13/12/2011 05:28:09
Cameroun. Positionnement: Les calculs stratégiques de Paul Biya (Dossier)
Les populations dans le piège de l’ethnocentrisme. Le rêve brisé, déception et amertume...
Le Messager
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Les populations dans le piège de l’ethnocentrisme 

Rarement les nominations au gouvernement ont pris en compte les critères de compétence. Pourtant, les populations dans l’essentiel continuent d’apprécier la promotion sous le prisme de l’appartenance ethno-tribale, malgré les attentes qu’elles nourrissent sur l’amélioration de leurs conditions de vie.

L’actualité donne, une fois de plus, raison à l’artiste. Le commun des Camerounais considère la nomination d’un ressortissant de la même ère géographique comme l’indicateur d’une mue sociale à venir. La perception se vérifie au lendemain de la réorganisation gouvernementale du 9 décembre 2011. L’essentiel des Camerounais apprécie ce mouvement sous le prisme du nombre de portefeuilles détenus par les fils et filles du pays avec, généralement, le souci permanent de dresser une grille de comparaison avec le nombre de postes ministériels engrangés par les autres régions du pays. Un réflexe ancré dans la conscience nationale depuis la période postindépendance, au grand bénéfice de la logique de clientélisme politique usitée par les différents chefs de l’Etat camerounais.

Dans l’interview accordée au quotidien Le Messager, dans son édition n° 3490 du lundi 12 décembre 2011, le politologue Mathias Eric Owona Nguini précise que le fait pour le président Biya de  rester dans l’art classique du clientélisme politico-gouvernant camerounais «est une pratique qui ne permet pas d’être efficace dans l’action gouvernementale.» Question pour cette élite intellectuelle de dire que ceux qui sont choisis dans la  logique du système de nomination du régime Biya le sont difficilement pour des raisons de compétence. Une stratégie pour le prince de s’assurer sa représentativité dans les diverses régions du pays sous le prétexte de la «redistribution du gâteau national». Puis, plus rien.

Des raisons d’observer que, malgré l’ambition clamée du chef de l’Etat réélu de mettre à contribution des compétences avérées pour l’implémentation de son projet de grandes réalisations, peu de chance peuvent être envisagée en terme de matérialisation  et de mise en œuvre des réformes susceptibles de conduire le Cameroun dans la modernisation escomptée par les Camerounais. En fait, le projet de société vendu par Paul Biya se heurte aux principes d’autochtonie et «d’allogènie» promu tant par la Loi fondamentale que dans les habitudes de gouvernance de Paul Biya.

Si le fait s’est mué en norme chez le commun des Camerounais, la «tribalisation» consacrée dans la répartition des postes gouvernementaux institutionnalise l’immobilisme officiellement décrié par Paul Biya lui-même. Outre le souci pour le locataire d’Etoudi de maîtriser son petit monde en servitude, le mode de nomination des cadres gouvernementaux consacre avec force illustration le règne de l’incompétence, ainsi qu’il précise la logique de parti gouvernant qui affranchit tous les bénéficiaires d’un poste dans le gouvernement, d’un éventuel compte rendu de son action au peuple.Le seul indice d’appréciation de son activité étant le chef de file du parti et patron des institutions.

Au final, l’ethnicisation politique consacrée comme norme de gouvernance par le régime Biya s’avère un frein à l’intégration nationale pourtant prônée par le chef de l’Etat réélu. Des raisons pour l’enseignant de sciences politiques à l’université de Yaoundé II de préciser que «Le système politique camerounais est un système rentier et de monopole. Cela veut dire, poursuit notre source que, l’aspiration au changement et le renouvellement ne sont pas ses marques.» Rien à attendre donc en termes d’ouverture aux compétences.

Joseph OLINGA

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Positionnement. Les calculs stratégiques de Paul Biya

Politiques ou économiques, les grandes réalisations promises par Biya doivent préparer le prochain septennat et la succession. Pour cela, il faut des hommes sûrs avec des missions précises.

Que vient faire Jean Nkuete au secrétariat général du comité central du Rdpc ? Cet homme de cabinet,  peu loquace, est propulsé au premier rang du comité central du parti. De l’agriculture à une association politique,  d’aucuns le considèrent comme l’un des  grands perdants de ce mouvement du personnel gouvernemental. C’est faire peu cas  de ceux qui sont réellement les hommes du président. Et ce n’est pas l’occupation d’un poste ministériel, si important soit-il officiellement, qui fait le ministre. On a beau être ministre d’Etat ou secrétaire général de la présidence, le pouvoir est parfois ailleurs, selon les missions secrètes que le prince entend faire jouer à telle ou telle autre personnalité.

Jean Nkuete en devenant numéro deux du parti, entre dans la stratégie de Biya pour les prochaines échéances électorales qui vont culminer avec la présidentielle de …2018. Originaire de l’Ouest, il entend puiser massivement dans ce vivier électoral réputé récalcitrant pour les prochaines joutes électorales, notamment les législatives et les municipales de 2012.

C’est pourquoi ceux qui parlent de la disgrâce du nouveau ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation Sadi René Emmanuel, se sont mis le doigt dans l’œil. L’At quoi qu’on en dise, demeure le centre nerveux des élections, de la décentralisation et de la préfectorale en général. Elle à la haute main sur le  découpage des élections et sur les hommes de terrain. René Sadi n’a donc pas été écarté. Il est en fait devenu plus que jamais un dauphin…incontournable qui connaît le Cameroun et les Camerounais mieux que quiconque, et qui a travaillé tant sous Ahidjo que sous Biya. Son parcours de la présidence au Rdpc et à l’A.t peut laisser supposer un rodage qui prépare d’autres horizons.  De ce point de vue, l’ascension de l’homme n’est pas terminée.

Il en est de même de Mebe’e Ngo’o, maintenu au poste stratégique de ministre délégué à la présidence de la République, en charge de la Défense dans les circonstances actuelles de transition et malgré la lourde campagne de presse contre lui, qui a produit des effets contraires. Mebe’e Ngo’o est plus que jamais dans la course à la succession, en tenant compte de sa  proximité familiale avec le président, mais aussi en suivant son parcours de la préfectorale à la Sûreté nationale et maintenant à la Défense.

La mutation de Louis Paul Motaze, anciennement directeur général de la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnps), du ministère de l'Economie, de la Planification et de l'Aménagement du Territoire pour le secrétariat général des services du Premier ministre participe aussi de la perspective d’un destin présidentiel. Et son placement à la primature est perçu comme une étape préparatoire à des responsabilités plus importantes. Ici, il a la lourde charge d’être l’œil et l’oreille du président, mais aussi d’implémenter ses désidérata en tenant compte du document stratégique de croissance  pour l’horizon 2035, document qu’il connaît mieux que quiconque.

Il en est ainsi d’Emmanuel Nganou Djoumessi, qui officiait dans les services du Premier ministre comme secrétaire général adjoint. Sans paraitre être dans la course au « dauphinat», il est de ces hommes du président  chargé  de mettre ses compétences en œuvre pour la réussite des grands projets d'investissement en cours d'exécution.

Laurent Esso, «descendu » du secrétariat général de la présidence de la République pour la Justice n’est pas moins important en terme de personnalité centrale dans la réussite des projets politiciens du président, en ce sens qu’il devra  alléger le poids de  la rancune des eperviables en leur permettant de se racheter et de décrisper l’atmosphère du côté de la Justice.  Il va donc s’atteler afin de mettre en place, en sa qualité de magistrat, le tribunal spécial criminel fraîchement créé pour juger des gestionnaires indélicats des fonds publics, qui pourraient être libres en cas de remboursement.

Edking

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Le rêve brisé de la Mifi

Ayant accordé un score de 58% en faveur du Paul Biya, l’élite de ce département attendait un portefeuille ministériel. Mais elle devrait prendre son mal en patience.

Contrairement aux supputations, aucun fils du département de la Mifi n’a fait son entrée au gouvernement réorganisé le 09 décembre dernier par décret du président de la République, Paul Biya. Une situation jugée comme « une discrimination de trop » par bon nombre de dignitaires locaux du parti des flammes dans la localité. Rares sont les responsables politiques locaux comme Samuel Mbou, leader du groupe de réflexion et d’action pour la Mifi (Grami) et ancien délégué du gouvernement auprès de l’ex commune urbaine  à régime spécial de Bafoussam qui a salué la formation du nouveau gouvernement. « Dans la vie, tout est question de gestion. Le président de la République, Paul Biya a pris ses responsabilités. Il est le principal gestionnaire de l’Etat. Il vient de choisir ses collaborateurs. Conscient de son attachement à l’intérêt général, je peux vous rassurer qu’il a fait des bons choix. Qu’il a désigné l’homme qu’il faut à la place qu’il faut», affirme-t-il.

Interpellé, l’ancien patron de la ville de Bafoussam fait de la non-entrée d’un fils de la Mifi au gouvernement un non-événement. « Je ne rentre pas dans les considérations irrationnelles. Sur quelles bases attendaient-ils une récompense par l’entrée d’un fils du terroir au gouvernement ? Peuvent-ils démontrer que la victoire obtenue par le candidat Paul Biya est la conséquence de leur déploiement ? Je le  doute bien », tranche Samuel Mbou. Alors qu’ayant réalisé un score de 58,8% des voix en faveur du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) lors de l’élection présidentielle du 09 octobre, les populations de ce département espéraient le positionnement de l’un des leurs au sein du gouvernement. Le maintien de Madeleine Tchuinté et l’éjection de Mikael Ngako Tomdio, tout comme l’entrée de Jean Pierre Fogui font partie des sujets de commentaires dans la région de l’Ouest. Chacun y va de sa sensibilité.

Jean Nkueté auréolé

Président de la section de l’Organisation des jeunes du Rassemblement démocratique du peuple camerounais(Ojrdpc) à Bafoussam Ier, Hyppolite Tchoutezo, se démarque également en saluant la désignation d’Emmanuel Nganou Djoumessi comme ministre de l’Economie, de la planification et de l’Aménagement du Territoire et celle de Jean Nkueté à la responsabilité de secrétaire général du Rdpc. Pour lui, ces deux promotions sont suffisantes pour traduire la considération politique de l’Ouest dans le giron du pouvoir. Surtout qu’il est considéré en sa qualité de président de la commission régionale de campagne de Paul Biya à l’Ouest lors de la dernière élection présidentielle comme le principal artisan du basculement de cette région au 7e rang des soutiens du parti au pouvoir, alors qu’en 2004 elle se trouvait au 9e rang.

Fréderic Djeuhong, député suppléant du Ndé à l’Assemblée nationale et président de commission communale de campagne de Paul Biya à la dernière élection présidentielle est plus que comblé. « D’une manière générale, le chef de l’Etat vient de former un gouvernement en tenant compte des performances électorales. Il a collé à l’actualité. Il a choisi des hommes dotés des compétences à la hauteur des grandes réalisations. Il a respecté les agrégats liés à la sociologie politique du Cameroun. La région de l’Ouest reçoit un positionnement assez important.

Le secrétariat général du parti a été confié à Jean Nkueté. Plus que jamais l’Ouest doit s’affirmer comme une région qui accompagne le chef de l’Etat dans l’accomplissement de la politique des grandes réalisations. Jean Claude Mbwentchou qui fait son entrée au gouvernement est l’un des fils du département du Ndé. Un de ceux qui font l’unanimité dans le département. C’est un homme empreint des principes d’éthique. Tout comme il est un expert cumulant une expérience de consultant auprès des organisations internationales. Il apportera une touche importante auprès du chef de l’Etat Paul Biya. Un homme pour lequel la commune de Bazou a accordé 83% lors de l’élection présidentielle du 09 octobre dernier contre 70% des suffrages en 2004 », déclare-t-il. Ce qu’il ne dit pas c’est que la promotion de Jean Claude Mbwentchou en lieu et place de Clobert Tchatat constitue une récompense dudit ralliement des populations de Bazou.

Guy Modeste DZUDIE


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Déception et amertume se côtoient dans le Grand Nord

A Maroua, Garoua et Ngaoundéré, l’on s’accorde à dire que Paul Biya a loupé l’occasion idoine de faire la part belle à son principal vivier électoral : le septentrion.

Approché dans la journée du samedi 10 décembre à Ngaoundéré, une grosse légume du Rdpc dans l’Adamaoua ne s’est pas empêchée quelques envolées verbales. Réagissant précisément sur la composition du nouveau gouvernement, il a littéralement qualifié de « catastrophique » l’ensemble des décrets rendus publics ce 9 décembre et portant nomination des ministres, ministres délégués et autres secrétaires d’Etat. « Il me semble qu’en battant campagne avec la dernière énergie pendant la présidentielle d’octobre 2011, on s’attendait à ce qu’il nous dise merci, mais nous avons récolté l’humiliation », a pesté l’homme politique dont la mine rappelait l’amertume et la désolation.

Techniquement, lors de la présidentielle de 2011, l’Adamaoua a voté à plus de 86% pour le candidat du Rdpc, soit 265 368 voix. Cependant au Nord, les suffrages exprimés en faveur de Paul Biya étaient de l’ordre de 85% environ, Soit un total de 354682 votants. Enfin à l’Extrême-Nord, vivier électoral incontestable après la région du Sud, l’on a enregistré plus de 90% en faveur de Biya, soit 990 947 sur les 1 444 862 inscrits au départ. C’est donc au vu de ces statistiques ô combien reluisantes que les élites des trois (3) régions septentrionales ont fort espéré à une grosse part du gâteau ministériel. Que non.

A y regarder de près, sur les 35 postes ministériels pourvus, le grand Nord s’en tire avec un total de 10 ministères. Les heureux nommés sont Amadou Ali, Issa Tchiroma Bakary, Mme Youssouf Adjida Alim, Dr Taiga, Zacharie Perevet, Hele Pierre, Adoum Garoua et Alamine Ousmane Mey. Par ailleurs 4 des 11 ministres délégués nommés par Biya sont originaires de la partie septentrionale. Ce sont nommément : Abba Sadou, Nana Aboukar Djalloh, Yaouba Abdoulaye et Adoum Gargoum. Du reste, l’assiette nordiste des secrétaires d’Etat s’est enrichi de deux « newcomer ». C’est ainsi qu’en plus de Mounouna Foutsou et Alim Hayatou, l’on devra dorénavant s’habituer aux noms de Koumpa Issa et Mme Boukar Koulsoumi Alhadji.

Toutefois, en dépit du prestigieux portefeuille de ministre des Finances confié au directeur général d’Afriland First Bank, l’élite nordiste estime que des manœuvres ont consisté à la faire « écarter » des ministères stratégiques tels que la primature, la défense, la justice voire l’administration territoriale. En tout état de cause, hormis Poli (ville dont est originaire Koumpa Issa) et le lamidat de Garoua où trône Alim Hayatou et Rey Bouba qui aurait célébré le limogeage de Marafa, aucune scène de joie n’a été signalée à travers le septentrion. Nombre d’analystes  laissent d’ores et déjà envisager que la déception des populations du grand Nord pourrait impacter considérablement sur les élections couplées (législatives et municipales) de 2012.

Salomon KANKILI

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Accueil mitigé dans le Nord-Ouest

La reconduction de Yang Philémon dans ses fonctions de Premier ministre semble ne pas faire rêver les fils de cette région.

Indifférence, regret et jubilation. Ainsi peut-on conclure l’attitude observée par les populations (selon le camp où on se situe) de la région du Nord-Ouest, après la réorganisation du gouvernement intervenue vendredi dernier 9 décembre 2011. L’indifférence, c’est dans les rangs du principal parti de l’opposition dont le fief est bel et bien la région du Nord-Ouest ; tel que le confirme les résultats du dernier scrutin présidentiel. Le candidat du Front social démocrate (Sdf en anglais) avait pris de l’ascendant sur celui du Rdpc avec un score de 54,75 % contre 42,60%. Par conséquent, la nouvelle équipe gouvernementale mise sur pied vendredi dernier est naturellement « sans objet » pour John Fru Ndi et ses militants.

Le regret et la désolation se sont beaucoup plus observés dans l’arrondissement de Nkambe centre, département du Donga Mantung. L’un de ses fils, en la personne de Ngafeeson Emmanuel Bantar a été limogé.Dans l’ancienne équipe, il occupait les fonctions de secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Justice, chargé de l’administration pénitentiaire. La bourrasque l’a emporté. Il est le seul des cinq fils du Nord-Ouest de l’ancienne équipe dont le sort a été scellé vendredi dernier. Autre déception, ce sont, entre autres, celles des populations des départements de la Menchum et du Ngoketunjia. En donnant les scores respectifs de 51,49% et 56,97% au candidat Paul Biya au dernier scrutin du 9 octobre, ces deux départements espéraient en retour un poste ministériel dans le nouveau gouvernement. Hélas, ils ont déchanté. Même s’il faut reconnaître que l’artisan des 77,10% obtenu par Paul Biya dans cet arrondissement est Emmanuel Banmi.

Retour d’ascenseur plombé

Seulement, il y a des signes qui ne trompent pas. Le directeur du trésor par intérim (nommé récemment après le décès de Hamadou Sambo) est un fils du département du Ngoketunjia. Bien plus le directeur du cabinet du Premier ministre est également natif de ce même département. Le meilleur perdant alors, c’est le département de la Menchum ; sauf à se contenter du secrétariat général au ministère de l’Environnement et de la Protection de la Nature où officie un fils de ce département. Quid de l’arrondissement de Santa dans le département de la Mezam? Les prétentions de ses fils ont échoué. Même l’ex Pm Simon Achidi Achu dont on dit être dans les dédales des nominations des fils Santa au gouvernement, a fait preuve d’impuissance cette fois-ci. « Sa mafia n’a pas fonctionné cette fois», ironise un observateur de la chose politique à Bamenda.

Cependant, ceux qui jubilent depuis vendredi dernier, ce sont les populations de l’arrondissement de Bali. Avec la nomination de Dooh Jérome Penbaga comme secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Justice chargé de l’Administration pénitentiaire. Jusque-là, il occupait les fonctions d’« Attaché » à la présidence de la République. A Bali, on est d’avis que sa nomination est une récompense, beaucoup plus au résultat obtenu par le Rdpc à l’élection municipale de 2007. C’est d’ailleurs la seule commune Rdpc du département de la Mezam. Malheureusement à la présidentielle du 9 octobre, le candidat du parti de la flamme a récolté seulement 43% de suffrages exprimés en sa faveur dans cette municipalité.

Toutefois, les originaires de Bali se targuent que c’est le plus gros score du Rdpc dans les sept arrondissements du département de la Mezam. Le chef de l’Etat a ainsi refait confiance à Philémon Yang pour conduire le gouvernement du septennat « des grands chantiers et grandes réalisations ». Parmi les fils et filles du Nord-Ouest qui embarqueront dans ce train, il y a entre autres Mme le ministre des Arts et de la culture, Ama Tutu Muna (département de la Momo), Atanga Nji Paul (département de la Mezam), ministre chargé de mission à la présidence de la République et Dr Fuh Calistus Gentry (département du Donga Mantung), secrétaire d’Etat auprès du ministre des Mines, de l’Industrie et du développement technologique. Leur maintien a été un soulagement dans leurs fiefs respectifs.

Donat SUFFO   

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