30/11/2011 12:00:09
Qu'espèrent ceux qui ont organisé ce transfèrement à la sauvette ?
Nous invitons tout le monde à prendre vraiment la mesure de ce qui nous arrive. C’est donc le lieu d’appeler une fois de plus au rassemblement pour aller à l’essentiel. Tenons-nous les mains ! C’est dans la discipline et dans le respect de l’autre que nous serons forts et efficaces...
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Hier, - 29 novembre 2011 soit un an et un jour après le deuxième tour des élections présidentielles en Côte d’Ivoire -, le Président Laurent GBAGBO enlevé avec des méthodes terroristes et brutales par ceux-là mêmes qui disent être soucieux du respect du droit international, a été transféré à la Haye. Rappelons que Laurent GBAGBO a été déclaré vainqueur par le Conseil constitutionnel de son pays et investi le 4 décembre 2010.

En emmenant le Président GBAGBO à la CPI comme un vulgaire délinquant, avec des chefs d’inculpation qui nient les réalités ivoiriennes, le diktat des Grands de ce monde oublie ce que représente réellement Laurent GBAGBO pour son peuple et pour l’Afrique. Nous devons à ce propos signaler que ce Grand homme est celui qui a lutté par des méthodes pacifiques et légales pour l’instauration du multipartisme en Côte d’Ivoire ; c’est celui qui a voulu d’une commission électorale véritablement indépendante ; c’est celui qui veut que les ressources de son pays servent à son développement pour endiguer l’émigration intempestive des jeunes ; c’est celui qui veut que le peuple soit consulté pour la prise de grandes décisions ; c’est celui qui refuse le diktat des forces impérialistes ; c’est celui qui a demandé le recomptage des voix pour observer la démocratie ; mais aussi c’est celui qui a fait rentrer en Côte d’Ivoire en 2001, Henri Konan Bédié et Alassane Dramane Ouattara, alors exilés l’un par l’autre ; …

Ceux qui veulent à tout prix faire la volonté des peuples tente d’occulter complètement le fond du problème. La crise en Côte d’Ivoire n’est pas une réalité spontanée. Elle est née d’une tentative de coup d’Etat, le 19 septembre 2002. Qu’espèrent ceux qui ont organisé ce transfèrement à la sauvette ? Est-ce à dire qu’ils endossent complètement le coup d’Etat qu’ils ont perpétré en Côte d’Ivoire ? Pensent-ils ainsi pouvoir déstabiliser les démocrates ivoiriens et autres militants   anticolonialistes ? Cette attitude des autorités ivoiriennes actuelles et leurs parrains montrent que la Communauté internationale persiste dans le déni du droit international et des bases élémentaires des droits de l’Homme.

Le Président GBAGBO ne mérite pas d’être à la CPI et il ne devait donc pas y être transféré. Mais ceux qui veulent faire le monde en ont décidé autrement. Il est sans conteste que cela ajoute à la consternation et à la révolte.
Cependant, chers Ivoiriens, chers démocrates d’horizons divers, chers anticolonialistes authentiques, ce n’est pas le moment de pleurer. Nous devons prendre acte et mesurer la teneur de la bataille à livrer, dans ses différentes dimensions. Nous ne voulions pas de la Haye. Mais la CPI nous a été imposée au mépris des règles élémentaires du droit. Le droit des Africains et d’autres démocrates vient encore d’être bafoué. Le politique vient ainsi d’accomplir une autre instrumentalisation de l’ONU. Mais le Président n’est plus en même temps entre les griffes des barbares.

C’est à tous les Ivoiriens et à tous les indignés de faire en sorte que le pan juridique de l’ONU fonctionne pleinement et dans la sérénité. Chers parents, chers compatriotes, à tous ceux qui sont meurtris et à tous les indignés, il est plus que temps de se mobiliser davantage et se mettre dans les rangs qui nous renforcent afin de se donner les moyens de nous défendre contre cette injustice, cette première au monde qui ne doit pas être un exemple.

Nous invitons tout le monde à prendre vraiment la mesure de ce qui nous arrive. C’est donc le lieu d’appeler une fois de plus au rassemblement pour aller à l’essentiel. Tenons-nous les mains ! C’est dans la discipline et dans le respect de l’autre que nous serons forts et efficaces. Nous aurons ainsi la force qui convient pour retourner cette situation vers la normale. Car le
Président GBAGBO n’est pas un criminel. L’armée de la Côte d’Ivoire dont il est le Président légitime a seulement voulu se défendre contre les terroristes de OUATTARA, de SARKOZY, de OBAMA et de l’ONU, que sont Guillaume SORO et ses chefs de guerre. En nous donnant les moyens de nous défendre contre la CPI, l’histoire réhabilitera Laurent GBAGBO et ceux
qui méritent d’être transférés à la Haye y partiront.

Fait à Paris, le 30 novembre 2011
Le Représentant Adjoint du Porte-parole, Chargé de la
coordination des actions avec les différentes structures
politiques, associatives et administratives, Zone
Europe/Amérique
Claude KOUDOU

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