 20 heures. Occasion pour M. Paul Biya de remercier ses partisans de toujours et ceux de circonstance de lui avoir renouvelé leur confiance en lui accordant leurs suffrages.

«L’élu de la nation tout entière », Paul Biya, appelle les Camerounais à se mettre avec lui pour qu’ensemble (les Camerounais et lui) fassent du Cameroun « un pays émergent doté d’institutions démocratiques consolidées, pourvu d’une croissance soutenue et durable, fondée sur la justice sociale ». Un discours qui a sonné aux oreilles comme du déjà entendu. Attendons une fois de plus et nous verrons bien.

Comme nous l’avons écrit plus haut, tout est presque à l’arrêt parce que les partisans de cette victoire en attendant les retombées. Ceux qui ont battu campagne pour lui, pour préserver leurs propres galons se frottent les mains et espèrent même un « bonus ». Certains s’attendent à de nouveaux galons : directeurs, directeurs généraux, ministres, secrétaires généraux ou directeurs d’administration, Pca des entreprises publiques ou parapubliques et,  que sais-je encore ? Comme a chanté l’artiste, on on on attend ! ! !

Mais il faut encore que le président réélu prête d’abord serment, retouche ensuite le gouvernement. Pour le moment comme personne n’est fixé sur le sort qui l’attend, le cœur n’est vraiment pas à l’ouvrage pour le moment. Surtout dans un environnement fait de petites et grandes combines, de magouilles, de reptations et de grenouillages. Les voies les plus fréquentées en ce moment sont celles qui mènent chez les marabouts, les charlatans et, de plus en plus les prêtres et les pasteurs exorcistes. Ces derniers implorent les grâces de Dieu Créateur sur leurs illustres « clients », au nom tout puissant de Jésus-Christ. S’ils ne les couvrent pas du sang « pur et sans tache de l’Agneau immolé ». Les habitués de ces milieux comprennent bien ces formules incantatoires.

On comprend pourquoi c’est difficile de trouver des hauts responsables dans leurs bureaux depuis quelques mois. Cela depuis les préparatifs du congrès du Rdpc. Des strapontins étaient à prendre au Comité central du parti au pouvoir.

Que l’on ait pu prendre un ou non, on espère encore. Ne dit-on pas que l’espoir entretient la vie ? Et l’espoir, il y en a à droite, il y en a à gauche, a chanté Francis Bebey de regrettée mémoire. Belle occasion pour les vendeurs d’illusions d’augmenter les enchères pour « briser les dernières chaînes ». Au besoin, on fait venir d’Afrique de l’Ouest voire du Brésil ou de Haïti les grands prêtres et prêtresses du Vodou. La même fébrilité est notée du côté de certains candidats à cette élection.

Le discours qualifié de « rassembleur » de leur challenger aiguise des appétits. C’est-à-dire la formation d’un gouvernement d’union nationale auquel ils souhaiteraient entrer. Dans ce cas M. Biya a fort à faire : récompenser ceux des siens qui ont abondamment mouillé le maillot pour leur champion et pour eux-mêmes ; renouveler les alliances avec les « vétérans » de la majorité présidentielle : Maïgari Bello Bouba, Hamadou Moustapha, Pierre Hélé, Issa Tchiroma Bakary. C’est dire que la nouvelle majorité issue de la présidentielle du 9 octobre 2011 sera fortement colorée, pléthorique.

C’est à ces rêveries que sont plongés ces messieurs et dames du sérail depuis quelques semaines et mois. On fait comment puisque les échéances du congrès et de l’élection présidentielle ont vidé les caisses de l’Etat ? Tout tourne actuellement au ralenti, si ce n’est pas en hibernation. Avec le nouveau mandat du président réélu l’administration camerounaise comme le sphinx de la légende renaîtra de ses cendres.

Jacques Doo Bell

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