05/12/2011 13:54:31
Laurent GBAGBO la CPI: et le Droit s'inclina devant les pots de vin !
Selon les sources officielles, le Président Laurent GBAGBO est déporté à la Haye parce qu’il aurait commis des crimes contre l’humanité.
TEXTE  TAILLE
Augmenter la taille
Diminuer la taille

Selon les sources officielles, le Président Laurent GBAGBO est déporté à la Haye parce qu’il aurait commis des crimes contre l’humanité.
 
Pour ceux qui connaissent l’histoire de la Côte d’Ivoire et qui ont de l’honnêteté morale, il reste très difficile de décrire exactement ce en quoi ont consisté les crimes commis par Laurent GBAGBO.
 
En tant que Chef suprême de l’Armée ivoirienne, au plus fort de la crise post électorale, Laurent GBAGBO s’est exprimé par la bouche de ses officiers supérieurs. Il a appelé les militaires à ne pas combattre.
 
Les jeunes épris de justice et de liberté comme le Commandant Abéhi et le Major Konan Boniface et leurs hommes ont combattu pour l’honneur de la Patrie. A la fin, Laurent GBAGBO les a chassés de la Résidence des Chefs d’Etat, il a refusé d’être mis en lieu sûr par ces combattants d’élite et a demandé à feu le Ministre Désiré Tagro de dire à Jean Marc Simon, l’Ambassadeur de la France qui campait devant le portail de GBAGBO Laurent de donner l’ordre à l’armée française et aux forces de l’ONUCI d’arrêter de bombarder sa résidence afin que le débat politique s’ouvre.
 
Du stricte point de vue du droit, personne ne peut prouver que Laurent GBAGBO a donné des ordres pour un combat armé. Mieux, il est évident qu’il aurait été désobéi par certains jeunes officiers des corps d’élite qui savaient qu’ils avaient la capacité de vaincre l’ennemi si le Président GBAGBO acceptait d’être mis en lieu sûr afin de leur permettre de combattre en situation de mobilité.
 
Durant cette crise post électorale, la position officielle de Laurent GBAGBO est restée constante : le recomptage des voix et la main tendue à Ouattara pour un dialogue franc autour des résultats desdites élections.
 
Mais en lieu et place du dialogue et du recomptage des voix, Ouattara a recruté des mercenaires libériens qu’il avait déjà utilisés pour créer le MJP et le MPIGO en 2002. Il a recruté des mercenaires nigérians, sénégalais, togolais et tous les militaires commandos du Burkina Faso dont les véhicules de guerre avaient envahi les rues d’Abidjan pour laisser ensuite leurs corps joncher aussi les mêmes rues. A ceux-là, s’ajoutaient les légionnaires français, les contingents de l’ONUCI aux ordres du général togolais Gnakoudè Béréna qui aura servi comme colonel au Rwanda dans le contingent onusien qui laissa perpétrer le génocide rwandais de 1994.
 
Comme on le voit, il est quasiment impossible de reprocher des crimes de sang à un homme qui a demandé à son Armée de ne pas combattre, de ne pas utiliser les armes disponibles pour défendre le pays et qui de surcroît proposait un simple recomptage des voix et un dialogue pour sortir de la crise post électorale.
 
A un tel homme, seuls des crimes contre l’humanité d’un genre nouveau, spécialement définis comme tels par des individus à la moralité lugubre, mus par les pots de vins et la corruption, peuvent être reprochés. Et la dernière sortie du sulfureux Soro Guillaume nous situe enfin.
 
Alors pour les crimes contre l’humanité commis par Laurent GBAGO il faut noter ce qui suit :
-          le refus de reconnaître Ouattara comme chef d’Etat de Côte d’Ivoire : c’est ce que Soro Guillaume appelle refuser la main tendue de Ouattara ;
-          le refus du FPI (Front Populaire Ivoirien), le parti dont Laurent GBAGBO est membre fondateur et qu’il dirigea jusqu’à son accession au pouvoir en 2000, d’entrer dans le gouvernement illégitime de Ouattara ;
-          le refus du même FPI de participer aux élections législatives organisées par un régime d’imposture dictatoriale.

 
Voici donc les crimes qui sont reprochés en réalité à Laurent GBAGBO par Louis Moreno Ocampo, Procureur à la Cour Pénale Internationale sur recommandation de Dramane Ouattara.
 
Les juristes nous enseignent qu’un fait ne peut être défini sur le plan pénal comme étant un crime ou un délit que si une loi pénale lui en donne une telle définition. C’est un principe fondamental du droit pénal international.
 
Pour l’heure, ma petite culture d’intellectuel et de journaliste ne m’a pas encore permis de découvrir ce dispositif légal national ou international qui considère les faits reprochés par le camp Ouattara à GBAGBO Laurent comme des crimes contre l’humanité.
 
Mais le fait est là : en l’absence de lois, Laurent GBAGBO a bel et bien été envoyé à la Cour Pénale Internationale sans aucune enquête préliminaire.
 
Alors, je suis en droit de prendre au sérieux la définition du crime contre l’humanité donnée par Soro Guillaume. Et je me dis, l’erreur est humaine ; peut-être que les reproches politiques qui sont faits à GBAGBO Laurent par le camp Ouattara, sont désormais qualifiés de crimes contre l’humanité.
 
Mais mon ignorance soulève un questionnement très important : comment doit-on qualifier pénalement le massacre de plus de 2000 civils de l’ethnie Guéré dans l’ouest de la Côte d’Ivoire pendant la crise post électorale par les mercenaires de Ouattara ? Comment doit-on qualifier pénalement le massacre de plus de 3000 civils à Abidjan par les hommes de Ouattara et la France avant et après la déportation de Laurent GBAGBO à Korhgo dans le Nord de la Côte d’Ivoire ? Comment doit-on qualifier le massacre de plus de 10000 civils entre 2002 et 2004 par le MPCI, la rébellion armée créée par Ouattara et dirigée par Soro Guillaume, cette rébellion aujourd’hui baptisée FRCI par un décret illégal signé par Ouattara alors cloîtré au Golf Hôtel ?
 
Apparemment, il n’y a aucune qualification pénale pour ce genre de massacres dès lors qu’ils sont commis pour protéger les intérêts français et occidentaux. Ce sont de simples accidents de l’histoire. Ces civils tués gratuitement étaient au mauvais moment, au mauvais endroit et appartenaient au mauvais bord politique. Que leurs âmes reposent en paix.
 
Du coup je suis conforté à l’idée que le Camp Ouattara et Louis Moreno Ocampo ont passé un marché sur la tête de Laurent GBAGBO ; bien sûr sous le regard vigilant de la France commanditaire du malheur de la Côte d’Ivoire.
 
Sur ce coup, ne nous embarrassons pas d’euphémisme. Tout ce marché de la honte pue le pot de vin, la corruption à coup de millions de dollars et plusieurs transferts télégraphiques de fonds vers les paradis fiscaux.
 
Le reste, la suite, les conséquences, la France et l’ONU s’en chargeront.
 
Mais croyez-moi, toute puissance militaire, nucléaire ou diplomatique n’est que feu de paille devant notre détermination. Faisons place au Temps et à l’Histoire dans le Temps ! Et vous verrez puis vous comprendrez.
 
 
A Très bientôt.
                                                     
Hassane Magued

Publicité
Publicité

comments powered by Disqus
Publicité
Autres actualités
Plus populaires

PUBLICITE