15/11/2011 01:48:37
Blolequin.Les FRCI sévissent: 4 blessés graves, 11 personnes enlevées
Les éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire ont encore frappé dans l’ouest du pays où ils sévissent au vu et au su des autorités, en toute tranquillité, sans qu’ils ne soient inquiétés. Et cette fois-ci, c’est le village de Yoya, situé à 4 km de Blolequin dans la région du Moyen-Cavally qui a fait les frais des humeurs des hommes du général Soumaila Bakayoko
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Les éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire ont encore frappé dans l’ouest du pays où ils sévissent au vu et au su des autorités, en toute tranquillité, sans qu’ils ne soient inquiétés. Et cette fois-ci, c’est le village de Yoya, situé à 4 km de Blolequin dans la région du Moyen-Cavally qui a fait les frais des humeurs des hommes du général Soumaila Bakayoko, chef d’état major général des Frci. En effet, dans la nuit du vendredi 11 au samedi 12 novembre 2011, entre 2 heures et 4 heures du matin, alors que se déroulaient dans le village de Yoya les funérailles de Dame Ouli Marguerite, une descente musclée des hommes en armes en poste à Blolequin va s’abattre sur les populations endeuillées ; perturbant la veillée funéraire.

Les populations seront sévèrement et copieusement bastonnées par les Frci. Et comme si cela ne suffisait pas, après leur forfait dans le village, et pour faire boire le calice jusqu’à la lie aux habitants du village du député Pdci et encore candidate Oulaï Madeleine, les soldats vont dresser un «corridor express» entre le village et la ville. Tous ceux qui ont eu la malchance de s’aventurer sur cette voie ont été arrêtés, déshabillés et dépouillés de tous leurs biens. Bilan : 4 personnes grièvement blessés (l’un d’entre eux a été poignardé) et 11 personnes arrêtées.

Les blessés ont été transportés à l’hôpital de Blolequin pour y recevoir des soins. Finalement, trois des blessés ont regagné leur domicile samedi, quand le quatrième, dans un état critique et ne pouvant se tenir sur ses jambes, est toujours hospitalisé. Concernant les personnes arrêtées, elles ont également été relâchées après que les populations Guéré ont manifesté bruyamment pour réclamer leur libération. A l’origine de cette énième attaque, une affaire de femme qui aurait mal tourné.

En tout état de cause, les éléments Frci de la ville peuvent continuer de brimer les populations sans être inquiétés et avec assurance même. Leur chef, le lieutenant «Zoulou» affirme devant qui veut l’entendre que ses éléments et lui ne risquent rien car il est le frère (le cousin en réalité) du chef d’état-major particulier d’Alassane Ouattara, le général Michel Gueu. Sur les quelque 400 soldats Frci présents à Blolequin, 398 sont des Yacouba. Et selon toute vraisemblance, ils ont décidé de faire payer aux populations Guéré leur soutien indéfectible à l’ex-camp présidentiel. C’est comme ça en tout cas ces populations en détresse perçoivent le calvaire qu’elles vivent au quotidien depuis la chute du président Laurent Gbagbo. Comble de ridicule, Dominique Ouattara séjournait dans la ville hier dimanche parce que la guerre serait finie et qu’il est question de réconciliation nationale. Alors qu’en réalité, les populations autochtones continuent de souffrir le martyr des hommes en armes qui ont pris en otage l’ouest du pays.

Benjamin Silué

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