14/11/2011 03:26:59
Cameroun : Qui tue ces journalistes?
Une fois encore et toujours de façon tragique, la presse camerounaise a perdu l’une des plumes restées impartiale et incorruptible dans un environnement camerounais envahi par des maitres chanteurs. Immédiatement, après ce décès brusque, les autorités ont ouvert une enquête pour déceler les réelles circonstances de cet accident plutôt banal.
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C’est dans la consternation que les camerounais ont appris au matin du 22 avril 2010 le décès  tragique de Ngota Ngota Cyrille Germain plus connu sous le nom de Bibi Ngota, alors qu’il était incarcéré à la prison centrale de Yaoundé pour une controversé affaire de détention de faux  documents confidentiels. Après sa mort, suite aux vives protestations des organisations de lutte pour la liberté de la presse, les autorités camerounaises ont par l’entremise du ministre de la communication fait connaitre à l’opinion que celui qui était le directeur de publication du journal « Cameroun Express » serait mort du V.I.H Sida, alors que de nombreux témoignages faisaient état de la torture de ce dernier avec ses coaccusés au sein de cet établissement pénitencier.

Trois mois après, alors que les journalistes camerounais tentaient difficilement d’oublier la mort suspecte de leur confrère Bibi Ngota, une autre valeur sûre de la presse Camerounaise perd lui aussi la vie  dans des circonstances tout aussi confuses. En effet, le lundi 12 juillet 2010, alors que Puis Njawe, fondateur et directeur de publication du quotidien « Le messager » était en séjour aux Etats-Unis pour une conférence organisé par des camerounais de la diaspora,  il est mortellement percuté par un camion, alors qu’il était avec un autre compatriote dans une voiture de marque Lexus de 1993 sur une autoroute américaine. En son temps, de nombreux observateurs, connaissant le franc parlé de Njawé, n’ont pas écarté l’hypothèse d’un assassinat masqué. Car, il faut dire que monsieur Puis Njawé reste jusqu’à ce jour le pionnier de la liberté de la presse au Cameroun. Pour en arriver, il payer très cher, avec de nombreuses agressions et plusieurs arrestations et détentions parfois arbitraires.

Ce 04 novembre 2011, la presse camerounaise a une fois encore dans des circonstances suspectes perdu l’une de ses plus grandes plumes. Au volant de son véhicule de marque Rav4 alors qu’il venait de Douala pour Yaoundé, Jules Koum Koum, le correspondant au Cameroun de Reporters sans frontière est lui aussi mortellement percuté par un camion à l’entrée sud de Yaoundé, au lieu dit Tradex Ahala. Une fois encore et toujours de façon tragique, la presse camerounaise a perdu l’une des plumes restées impartiale et incorruptible dans un environnement camerounais envahi par des maitres chanteurs. Immédiatement, après ce décès brusque, les autorités ont ouvert une enquête pour déceler les réelles circonstances de cet accident plutôt banal.

Seulement, tout comme Puis Njawé et Bibi Ngota, il n’est pas exclu que le jeune Jules Koum Koum ne soit lui aussi victime d’une agression masquée, surtout qu’il avait depuis quelques années fait du journalisme d’investigation sa spécialité. Et les résultats de ses enquêtes ne lui valaient pas seulement de la sympathie au sein du sérail camerounais.

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