01/11/2011 03:58:00
L'opposition négocie-t-elle son entrée au gouvernement?
De nombreux leaders de l’opposition ont clairement indiqué leur ambition d’intégrer le futur gouvernement d’union annoncé par Paul Biya... Appels de pied
Le Messager
TEXTE  TAILLE
Augmenter la taille
Diminuer la taille

De nombreux leaders de l’opposition ont clairement indiqué leur ambition d’intégrer le futur gouvernement d’union annoncé par Paul Biya.
 
Le suspense n’a pas duré longtemps. Dès la proclamation des résultats de la présidentielle du 9 octobre dernier, de nombreux candidats au scrutin ont fait tomber le masque pour solliciter les faveurs du président réélu. La plupart prétextant l’intérêt supérieur de la Nation qui leur dicterait de ne pas postuler à la présidentielle dans la perspective de la gagner mais plutôt de proposer leur disponibilité à intégrer le gouvernement d’union nationale annoncé par le président de la République réélu.

Pour les plus fins, la stratégie consisterait à arpenter les couloirs des cercles de décisions de la capitale politique, Yaoundé. A en croire des indiscrétions découlant des sources proches de la présidence de la République, de nombreux leaders de l’opposition seraient en pourparlers avec le cabinet du maître des céans dans la perspective d’une intégration dans le prochain gouvernement dit d’union nationale. Une stratégie qui, selon de nombreux observateurs, est dépendante des revendications formulées avant le scrutin du 9 octobre dernier. En effet, l’on se souvient que nombre d’acteurs politiques évoquaient déjà l’organisation d’un cadre de transition.

Réunis dans le cadre d’une plateforme de revendication, Ni John Fru Ndi, du Social democratic front (Sdf), Adamou Ndam Njoya de l’Union pour la démocratie et le progrès (Udc),Bernard Muna de l’Alliance des forces progressistes (Afp), Edith Kahbang Walla du Cameroon people party (Cpp), Jean de Dieu Momo du Parti des patriotes démocrates pour le développement du Cameroun (Paddec) ainsi que Albert Dzongang de la Dynamique  se sont réunis à Yaoundé, certes pour dénoncer les irrégularités de l’élection du 9 octobre dernier, mais aussi pour solliciter un «minimum consensuel».

Appels de pied

Le « G7 de l’opposition » ouvert également à des organisations de la société civile évoque la nécessité d’un cadre de concertation pour l’organisation d’une nouvelle élection à deux tours. Revendications de courte durée. Car dans une déclaration personnelle, le chef de file du Sdf prenait acte de la proclamation par la Cour suprême de la victoire de Paul Biya à la présidentielle du 9 octobre 2011. Depuis lors, c’est le plus grand silence qui entoure l’existence et l’avenir de la plateforme. Dans un entretien publié dans son édition d’hier lundi par Le Messager, Albert Dzongang insiste notamment pour dire que le groupe reste uni et surtout pour réaffirmer la volonté du « G7 de l’opposition » à aller au bout de ses revendications.

A côté de ceux-là, quelques personnalités comme Garga Haman Adji, troisième à la dernière présidentielle, ne fait plus mystère de sa volonté d’intégrer de nouveau un gouvernement Biya. Mais prévient-il, à condition d’en être le Premier ministre. D’autres comme Soh Foné sont allés jusqu’à demander à leur militants à la veille du scrutin de voter Biya afin de permettre à leurs parti de prendre part à la gestion du pays durant le septennat. Quelques proches d’Isaac Feuzeu assurent que le président du Merci est « à la merci de strapontin ministériel ou quelque chose d’assimilable après l’appel à la paix » formulé par le G7 de l’opposition dans la « Déclaration de Yaoundé ». Même l’Upc, tendance Kodock  qui vient de perdre son secrétaire général, envoie des signaux d’appel de pied  à Paul Biya. Au cours de la réunion de son bureau politique tenu le weeck-end dernier, certains cadres du partis ont clairement affirmé être ouverts à toute sollicitation de « l’ami d’Augustin Frédéric Kodock ».

Joseph Olinga

Publicité
Publicité

comments powered by Disqus
Publicité
Autres actualités
Plus populaires

PUBLICITE