09/11/2011 05:10:36
RDC: J. Kabila organise sa contre-offensive à l'Est !
Les données n'ont pas encore changé. Comme en 2006, la présidentielle du 28 novembre prochain se joue à l'Est. Le présidentiable qui aura réussi à maîtriser ne serait-ce que 50 pour cent de cette partie hautement sensible de la République, aura le dernier mot le 06 décembre.
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Les données n'ont pas encore changé. Comme en 2006, la présidentielle du 28 novembre prochain se joue à l'Est. Le présidentiable qui aura réussi à maîtriser ne serait-ce que 50 pour cent de cette partie hautement sensible de la République, aura le dernier mot le 06 décembre. La tâche lui sera d'autant plus facilitée que nous sommés dans un schéma électoral consacrant un tour unique à la course présidentielle. 

Du côté de l'Opposition, l'on a pris conscience de ce fait. A Fatima comme à Sultani, on sait que le Sacre électoral de Kabila s'est conjugué à plus de 90 pour cent à l'Est. L'Opposition met dès lors tout en branle, bien que sans coordination, pour faire barrage à Kabila à l'Est.

Tshisekedi ne démord pas de sa détermination de débuter sa campagne électorale à l'Est, en Province Orientale précisément. En 2006, le chef de l'Etat sortant avait globalement réalisé un score autour de 6O pour cent et plus dans cette province.

Au Sud-Kivu, son score culminait au-delà de 80 pour .cent. Même chose au Nord-Kivu et au Katanga. Mais au Maniema, ce fut le sacre des sacres. Plus de 90 pour cent.

Aujourd'hui, les opposants, toute tendance confondue, ont décidé de secouer Kabila à l'Est. Ils y tiennent d'autant plus que de sérieuses défections ont été enregistrées au sein de la Majorité. Défections qui se sont principalement articulées autour du front sacré jadis monté à l'Est derrière le personnage de Kabila.

Dure bataille 

Depuis que certains leaders assez représentatifs de l'Est ont fait défection, beaucoup se sont interrogés sur la capacité électorale de Kabila à l'Est. Allant jusqu'à envisager un revers électoral pour le candidat unique de la Majorité.
C'est un peu pour couper court à toutes les rumeurs qui ont circulé autour de son audience à l'Est que Kabila a décidé de se lancer dans une grande offensive dans cette partie de la République. Après le Maniema, il a pris pied au Sud-Kivu où il est né. De ce point de vue, Kabila est kivutien à sa manière et dans les circonstances lui reconnues par la population de cette province.

En 2006, Kabila n'a franchement pas eu besoin de battre le pavé à l'Est. Mais cette fois, il faut reconnaître que les lignes ont un peu bougé ou menacent terriblement de l'être. L'autorité morale de la MP ne veut prendre aucun risque. Sait-on jamais?

C'est pourquoi, il a entrepris de courtiser ardûment sa base naturelle. Au Maniema, il est descendu remercier la population pour sa spectaculaire élection en 2006. Ce remerciement public, accompagné d'un nouvel engagement pour un partenariat Kabila-peuple du Maniema, a eu le mérite de produire un effet inattendu. La stratégie, qui s'annonce payante, va se poursuivre partout à l'Est. Au Sud-Kivu déjà, elle soulève des passions. 
Mais les adversaires de Kabila ne compte pas lui laisser les mains libres. Ils attendent sans doute le moment opportun pour descendre à l'Est essayer de faire sauter tous les acquis de Kabila. La bataille est ainsi engagée et ne permet pas encore d'imaginer son issue.

Néanmoins, il est important de noter que le vainqueur de la présidentielle du 28 novembre devra une fière chandelle à l'Est du pays.

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