08/12/2011 03:32:33
Terrorisme. L'Afrique centrale demande l'appui de l'Unoca
Selon les experts réunis à Bangui du 5 au 7 décembre 2011, il faudrait une stratégie globale pour combattre ce facteur potentiel redoutable de l’insécurité.
Le Messager
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Selon les experts réunis à Bangui du 5 au 7 décembre 2011, il faudrait une stratégie globale pour combattre ce facteur potentiel redoutable de l’insécurité.
 
Présidé par Ovidio Pequeno, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire auprès des Usa et Représentant permanent de Sao Tome et Principe auprès des Nations unies , les travaux de la 33e réunion des experts du Comité consultatif permanent des Nations unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale (Unsac) se sont tenus à Bangui, en République Centrafricaine du 5 au 7 décembre 2011. Au cours de la cérémonie officielle, Bernard Bonda, directeur de cabinet du ministre des Affaires étrangères et des Centrafricains de l’étranger, a plaidé pour que le bureau régional des Nations unies pour l’Afrique centrale (Unoca) apporte un appui aux Etats d’Afrique centrale en vue de la mise en place d’une stratégie globale antiterroriste. Lors de la 32e Réunion à Sao Tomé et Principe en mars 2011, l’Angola, le Burundi et le Rwanda avaient exprimé de vives inquiétudes par rapport aux menaces terroristes. Celles-ci devraient donc être prises très au sérieux, étant donné qu’elles constituent « un des facteurs potentiels redoutables de l’insécurité » en Afrique centrale.

Aussi le diplomate centrafricain a invité les participants et la communauté internationale à accorder une attention particulière au cas de l’Armée de résistance du Seigneur (Lra), groupe terroriste qui cause des dégâts affolants en Ouganda, au Sud Soudan, en Rdc et en Rca. Il a également mis l’accent sur la nécessité de « bâtir une approche cohérente, équilibrée et intégrée qui prenne en compte tous les facteurs de menace à la sécurité humaine et des institutions de nos Etats ». Une vision développée par Abou Moussa. Le représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique centrale et chef du Bureau régional des Nations unies pour l’Afrique centrale (Unoca) a par ailleurs lancé un appel au renforcement de la coopération régionale dans la lutte contre l’insécurité dans nos pays. « Les défis de diplomatie préventive qui interpellent l’Afrique centrale aujourd’hui sont nombreux et multiformes. Ces défis ne pourront trouver de solution durable que dans un cadre concerté et coordonné entre toutes les parties impliquées », a-t-il souligné avant de préciser que dans le cadre de sa nouvelle mission de Secrétariat du Comité consultatif, « Unoca ne ménagera aucun effort pour la réalisation de notre aspiration […] partagée d’une Afrique centrale en sécurité, en paix et stable »

Entre autres sujets examinés par ces experts venus de l’Angola, du Burundi, du Cameroun, de la République Centrafricaine, du Congo, du Gabon, de la Guinée Equatoriale, de la République démocratique du Congo, du Rwanda, de Sao Tomé et Principe et du Tchad, l’impact du changement climatique et de l’exploitation illégale des ressources naturelles sur la paix et la sécurité en Afrique centrale, la promotion du désarmement et des programmes de limitation des armements, etc. L’Union africaine, la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale, le bureau intégré des Nations unies pour la consolidation de la paix en Centrafrique, le Centre pour les droits de l’Homme et la Démocratie en Afrique centrale, le Centre régional de l’Onu pour la paix et le désarmement en Afrique…apportent leurs contributions aux débats en tant qu’observateurs. Les dossiers ainsi apprêtés par le comité des experts seront examinés par les ministres des Affaires étrangères lors de leur 33e Réunion du 8 au 9 décembre au palais de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac).

Nadège Christelle BOWA

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