13/12/2011 05:47:49
Côte d'ivoire : le « vivre ensemble » du parti de Ouattara
En Côte d’Ivoire, celui qui est aujourd’hui parvenu au pouvoir de façon dramatique a toujours fait rebattre les oreilles des ivoiriens par un slogan « Vivre ensemble », expression copiée de façon pâle d’ailleurs, comme toujours, à partir de la propagande de la droite gaulliste française.
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En Côte d’Ivoire, celui qui est aujourd’hui parvenu au pouvoir de façon dramatique a toujours fait rebattre les oreilles des ivoiriens par un slogan « Vivre ensemble », expression copiée de façon pâle d’ailleurs, comme toujours, à partir de la propagande de la droite gaulliste française.

A l’exploitation de ce slogan sans cesse claironné par les partisans de Ouattara, les ivoiriens se demandent si c’est cela le « vivre ensemble ». Plusieurs cas peuvent situer sur la vacuité de cette expression propagandiste:

Vivre ensemble, avec ceux qui sont haïs et jetés chaque jour dans les prisons dont l’ouverture a été  préférée aux universités d’Abidjan, fermées pour au moins deux années  académiques ;

Vivre ensemble, sans le Président élu des ivoiriens Laurent GBAGBO déporté comme à l’époque  coloniale en Hollande, celui qui a fait revenir d’exil ses opposants en leur offrant de  gros avantages financiers ainsi qu’à leurs partis politiques ;

Vivre ensemble, pendant que de nombreux ivoiriens sont chassés abusivement de leurs postes de  travail au profit des ressortissants, pas plus compétents, d’une même région,  toujours celle du Nord;

Vivre ensemble, en excluant les ressortissants des autres régions des responsabilités ;

Vivre ensemble, en occupant illégalement et manu militari les domiciles, les plantations, les portions de forêts de nombreux ivoiriens ;

Vivre ensemble, en incendiant des quartiers et des villages entiers. Quelle ignominie ;

Vivre ensemble, quand des professeurs d’université et de hauts cadres compétents sont en exil ou  jetés en prison alors que des bandits de grands chemins, des criminels de tout acabit  sont libérés par les autorités actuelles pour massacrer les populations innocentes ;

Vivre ensemble, avec des mercenaires et des chasseurs traditionnels dozos en armes dans les  hameaux, villages et villes dans la partie du territoire favorable à GBAGBO, en tuant  de pauvres ivoiriens sans défense;

Vivre ensemble, en bafouant le droit à l’éducation des étudiants dans le silence coupable des  organisations internationales censées défendre ces droits ;

Vivre ensemble dans l’injustice totale, en pratiquant une justice des « vainqueurs » ; des hommes à qui Sarkozy, le Chef de l’Etat français, a donné la victoire ;

Vivre ensemble, en chassant les peuples des régions autres que celles du Nord, appelés de manière  péjorative Cafri et boussoumani  c’est-à-dire des incroyants et des hommes de forêt  venus de loin ;

Vivre ensemble, en suspendant arbitrairement les journaux de l’opposition, précisément proches de  GBAGBO et en emprisonnant injustement les journalistes de ces organes de presse ;

Vivre ensemble, en empêchant violemment, à l’aide des dozos et autres miliciens FRCI, le parti du  Président GBAGBO de tenir ses meetings ;

Vivre ensemble, en refusant le noble slogan « asseyons-nous et discutons » du Président GBAGBO ; Et la liste n’est pas exhaustive.

Peut-on vivre ensemble dans ces conditions ?

Oui, il fait bon vivre ensemble chez les autres, en les dépouillant de tout. Est-ce là le prix de l’hospitalité ?
Peut-on vivre ensemble sans réconciliation ? Peut-on vivre ensemble sans respecter le droit le plus élémentaire des autres, c'est-à-dire le droit à la vie ?

Qu’est devenu ce slogan sans cesse ressassé pendant les campagnes électorales par le parti de feu Djéni Kobinan, accaparé par l’homme de main de la France ?

Que devient le slogan d’élections libres, transparentes et ouvertes à tous ? Juste valable pour permettre la candidature de celui dont la nationalité demeure jusqu’à ce jour douteuse selon l’arrêt de la Cour Suprême Ivoirienne.

Oh ! Slogan creux de campagne, tu ne seras ressuscité que le temps des campagnes électorales. Te voici encore galvaudé à l’occasion des ces législatives forcées, sur mesure dont les résultats préfabriqués depuis les officines françaises ont donné un parlement monocolore avec un taux de participation le plus faible que la Côte d’Ivoire ait connu ; en fait une simple caisse de résonance au service des intérêts français et de ces vassaux sahéliens .
Enfin, pour simplifier les choses, ne serait-il pas bon que les parrains français invitent toute la clique de leurs poulains à aller vivre ensemble, avec eux sur leur territoire?

KOBAZEYRET Laurent

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