08/11/2011 04:32:10
Nécrologie.Le journaliste Jules Koum Koum meurt dans un accident
Jules Koum Koum, directeur de publication de « Le Jeune observateur » est décédé le vendredi 04 novembre dernier au quartier Ahala.
Le Messager
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Jules Koum Koum, directeur de publication de « Le Jeune observateur » est décédé le vendredi 04 novembre dernier au quartier Ahala.

La mort a encore frappé, endeuillant la presse nationale et internationale. La nouvelle qui tombe vendredi dernier tel un couperet est reçue comme une pilule très amère dans le monde médiatique camerounais : Jules Koum Koum, n’est plus. L’homme des médias, directeur de publication de « Le Jeune observateur » et promoteur d’une radio, est décédé des suites d’un accident de la circulation survenu vendredi 4 novembre 2011 au quartier Ahala à l’entrée de la ville de Yaoundé.

Résidant à Douala, il se rend à Yaoundé le mardi 1er novembre 2011 pour affaire concernant la dernière publication de son journal. Ses affaires réglées, il se remet en route en direction de Douala. Seulement, sur le chemin, il se rend compte que son véhicule présente quelques anomalies et décide de s’arrêter à un petit garage près de la route pour la faire réparer. Pendant qu’il y est, rapporte le garagiste, « il se dit qu’il est en train de perdre du temps, car, je ne réussis pas à réparer convenablement son véhicule à son goût. Il décide alors de remettre son voyage à demain et reprend le chemin en direction de Yaoundé ».

Cette décision lui aurait été fatale. Car à peine s’est-il engagé sur la chaussée, et rangé sur le côté droit de la route, qu’il est percuté de plein fouet par un grumier en provenance de Yaoundé pour Douala. Il est 17h. L’accident est d’une telle violence que le véhicule est écrabouillé. Néanmoins, rapportent des riverains aussitôt rendus sur les lieux au bruit effroyable produit par la collision, l’occupant du véhicule (Jules Koum Koum) est tiré du tas de ferraille, alors qu’il peut encore balbutier quelques mots. C’est alors que, un taximen se présente et se propose de le conduire dans un centre de santé. Chose faite : il est conduit à l’hôpital Ad Lucem d’Obobogo.  Seulement, les premières personnes à avoir été appelées et qui se sont rendues sur les lieux, disent avoir « trouvé Jules sur un brancard quelque part dans le hall de l’hôpital. Il baignait dans une marre de sang qui lui sortait de tous les orifices du corps et c’est là qu’il est décédé. Le taximen l’y a abandonné et est parti sans se faire identifier. Rien ne nous dit qu’il a même pris la peine d’informer les médecins de ce qu’il y aurait un blessé dans le hall », s’indigne Dieudonné Mveng, ami de la victime.

Informé de l’accident, Issa Tchiroma Bakary, ministre de la Communication s’est immédiatement rendu  sur les lieux. Il a fait déposer le corps à la morgue de l’hôpital général de Yaoundé (Hgy). Il se serait également entretenu avec la famille arrivée à Yaoundé dans la nuit de l’accident à qui il aurait confié qu’une autopsie et une enquête sont en cours pour élucider cet accident. C’est après cela que le corps leur sera remis pour les obsèques. D’un autre côté, sur les lieux de l’accident, la victime et son véhicule auraient été fouillés et ses biens. Selon son épouse, son ordinateur portable, une somme de plus d’un million deux cent mille francs et des documents importants ont été emportés. S’ajoute à ces dommages la destruction totale de son véhicule, une Rav 4 de couleur verte, immatriculée Lt 990 bv.

Focal. Qui était Jules Koum Koum ?

Il suit sa formation en journalisme à l’étranger. De retour au pays, il intègre les rangs de votre journal (Le Messager). Quelques temps après, il part de Le Messager pour le trihebdomadaire « Dikalo », où il ne s’éternisera pas non plus. Il se lance alors dans une aventure personnelle. En tant que directeur de publication, il fait paraître le bimensuel « Le Jeune Observateur », son journal.  Il ajoute à cela (il y a six mois), une radio située près de l’Essec à Douala, dénommée « Hope ». Il est par ailleurs représentant de Reporters Sans Frontières au Cameroun, mais aussi membre très actif et militant de la dépénalisation des délits de presse. Il laisse derrière lui une veuve et trois enfants.

Florette MANEDONG

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