16/11/2011 02:44:54
Positionnement. Ndam Njoya n'exclut pas d'entrer au gouvernement
Le président de l’Union démocratique du Cameroun (Udc) a indiqué qu’il dirait oui ou non en fonction de l’offre
Le Messager
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Le président de l’Union démocratique du Cameroun (Udc) a indiqué qu’il dirait oui ou non en fonction de l’offre

Au cours de la conférence de presse inaugurant sa nouvelle formule de communication politique le 15 novembre 2011, le président de l’Union démocratique du Cameroun (Udc) a indiqué qu’il dirait oui ou non pour une entrée au prochain gouvernement en fonction de l’offre.

Il a fallu que les journalistes rabâchent pour dissiper la brume qui entourait le propos d’Adamou Ndam Njoya quant à sa participation au gouvernement des «grandes réalisations ». Tant le « chantre » de l’éthique  dans la fin des années 1970 a voulu orienter sa première sortie médiatique post 9 octobre 2011 vers l’aggiornamento, nécessaire selon lui, des trois piliers de la vie publique au Cameroun que sont les partis politiques, la  société civile et les médias. Mais la question est revenue telle une ritournelle ce 15 novembre 2011 au siège de l’Udc à Yaoundé : « Maintenant que Paul Biya a annoncé un gouvernement d’ouverture, l’Udc y prendra part ? ».  La réponse est restée quasi invariable : « notre objectif n’est pas d’entrer au gouvernement, mais de faire des propositions dans le sens d’améliorer la situation sociale au Cameroun ». C’est du moins, le contexte dans lequel ce parti veut placer la sortie médiatique de son président.

Ce n’est pas que l’Udc se dérobe ainsi devant une des missions principales d’un parti politique : celui d’accéder à la gestion des affaires en se positionnant pour l’avenir  plutôt comme force de proposition essentiellement. Loin s’en faut. Le parti d’Adamou Ndam Njoya estime que tout dépend de l’offre qu’on lui fera. Mais la réponse est difficilement cernée par les journalistes venus participer aux « Journées républicaines des réflexions et d’échanges ». Et pour ce faire la question est formulée autrement. Laissant ainsi fuser d’autres questions de journalistes : « si l’Udc est approchée pour une entrée éventuelle au gouvernement est-ce qu’elle dira oui ou non ? » Entend-t-on dans la salle. « Si nous sommes approchés, nous pourrons dire oui ou nous pourrons dire non. Lorsqu’on m’aura contacté, je vais écouter. Je dirai oui ou non et je reviendrai ici vous dire si j’ai dit oui ou non », se contente de livrer en guise de réponse, le président de l’Udc.

Malgré ces « précisions », quelques journalistes restent sur leur faim. Et une autre formulation de la question est aussitôt faite. Cette autre porte sur les propositions que trouverait satisfaisantes l’Udc pour une participation au tout premier gouvernement des « Grandes réalisations ». Sur ce point, l’Udc estime ne pas avoir de conditions particulières à poser. Ce d’autant que l’appareil dirigeant du parti pense qu’on peut rendre service autrement manière que d’entrer au gouvernement.

Pour le reste, Adamou Ndam Njoya, classé quatrième par la Cour suprême, a laissé croire qu’au-delà d’un poste de ministre, il avait d’autres chantiers. Et donc que ses collaborateurs, plus jeunes que lui,  pouvaient profiter de toutes les opportunités politiques qui s’offrent à eux. Aussi, le président de l’Udc a tenu à garder entier le mystère sur la possibilité de cohabitation gouvernementale avec  le Rdpc au pouvoir. Ce, en assurant en filigrane, l’opinion publique qu’il n’exclut rien.

Rodrigue N. TONGUE

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