01/11/2011 04:11:27
Après sa « réélection »... Que va faire Paul Biya de son pouvoir?
Pour l’essentiel, Paul Barthélémy Biya devra procéder à une nouvelle redistribution des cartes...
Le Messager
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Le 3 novembre 2011, le président de la République proclamé « réélu » à l’issue de présidentielle du 9 octobre dernier prête serment. Au-delà du rituel auquel sacrifie Paul Biya (voir page ci-contre), il s’agit pour lui, une nouvelle fois, de prendre les rênes du pouvoir pour les sept prochaines années. Un exercice qui intervient dans un contexte marqué par des enjeux multiples tant au sein de son parti, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) que sur la scène sociopolitique dans son ensemble.

Pour l’essentiel, le chef de l’Etat devra procéder à une nouvelle redistribution des cartes. Dans son adresse à la nation le 25 octobre dernier, Paul Biya a semblé vouloir tendre la main à ses adversaires politiques. Entend-il se démarquer de sa posture de candidat exclusif du Rdpc pour se présenter comme «le choix du peuple camerounais» ? Le président national du Rdpc et chef de l’Etat devrait, a priori, entamer la distribution des cartes au bénéfice de sa propre chapelle politique. Du haut de son pouvoir discrétionnaire, Paul Biya garde la haute main dans le choix de ses hommes. Mais l’homme du 6 novembre 1982 devra sans doute prendre en compte le poids politique de ses camarades. Et, à ce titre, la lecture des résultats obtenus par ceux-ci dans leurs bases lors de l’élection du 9 octobre 2011 devrait être un critère décisif.

Nul n’ignore que c’est le gagnant d’une élection qui gouverne. Mais, le chef de file du Rdpc et président de la République exprime, une fois de plus, à travers son discours politique, le souci d’élargir son gouvernement aux acteurs politiques de l’opposition. Toute chose voulue, d’après des cadres  de son parti, en vue  d’associer toutes les compétences nationales à la réalisation des projets structurants promus par Paul Biya. Un exercice dont le moindre des enjeux n’est pas la prise en compte des partenariats passés entre le pouvoir et quelques entrepreneurs politiques de l’opposition dont les apports semblent minimisés au sortir de la présidentielle du 9 octobre dernier.

Tout n’est pas science, toutefois, Paul Biya comme dans une certaine logique, a toujours redistribué les cartes au sortir des présidentielles précédentes. L’on peut dans le répertoire des souvenirs, évoquer la mise à l’écart des barons du Sud et du Centre au lendemain de l’élection présidentielle d’octobre 2007, soupçonnés d’appartenir au «G11». Pis, contre toute attente, Paul Biya dépossédait par la même occasion son aire géographique de certaines positions de pouvoir dans l’appareil gouvernemental au profit du Grand nord (Atangana Mebara, Abah Abah, Olanguéna Awono, etc). Au lendemain de l’échéance du 9 octobre dernier, le président prendra-t-il en compte les victoires obtenues dans les régions traditionnellement acquises à l’opposition ? 

NB: Le titre est de la rédaction de cameroonvoice

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