28/07/2009 15:16:42
Revendication : Le personnel de la Chambre d'agriculture crie famine
Un mémorandum adressé au ministre Jean Nkuete révèle les souffrances des travailleurs.
Mutations
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L'heure est décidément aux memoranda. Après le Nord, l'Est et le vrai faux du Centre à qui on pourrait prêter un caractère politique, le personnel de la chambre d'agriculture, de l'élevage et des forêts du Cameroun (Chagri) vient d'opter pour cette forme épistolaire pour résoudre ses problèmes. Dans une correspondance adressée au vice-premier ministre, ministre de l'agriculture et du développement rural datant d'hier 27 juillet 2009, quatre délégués du personnel et leurs suppléants exposent "la situation réelle à la Chambre d'agriculture, de l'élevage et des forêts du Cameroun" et font des "suggestions à même de conduire une stabilité sociale durable et donc susceptible d'améliorer significativement le fonctionnement de notre auguste chambre consulaire ", lit-on dans la copie dont Mutations a pu entrer en possession.

L'initiative prend source à une lettre du 18 juin 2009 signée de Samuel Duclair Fandjo, président par intérim de la Chagri. Dans ladite lettre, les délégués du personnel se disent interpellés "au sujet notamment de préconiser toute mesure tendant à l'amélioration et à la bonne marche de l'institution, ainsi que les possibilités pour renflouer les caisses dans la perspective d'une réduction progressive de la subvention de l'Etat". Manifestement, le mémorandum regroupe deux des trois points que leur président par intérim a inscrits aux débats. Eludant celui demandant de "dénoncer les auteurs des tracts récurrents qui ne sont pas de nature à favoriser l'émergence d'un climat de travail serein aussi bien avec les autorités étatiques que nos divers partenaires", découvre-t-on dans un document annexé au mémorandum.

Tripartite

Les préoccupations des personnels de la Chagri vont ainsi des droits du personnel aux problèmes techniques en passant par l'esquisse de solution pour renflouer les caisses de l'institution. Soit six préoccupations au total auxquelles les signataires ont suggéré une solution tout en sollicitant "une concertation tripartite (gouvernement- représentants de la Chambre d'agriculture et représentants des travailleurs) pour arrêter des solutions idoines", projettent-ils. A la lecture des points abordés par le mémorandum des personnels de la Chagri, il apparaît entre autres qu'une décision portant avancements et primes d'ancienneté est restée non signée depuis 15 ans, que les salaires ne sont pas payés depuis trois mois, que les personnels ne sont couverts d'aucune assurance maladie et que la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnps) ne leur reverse pas de prestations familiales. Et en ce qui concerne le cadre de travail, on est ahuri de savoir que "l'état des douches laisse à désirer" dans une chambre consulaire de cette envergure. Celle-ci, lit-on dans le mémorandum, "dispose des réserves au trésor public au titre des rejets d'impôts mécanisés avoisinant deux milliards de francs cfa" pour lesquels proposition est faite de négocier "avec l'appui du Minader pour rentrer en possession de cet argent ". Ce qui serait déjà un début de solution.

CÚlestin Obama

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