15/11/2011 01:42:11
Opération Epervier. Douala: Ntonè Ntonè n'est pas aux arrêts
Annoncé comme enfermé, le premier magistrat de la ville de Douala est bel et bien en poste et n’aurait jamais été entendu par les forces de l’ordre.
Le Messager
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Annoncé comme enfermé, le premier magistrat de la ville de Douala est bel et bien en poste et n’aurait jamais été entendu par les forces de l’ordre.

Depuis le mois de septembre 2011, le délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Douala est cité comme un potentiel client de l’Opération Epervier. Tantôt annoncé en cellule à la légion de gendarmerie, tantôt à la délégation régionale de la Sûreté nationale pour le Littoral quand ce n’est à la Spéciale XVIII de New-Bell. Fritz Ntonè Ntonè est bel et bien en poste et n’aurait jamais été inquiété, si l’on s’en tient aux déclarations aussi bien de ses proches que des forces de l’ordre. Hier lundi 14 novembre 2011, la rumeur annonçait que le délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Douala aurait été entendu par les fins limiers de la police judiciaire (Pj), et que son passeport lui aurait été également retiré. Information que dément un officier de police à la division régionale de la Pj-Littoral, «Sauf erreur de ma part, le délégué du gouvernement n’a jamais été entendu dans nos services. C’est une fausse alerte à laquelle nous sommes habitués».

Rencontré après plusieurs tentatives dans la salle rectangulaire de réception, Fritz Ntonè Ntonè se veut sérein. «Je n’ai aucun démenti à faire, mais j’invite les habitants de Douala à ouvrir les yeux». Examinant les dossiers portés à son appréciation et répondant à quelques coups de fil, le délégué du gouvernement demande à être jugé à travers les actes qu’il pose. «Douala est un grand malade qu’il faut soigner et je le ferai, n’en déplaise à quelques détracteurs. Si je refuse d’occuper la scène pour me justifier, c’est disperser mes énergies».

A l’hôtel de ville, un responsable se veut précis. «Le délégué est au travail depuis ce matin. Je ne sais donc pas à quel moment il s’est rendu à la police judiciaire... S’il avait été entendu pour sa gestion de la communauté urbaine, nous serions au courant. Ce sont de fausses rumeurs». Nommé par décret n° 2006/306 du 22 septembre 2006 et installé quelques jours plus tôt, Fritz Ntonè Ntonè entend achever les grands chantiers de développement de la ville. Pour le bien des populations.

Focal. Guerre de succession: La tête du délégué mise à prix

De sources introduites à la communauté urbaine de Douala, cette campagne de sabotage a des relents de guerre de succession quand ce n’est une guéguerre de positionnement. «Après cinq ans à l’hôtel de ville, certaines personnes pensent qu’il est temps pour lui de passer la main alors qu’il y abat un travail de titan. Ce sont ces travaux d’Hercule qui ont rendu la ville belle. Ces personnes multiplient des stratagèmes en jetant des peaux de banane sur sa voie». Certains noms sont avancés comme responsables de cette cabale. Dont un ex-délégué du gouvernement, un ex-collaborateur remercié, un président de section et des responsables de base du Rdpc, un maire en activité, un ex-concessionnaire d’un marché de la périphérie, des opérateurs économiques et des riverains déguerpis. «Ce sont les ennemis du progrès qui tentent de salir son image en colportant des fausses nouvelles. S’il est coupable-ce dont j’en doute fort-, il sera arrêté mais qu’on le laisse faire son travail. Ses œuvres parlent d’elles-mêmes». En attendant la réaction des chefs supérieurs par leur sempiternel appel au calme, les jours se suivent et se ressemblent à la communauté urbaine de Douala.

Etame Kouoh

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