27/07/2009 14:53:52
Diaspora camerounaise : Les promesses de Paul Biya
L'examen de la question du droit de vote et de la double nationalité annoncé par le chef de l'Etat au cours de sa rencontre avec ses compatriotes.
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Les membres de la section Rdpc de France Nord lors de leur passage à Yaoundé il y a deux semaines parlaient de cette rencontre avec le président de la République comme d'une "première depuis plus de 25 ans". Un rendez-vous qui avait finalement été obtenu comme ils l'indiquaient eux-mêmes de "haute lutte" et qui a eu lieu vendredi dernier au Pavillon Dauphine à Paris entre Paul Biya et des membres de la colonie camerounaise en France. Il aura été question au cours de cette soirée, dont l'essentiel se sera limité à la communication du chef de l'Etat, du processus démocratique au Cameroun pour lequel Paul Biya indique notamment que "depuis 20 ans, notre principale préoccupation a été de conduire le pays sur le chemin de la démocratie ", même s'il reconnaît par ailleurs que " tout n'est pas parfait... il faut corriger les insuffisances ". Le chef de l'Etat camerounais a en outre fait allusion à la crise financière internationale qui frappe le système économique mondial, une crise qui, bien qu'ayant " brouillé nos prévisions de croissance " n'a pas selon le président de la République, touché les " fondamentaux de notre économie ".

Il a par ailleurs été question de l' "Opération Epervier " pour laquelle Paul Biya a notamment indiqué que "nous entendons continuer et persévérer sans faiblesse " dans le but de "décourager les atteintes à la fortune publique ". Mais l'attention des Camerounais résidant en France autant que ceux des autres pays à travers le monde portait sur deux doléances maintes exprimées, à savoir le droit de vote pour les Camerounais de l'étranger et le problème de la double nationalité jusque-là interdite par les lois camerounaises. Des problèmes pour lesquels Paul Biya a promis un examen urgent en vue de permettre notamment pour ce qui est du vote, de permettre à ces Camerounais "de prendre part aux prochains scrutins électoraux" à organiser au Cameroun. Il y aura eu au passage quelques flèches en direction de ces organisations de Camerounais de la diaspora qui ne l'ont pas particulièrement ménagées au cours de ce déplacement en France. Des personnes que M. Biya qualifie de " concitoyens qui ternissent l'image de notre pays sous divers prétextes… ".

Mais la dernière phase de la visite du chef de l'Etat en France aura été marquée par les nombreuses audiences accordées samedi dernier. Huit au total et réservées en majorité à des personnalités du monde de l'économie au rang desquels l'on peut citer Jean Michel Debrat, le directeur général de l'Agence française de développement (Afd) qui devrait intervenir avec d'autres groupes financiers internationaux à Lom Pangar et pour la construction d'un second pont sur le Wouri, Zéphirin Diabré le président du groupe Areva pour la région Afrique et Moyen Orient (une société spécialisée dans l'exploitation de l'uranium), Alexandre Vilgrain le Pdg du groupe Somdiaa, la maison mère de Sosucam ou encore Jean Paul Forteville dont la société œuvre dans le secteur des postes, au moment où ce secteur bat de l'aile au Cameroun. Au rang de ces audiences, l'on peut signaler celle accordée à Georges Serre, l'ancien ambassadeur de France au Cameroun actuellement en poste au ministère des Affaires étrangères à Paris.

Jean Francis Belibi

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