13/11/2011 03:41:47
AFP s'invite dans la campagne électorale en RDC (Vidéos)
Manipulation de l'information sur la campagne du candidat Etienne Tshisekedi: La Radio Okapi et l'AFP n'ont apparemment pas écouté le même discours que ce dernier a tenu à Kisangani le 11 novembre devant une foule de plusieurs dizaines de milliers de personnes.
Congoone/Cameroonvoice
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L'Agence France Presse (AFP) est entrée en campagne de la présidentielle congolaise du 28 novembre et à sa manière. Dans son viseur, Etienne Tshisekedi qui passe être la bête noire des Occidentaux et autres officines. En effet, selon la dépêche de son correspondant à Kisangani au Nord-est du pays, Étienne Tshisekedi aurait de nouveau appelé ses partisans à la violence lors de son meeting de campagne de ce vendredi 11 novembre au soir. Après la fausse affaire gonflée de toutes pièces de l'entrevue de la semaine dernière sur RLTV de Kinshasa aujourd'hui suspendue, l'on arrive à se demander à qui profite cette désinformation de l'AFP.
 
De l'ensemble du meeting de M. Tshisekedi devant une foule immense, le correspondant de l'AFP n'a trouvé que des bouts de phrases pour étayer sa mauvaise foi lorsqu'il accuse sans preuve le chef de l'opposition d'incitation à la violence. De celle du régime de Kabila contre les militants de l'opposition, de l'incarcération arbitraire des personnes dans les prisons du régime à Kinshasa et dans le reste des provinces pour lesquelles Tshisekedi réclame la libération immédiate; l'AFP ne dit mot. Radio Okapi qui possède un puissant réseau des correspondants dans tous les coins du pays faisait état pour sa part, de l'appel du même Tshisekedi aux congolais pour qu'ils cultivent l'amour de leur pays et le changement tant aspiré par tous.

Voici un tableau comparatif de la couverture des deux médias Radio Okapi et AFP sur cet évènement.

 Radio Okapi
 Agence France Presse
Titre : le candidat de l'UDPS, Etienne Tshisekedi appelle les Congolais à l'amour du pays  Titre : l'opposant Tshisekedi appelle à nouveau à la violence

Le président de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) et candidat à l'élection présidentielle, Etienne Tshisekedi, a appelé, vendredi 11 novembre au cours d'une conférence de presse à Kisangani, le Congolais à aimer son pays pour assurer son développement.

Selon Etienne Tshisekedi, le manque d'amour du Congolais pour son pays et pour ses compatriotes a fait tomber la RDC «plus bas que n'importe quel pays africain» durant cinquante et un ans.

Le président de l'UDPS a promis d'instaurer un «Etat de droit où tous les congolais sont gestionnaires du Congo», s'il est élu.

«Ma vision est que la démocratie c'est la cogestion du Congo par tous les Congolais. Pour que tous les Congolais réussissent à gérer le Congo, à le faire parvenir au plus haut du développement, il faut que le Congolais apprenne à aimer le Congolais et le Congo,» a-t-il affirmé.

Etienne Tshisekedi s'est adressé dans la soirée à la population de Kisangani devant la grande poste de la ville. Il doit se rendre samedi au Nord-Kivu.

Il est arrivé à Kisangani le jeudi 10 novembre en provenance d'Afrique du Sud après une tournée en Europe et en Amérique.

A sa descente d'avion, Etienne Tshisekedi a affirmé qu'il n'était pas venu battre campagne à Kisangani mais plutôt pour «enlever la peur dans la population pour qu'il n'y ait plus de dictature dans le pays».

 

AFP/Archives - Junior Kannah

L'opposant Etienne Tshisekedi, candidat à la présidentielle du 28 novembre en RD Congo, a réitéré vendredi des propos déjà tenus dimanche et unanimement condamnés, en appelant ses partisans à "casser" des prisons pour libérer des militants et à "terroriser" militaires et policiers.

"Je donne un ultimatum de 48 heures au gouvernement (du président Joseph) Kabila, pour libérer tous nos combattants en prison à Mbuji Mayi, Lubumbashi et à Kinshasa. Sinon, je demande à la base à Kinshasa (...) de se mobiliser et d'aller casser la prison de Makala (à Kinshasa) afin de libérer de force nos combattants arrêtés arbitrairement", a-t-il déclaré lors d'un meeting à Kisangani (nord-est), devant environ 5.000 personnes, a constaté un correspondant de l'AFP.

"Vous avez un pouvoir réel dans ce pays car la voix du peuple c'est la voix de Dieu. S'il arrivait que l'un de vous soit victime de tracasseries inutiles de la part d'un policier, d'un militaire ou de quelqu'un du PPRD (Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie, au pouvoir), mobilisez-vous et prenez-les et terrorisez-les. Même s'ils fuient dans leur camp, il faut les poursuivre", a-t-il ajouté dans un discours de près de deux heures en fin de journée, devant la Grande poste dans le centre-ville.

A plusieurs reprises lors de son discours qui s'est terminé dans l'obscurité vers 20H00 (18H00 GMT), la foule criait "Libérez ! Libérez! Libérez !".

Arrivé jeudi soir à Kisangani, le leader de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) avait déjà tenu des propos similaires dimanche dans une interview au téléphone depuis l'Afrique du sud où il se trouvait, diffusée à Kinshasa par une télévision d'opposition, qui a été coupée depuis par les autorités.
Il s'était également déclaré "président de la République".

A Kisangani, capitale de la Province orientale, M. Tshisekedi a donné jusqu'à samedi midi au ministre de la Communication et des Médias, Lambert Mende, pour "remettre le signal" de la télévision coupée. "Sinon, les combattants de base à Kinshasa qui me suivent, qu'il aillent au bureau de Mende (...) qu'ils le terrorisent très fort pour qu'il sache qu'au Congo les choses ont changé", a-t-il menacé.

"Vous verrez, il y aura un grand changement dans le pays, ils vous laisseront tranquilles dans vos souffrances, jusqu'au 7 décembre, quand je serai le chef de l'Etat pour développer le pays", a-t-il lancé. Les résultats provisoires de la présidentielle doivent être annoncés le 6 décembre.

A la fin du meeting, des jeunes se sont montrés menaçants envers des policiers en leur lançant: "Osez encore, vous allez voir !", a constaté le correspondant de l'AFP.

Après ses déclarations de dimanche, la Belgique, l'Union européenne, la France, la Grande-Bretagne et l'ONU mais aussi des ONG locales et l'église catholique congolaise avaient condamné les propos du leader de l'UDPS.

Elles avaient aussi exprimé leur inquiétude après des violences entre ses partisans et ceux de la majorité dans plusieurs villes du pays, qui ont émaillé la campagne électorale lancée le 28 octobre.
Ancien ministre et Premier ministre sous Mobutu, puis opposant historique à l'ex-dictateur zaïrois, Etienne Tshisekedi, 78 ans, est l'un des 11 candidats, avec Joseph Kabila, à la présidentielle du 28 novembre qui se tiendra en même temps que les législatives. Les deux scrutins sont à un tour.

Rentré au pays fin 2010 après trois ans d'exil médical notamment en Belgique, il avait boycotté les élections de 2006, les estimant entachées d'irrégularités.
Natif de la province du Kasaï Oriental (centre), il est pour la première fois candidat à la présidentielle.
Selon l'UDPS, M. Tshisekedi doit poursuivre sa campagne samedi à Isiro puis dans d'autres villes de l'est, notamment Goma. Il avait initialement été annoncé ce vendredi à Kinshasa.

 

 

 

Déclaration d'Etienne Tshisekedi à la presse le 11 novembre 2011 à Kisangani

Des dizaines de milliers de Congolais avant le discours d'Etienne Tshisekedi à Kisangani

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