14/12/2011 04:07:28
Kenneth Mubu: « L'Afrique du Sud ne doit pas reconnaître Kabila comme président de la RDC »
« L’Afrique du Sud ne doivent pas reconnaître Kabila comme président de la RDC », affirme Kenneth Mubu, parlementaire Sud-Africain et membre de l’opposition (DA), dans une lettre adressée à son gouvernement ce 11 décembre 2011, selon le site internet Politicsweb.co.za.
reveil fm
TEXTE  TAILLE
Augmenter la taille
Diminuer la taille

« L’Afrique du Sud ne doivent pas reconnaître Kabila comme président de la RDC », affirme Kenneth Mubu, parlementaire Sud-Africain et membre de l’opposition (DA), dans une lettre adressée à son gouvernement ce 11 décembre 2011, selon le site internet Politicsweb.co.za.

« Toutes les missions d’observations électorales indiquent qu’il y a eu fraude massive à l’élection présidentielle en en République Démocratique du Congo », affirmerait M. Mubu d’entrée.

« Dans ces circonstances, le gouvernement Sud-Africain ne peut en aucun cas reconnaître Joseph Kabila comme Président élu démocratiquement », affirmerait-il.

« Plus de 2.000 bureaux dans le bastion de l’opposition congolaise n’ont pas été pris en compte. Il y avait incroyablement un taux élevé dans les provinces favorables au président sortant, alors que la moyenne partout était de 59%. La moyenne pour les autres parties du pays était de 59% », aurait-il ajouté, avant d’ajouter: « évident pour tout observateur que les élections n’ont pas été menées dans un environnement libre et équitable »

Poussant comme raisons:

* Human Rights Watch a constaté qu’au moins 18 civils ont été tués dans les violences électorales. La majorité de ces décès sont survenus lorsque la garde présidentielle de Kabila a ouvert le feu lors d’un rassemblement des partisans de l’opposition.

* Il y avait un chaos électoral dans les cas où les bureaux de vote ont été brusquement déplacs, sans avertissement, des électeurs ne retrouvaient pas leurs noms sur les listes électorales, et des bureaux de vote qui manquaient des bulletins de vote.

* Il ya eu de nombreux rapports indiquant que des membres des forces armées tentaient d’influencer les choix des électeurs.

* Des observateurs ont affirmé qu’ils n’étaient pas autorisés à entrer dans des nombreux bureaux de vote, soulèvant des préoccupations concernant l’intimidation et le manque de confidentialité dans le processus de vote.

* Les électeurs analphabètes ont déclaré qu’ils étaient accompagnés dans les isoloirs par des observateurs de partis politiques.

Critiquant les missions d’observations, il aurait affirmé: « contrairement à ceci, la plupart des rapports des missions d’observateurs indépendants, la mission des observateurs de la SADC a applaudi le « travail remarquable » effectué par la Commission Electorale Nationale Indépendante (Ceni).

La SADC a rejoint l’Union africaine (UA) en invitant les candidats à accepter les résultats de la «réussite» des élections. Cette mission de la SADC est dirigée par le ministre sud-africain des Services correctionnels, Nosiviwe Mapisa-Nqakula. Cela fait écho à la réponse de la SADC à chaque élection depuis 2000 au Zimbabwe.

Et c’est une nouvelle confirmation de l’instinct de l’ANC à soutenir les dictateurs et tourner les yeux sur l’oppression des peuples africains innocents.

Un parti qui promet de soutenir ouvertement le régime meurtrier de Mugabe – comme l’ANC fait jeudi – a évidemment perdu son ancrage moral».

Avant de conclure: « Si le gouvernement sud-africain veut regagner la crédibilité dans sa politique étrangère – perdu depuis l’époque de Nelson Mandela – il doit utiliser tous les mécanismes internationaux à sa disposition pour faire pression pour une issue démocratique en RDC. Jusque là, il ne devrait pas reconnaître Joseph Kabila comme Président légitime de la RDC». Cette lettre va-t-elle influencer un changement de cap sur le dossier Congolais auprès du Prédient Jacob Zuma?

-------------

PARTY Massive fraud in DRC poll - Kenneth Mubu

Kenneth Mubu 11 December 2011

DA MP says South Africa must not recognise Joseph Kabila as president

South Africa must not recognise Kabila as DRC President

All indications from independent observer missions are that massive electoral fraud has taken place in the Democratic Republic of Congo (DRC).

Under these circumstances, there is no way that the South African government can recognize Joseph Kabila as the democratically-elected President.

Observers have pointed out numerous instances of questionable results. For example, results from some 2000 polling stations in opposition strongholds were not included in the final tally. There were also impossibly high voter turnout figures of almost 100% in Joseph Kabila's home province. The average for other parts of the country was 59%.

It is also clear to any observer that the elections were not conducted in a free and fair environment:

* Human Rights Watch found that at least 18 civilians were killed in election-related violence. The majority of these deaths occurred when Kabila's presidential guard opened fire at a rally of opposition supporters.

* Electoral chaos included instances where polling stations suddenly moved without warning, voters were unable to find their names on the voting lists and polling stations that ran out of ballots.

* There were numerous reports of members of the armed forces trying to influence voters' choices.

* Observers claimed that they were not allowed entry into many polling statements raising concerns about intimidation and a lack of confidentiality in the voting process.

* Illiterate voters claimed that they were accompanied into polling booths by observers from political parties.

Contrary to reports from most independent observer missions, the SADC observer mission applauded the "sterling job" done by the DRC's national election commission. SADC joined the African Union (AU) in urging candidates to accept the outcome of the "successful" election. This SADC mission is led by the South African Minister of Correctional Services, Nosiviwe Mapisa-Nqakula.

This echoes the SADC response to every Zimbabwean election since 2000. And it is further confirmation of the ANC's instinct to prop up dictators and turn a blind eye to the oppression of innocent African people. A party that openly pledges support for the murderous Mugabe regime - as the ANC did on Thursday - has obviously lost its moral anchor.

Freddy Mulongo

Publicité

comments powered by Disqus
Publicité
Autres actualités
Plus populaires

PUBLICITE