12/12/2011 03:15:40
Notre histoire prend l'eau! Il est temps de proposer! Aux armes citoyens!
Pouvons-nous un temps, juste un temps lire notre hymne national et le comparer à celui de la Côte d’Ivoire et du Congo ? Je refuse de faire œuvre d’historien parce qu’assez rapidement vous crierez d’une seule voix au scandale et à la supercherie alors tenez voici les trois textes pour vous !
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Ces paroles sont prononcées non par moi mais par l’ancien tennisman Yannick Noah pour proposer un monde meilleur pour demain. Ce monde pour demain est devant notre porte, je veux dire devant la porte de chaque camerounais. Depuis le réaménagement gouvernemental ma boite courriel et mon répondeur téléphonique explosent ! Tout le monde veut savoir ce que j’en pense ! Personne ne me demande ce que je propose et surtout personne ne me fait de proposition ! En fait la capacité à prendre position, nous avons appris à aller la chercher chez le voisin puisque c’est toujours dans ce jardin là que l’herbe est la plus verte et la plus fraîche pour nourrir les bêtes.

Pourquoi chacun de nous ne peut pas s’appliquer à lui-même cette belle strophe pensée pour les autres et qui s’appliquerait bien à nous tous ?

Puisqu'il faut changer les choses
Aux arbres citoyens !
Il est grand temps qu'on propose
Un monde pour demain !





Ainsi nous cesserons de marcher à la marge de notre propre histoire sans d’ailleurs réaliser que nous y sommes absents ? La critique stérile et le ricanement bête en moins ? Nous recevrons moins des vidéos et de photos des pauvres filles paumées du Cameroun à poil sur facebook et des commentaires désobligeants sur twitter. Nous ne recevrons plus à longueur de journée des vidéos de mauvaise qualité de nos artistes qui font l’apologie du ventre et du bas ventre et nous n’aurons plus une floraison des sites au nom aussi idiot comme le kongossa du camer !

Je sais pourquoi je voudrais vous le confier sans être certain d’ailleurs que vous soyez disposés à m’écouter avant que vous ne fassiez pleuvoir sur moi un déluge d’insulte à la camerounaise. Mais pouvons-nous un temps, juste un temps lire notre hymne national et le comparer à celui de la Côte d’Ivoire et du Congo ? Je refuse de faire œuvre d’historien parce qu’assez rapidement vous crierez d’une seule voix au scandale et à la supercherie alors tenez voici les trois textes pour vous !

L’Abidjanaise est le titre de l’hymne du pays des Eléphants

Salut ô terre d’espérance,

Pays de l’hospitalité,

Tes légions remplies de vaillance

Ont relevé ta dignité

Tes fils chère Côte d’Ivoire,

Fiers artisans de ta grandeur

Tous rassemblés pour ta grandeur

Tous rassemblés pour ta gloire,

Te bâtiront dans le bonheur


 

Refrain

Fiers Ivoirien le pays nous appelle,

Si nous avons dans la paix ramené la liberté,

Notre devoir sera d’être un modèle

De l’espérance promise à l’humanité

En forgeant unis dans la foi nouvelle

La patrie de la vraie fraternité


Alors comprenons-nous à présent l’opiniâtreté avec laquelle les ivoiriens défendent leur liberté chèrement acquise à travers ce texte de Mathieu Ekra sur la musique de l’Abbé Pierre Marie Pango ? Ils construisent jour après jour « la grandeur » de leur pays et se rassemblent tous depuis le nord jusqu’au sud pour sa gloire même si certains sont convaincu qu’ils ne verront pas de leurs yeux le « bonheur » chanté.  Alors nous pouvons comprendre que Calixte Beyala la romancière camerounaise sur son Twitter et relayé dans sa page Facebook n’avoir jamais vu un peuple aussi résistant ! Normal ! Elle n’a pas appris à chanter l’Abidjanaise.

Et le Congo alors ? Celui de Lumumba immortalisé par Aimé Césaire. Le Jésuite Simon-Pierre Boka en 1960 à contemplant le fleuve Congo dans son silence princier a proposé ce magnifique texte en deux couplets. Le peuple congolais avec ses 11 provinces et bientôt 26, depuis le Bandundu jusq’au Sud-Kivu a épousé ces paroles au point d’en faire corps avec.

Debout Kongolais,
Unis par le sort,
Unis dans l'effort pour l'indépendance,
Dressons nos fronts longtemps courbés
Et pour de bon prenons le plus bel élan, dans la paix,
O peuple ardent, par le labeur, nous bâtirons un pays plus beau qu'avant, dans la paix.


Citoyens, entonnez l'hymne sacré de votre solidarité,
Fièrement, saluez l'emblème d'or de votre souveraineté, Kongo.

Don béni, (Kongo) des aïeux (Kongo),
O pays (Kongo) bien aimé (Kongo),
Nous peuplerons ton sol et nous assurerons ta grandeur.
(Trente juin) O doux soleil (trente juin) de trente juin,
(Jour sacré) Sois le témoin (jour sacré) de l'immortel serment de liberté
Que nous léguons à notre postérité pour toujours.


Ce pays est fabuleux avec ses différents musiciens car comme Yannick Noah avec ses Arbres aux Citoyens ont fait de ce chant-poème un véritable soukouss qui se danse dans les différents bars et gargotes du pays. Rien de surprenant donc que ce peuple aujourd’hui résiste aujourd’hui à ce qu’elle considère comme une imposture électorale et surtout à complot de l’Occident de lui imposer encore Kabila comme président.

Enfin l’hymne du Cameroun

O Cameroun berceau de nos ancêtres,
Va debout et jaloux de ta liberté,
Comme un soleil ton drapeau fier doit être,
Un symbole ardent de foi et d'unité,

Que tous tes enfants du Nord et Sud,
De l'Est à l'Ouest soit tout amour,
Te servir que ce soit le seul but,
Pour remplir leur devoir toujours ;

Refrain

Chère Patrie, Terre chérie,
Tu es notre seul et vrai bonheur,
Notre joie, notre vie,
En toi l'amour et le grand honneur


Il est le produit de l’imagination d’un jeune groupe d’élèves Samuel Mimko Bamba, Moïse Nyatte Nko’o avec la musique de René Djam Afane et certainement sous l’influence de quelques pasteurs de l’église presbytérienne américaine. Chant donc né des entrailles de jeunes nubiles, n’ayant aucune idée de ce que représente le Cameroun c'est-à-dire ce territoire de 475 442 km² et aujourd’hui peuplé de 20 millions d’habitants. Seulement ce texte, est loin d’être un hymne unifié pour l’ensemble du Cameroun puisque le texte chanté dans la partie anglophone du pays est totalement différent. 

Difficile d’aller plus loin dans l’analyse au risque d’être accusé de légèreté mais l’analyse comportementale des héritiers de ce texte nous conduisent à penser que cet hymne n’a jamais atteint sa maturité puisque composé par de jeunes élèves et que les héritiers sont loin d’avoir saisis toute la portée de ce poème tantôt qualifié de chant de ralliement et tantôt comme hymne national mais jamais comme chant unificateur des 256 ethnies qui vivent au Cameroun.

Alors qu’en dites-vous ? N’arrivons-nous pas à la conclusion que le Cameroun n’a pas fait sa propre révolution ?

Dr Vincent-Sosthène FOUDA

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