08/11/2011 04:45:02
Espionnage en Afrique: une firme canadienne liée à des allégations
Le président d'une entreprise ontarienne de télécommunications a affirmé, lundi, avoir été choqué par les «allégations injustifiées» plaçant sa compagnie au centre d'un scandale d'espionnage en Afrique.
Cyberpresse
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Le président d'une entreprise ontarienne de télécommunications a affirmé, lundi, avoir été choqué par les «allégations injustifiées» plaçant sa compagnie au centre d'un scandale d'espionnage en Afrique.

Trois hommes ont été accusés, au Zimbabwe, d'avoir utilisé un système satellite alimenté par Juch-Tech Inc., une entreprise basée à Hamilton en Ontario, pour envoyer des secrets d'État au Canada, aux États-Unis et en Afghanistan.

Ils ont été accusés d'avoir enfreint la Loi sur les secrets officiels du Zimbabwe, qui interdit la transmission d'information «pouvant être utile à l'ennemi».

Le président de Juch-Tech Inc., Walt Juchniewicz, a affirmé à La Presse Canadienne qu'il ne savait rien à propos de ces allégations d'espionnage.

Il a écrit dans un communiqué qu'il jugeait «diffamatoire, pour la réputation de la compagnie fondée il y a 25 ans, ces allégations». M. Juchniewicz a ajouté que les intentions de son entreprise n'avaient jamais été de faire «du tort ou d'être hostile à quiconque».

Il s'est contenté d'indiquer qu'il s'était rendu au Zimbabwe pour fournir des services Internet à Africom Holdings en installant une antenne parabolique orientable.

«J'ai été très impressionné par le pays et les gens que j'ai rencontrés au Zimbabwe lorsque je m'y suis rendu pour visiter les responsables d'Africom» a-t-il expliqué, ajoutant avoir reçu l'approbation de tous les directeurs et employés d'Africom dans ce projet.

«Africom et le propriétaire du bâtiment ont accordé leur permission pour l'installation du satellite et j'ai été assuré par Africom qu'ils avaient tous les permis nécessaires pour opérer au Zimbabwe», a souligné M. Juchniewicz.

L'homme embauché par Juch-Tech Inc. pour installer le satellite, Oliver Chiku, et deux employés d'Africom, Simba Mangwende et Farai Rwodzi, font face à une peine de 25 ans de prison en lien avec des allégations de violation de la loi sur les secrets. Un juge d'Harare leur a entretemps accordé une libération conditionnelle.

M. Juchniewicz a affirmé que son entreprise menait depuis une dizaine d'années des projets du même genre en Afrique et que Juch-Tech Inc. n'avait jamais eu de problèmes.

Le ministère des Affaires étrangères a confirmé être au courant mais n'a pas commenté davantage, l'affaire étant devant les tribunaux du Zimbabwe.

«Toutefois, nous prions le gouvernement du Zimbabwe de s'assurer que les procédures judiciaires de ces individus sont fondées sur la loi, exemptées d'interférences politiques et que les droits des accusés sont pleinement respectés», a écrit la porte-parole du ministère Claude Rochon dans un communiqué.

Jim Bronskill

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