14/11/2011 03:30:50
Nouveau septennat. Le silence suspect des mouvements de soutien Biya
La Presby, la Jachaby, le Cnjc et autres Jacsept sont restés de marbre au lendemain de « l’écrasante victoire » et la prestation de serment du champion du Rdpc.
Le Messager
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La Presby, la Jachaby, le Cnjc et autres Jacsept sont restés de marbre au lendemain de « l’écrasante victoire » et la prestation de serment du champion du Rdpc.

Indifférence ou signe de colère ? Nombre d’analystes du landerneau politique du septentrion se posent mille et une questions. Précisément sur le dédain des mouvements de soutien à Paul et Chantal Biya. La President Biya’s youth (Presby), la jeunesse active pour Chantal Biya (Jachaby), le Conseil national de la jeunesse du Cameroun (Cnjc) et la Jeunesse Arc-en-ciel du septentrion (Jacsept) en l’occurrence sont toujours en mode silence à travers le septentrion. Ce, malgré la vague de félicitions et les motions de soutien qui fusent de partout depuis la prestation de serment du champion du Rdpc. L’on a encore en mémoire la tournée nationale du Cnjc et les nombreuses fleurs faites à Paul Biya par la Presby, la Jachaby et la Jacsept.

En revanche, le jour de la proclamation des résultats du scrutin présidentiel par la Cour suprême, seuls le Rdpc et ses partis alliés (Undp et Andp) ont bruyamment déferlé dans les rues de Ngaoundéré, Garoua et Maroua. La marche à l’honneur de Paul Biya a été ponctuée ça et là par des mega-meetings, ainsi que des tournées de remerciement de quelques élites dans l’arrière-pays. Sur le site de la présidence de la République du Cameroun (www.prc.com), l’internaute a le choix entre plusieurs messages de félicitations : Hu Jintao, président de la République populaire de Chine, Blaise Compaoré du Burkina Faso, Abdoulaye Wade du Sénégal, Idriss Déby Itno du Tchad ou encore Nicolas Sarkozy, le président français.

Emmanuel Bonde interpellé 

Du coup le silence des jeunes laisse croire à un regain de colère. Le recrutement des 25 000 emplois dont les présélectionnés sont connus semble avoir déçu. Ainsi que l’affirme un membre influent du Cnjc qui requiert l’anonymat, « plusieurs leaders de ces associations, y compris le Cnjc, n’ont pas été retenus dans le cadre des 25 000 emplois décidés par le président. C’est la raison pour laquelle nous du Cnjc sommes en colère. Il a parlé du rajeunissement lors du 3e congrès ordinaire. Moi je ne vois  toujours pas de jeunes de moins de 35 ans au comité central du Rdpc. Deuxième élément de colère, les jeunes du Cnjc n’ont pas été invités à la cérémonie de prestation de serment du chef de l’Etat », dénonce-t-il

La même source informe que le bureau national du Cnjc s’est réuni les 4 et 5 novembre 2011 à Yaoundé. C’était pour plancher, notamment, sur la situation des jeunes « recalés », l’élaboration d’un message de félicitations au chef de l’Etat et l’organisation d’une conférence de presse. Il faut souligner que c’est le récent sit-in des handicapés à la primature qui a  provoqué ladite réunion de crise. Car au même titre que leurs pairs du Cnjc, les leaders d’associations des personnes handicapées dénoncent leur marginalisation. Ils accusent le ministre de la Fonction publique « de n’avoir pas respecté leur représentativité, pourtant la loi en vigueur au Cameroun prévoit cela». Selon François Kenfack, président d’association à Ngaoundéré interviewé par la chaîne de télévision à capitaux privés  Canal 2 International, la mesure édictée par le chef de l’Etat a été bafouée.

Résolutions

En tout état de cause, « le Cnjc ne tiendra pas de conférence de presse ni ne publiera son message de félicitations au chef de l’Etat réélu  tant que ce problème ne trouve pas de solution. Dans la mesure où le gouvernement a pris en compte leur dénonciation (celle des handicapés, ndlr) tout en promettant d’y apporter des solutions immédiates », indique notre informateur. Des indiscrétions glanées auprès de quelques leaders de la Presby dans le Nord révèlent que pour l’instant, aucun message de félicitations « n’est à l’ordre du jour ». Car, tente-t-on d’expliquer, les membres  n’auraient pas encore fini de faire le deuil du recrutement spécial dans la fonction publique.

Salomon KANKILI

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