10/11/2011 03:20:37
Feymania: Un couple camerounais pris la main dans le sac à Montréal
Un couple de Montréalais d'origine camerounaise fait face à des accusations criminelles pour avoir eu en sa possession de l'argent contrefait, communément appelé « black money », et tenté d'en avoir importé au Canada.
Agence QMI
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Un couple de Montréalais d'origine camerounaise fait face à des accusations criminelles pour avoir eu en sa possession de l'argent contrefait, communément appelé « black money », et tenté d'en avoir importé au Canada.

Lucien Kamgaing Kamdem, 37 ans, et sa conjointe, Nadège Faustine Noucbibem, 32 ans, ont formellement été accusés mardi et ils reviendront devant le tribunal le 30 novembre au palais de justice de Montréal.

L'enquête de l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC), menée en collaboration avec les autorités françaises et la Gendarmerie royale du Canada, a débuté au printemps, à la suite de l'interception d'un colis en provenance du Cameroun destiné au Canada via la France.

Le paquet renfermait 423 billets de banque contrefaits, en devises canadiennes.

Une arnaque complexe

Les enquêteurs de l'ASFC ont ensuite effectué une perquisition au domicile du destinataire. À cet endroit, ils ont découvert d'autres billets contrefaits en devises canadiennes, américaines et en euros. Des liasses de billets noirs et blancs ont également été saisies sur les lieux.

Selon l'enquête de l'ASFC, les articles saisis étaient « destinés à mettre à exécution une arnaque au “black money”. Les autorités évaluent la somme des biens saisis à plus de 170 000 $ ».

Ironiquement, les agents sont tombés sur place sur un article de journal titré « Attention aux escrocs au black money ».

Dans ce type d'escroquerie, les fraudeurs, souvent des Africains, disent à leurs victimes qu'ils ont noirci une importante somme d'argent afin de pouvoir la sortir du pays sans avoir de problèmes aux douanes.

Les malfaiteurs expliquent ensuite que pour redonner la couleur normale aux billets de banque, il suffit d'effectuer un procédé chimique. Pour mettre leurs victimes en confiance, les fraudeurs effectuent les manipulations chimiques devant elles.

Nombreuses victimes

Selon les autorités, il est effectivement possible de redonner la couleur originale à des billets de banque noircis. Mais ceux utilisés dans le cadre de la fraude au « black money » ne sont pas de vrais billets et ne changeront donc jamais de couleur.

Au cours des dernières années, de nombreuses personnes sont tombées dans le piège des fraudeurs utilisant ce type de stratagème, particulièrement au Canada et aux États-Unis.

L'année dernière, un honnête boulanger de Montréal est malheureusement tombé dans le panneau. Il a été floué de 250 000 $, au moment où il s'apprêtait à vendre sa boulangerie et prendre sa retraite.

Maxime Deland

NB: La titraille est de la rédaction de cameroonvoice

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