15/12/2011 03:04:23
Cameroun. La Conac demande l'expertise franšaise
Les Camerounais viennent de signer avec les Français une convention. Elle va permettre aux seconds d’apporter une assistance technique et des formations aux premiers.
Le Messager
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Les Camerounais viennent de signer avec les Français une convention. Elle va permettre aux seconds d’apporter une assistance technique et des formations aux premiers.

La commission nationale anti-corruption (Conac) ratisse large. Elle vient de signer une convention avec le Service central de prévention de la corruption en France (Scpc). Cette convention a été signée lundi 12 décembre 2011 au palais des Congrès de Yaoundé, siège de la Conac, entre François Badier, chef du Scpc, et rev. Dieudonné Massi Gams, président de la Conac. En présence du ministre de la Santé publique et de la ministre des Affaires sociales. Cette convention prévoit globalement que la Scpc va apporter son expertise technique à la Conac. Par ailleurs, les Français vont offrir à la partie camerounaise des formations à ses cadres, de sorte qu’ils puissent mieux lutter contre le fléau de la corruption au Cameroun.

Selon les explications des deux parties, cette convention, la première que la Conac signe avec un organisme homologue étranger, est l’aboutissement de négociations qui datent du début de cette année. Mais, surtout, elle s’appuie sur un certain nombre d’accords internationaux au sujet de la corruption. Ces accords encouragent en effet les Etats qui les ont ratifiés de signer des protocoles entre eux pour un meilleur combat contre la corruption au niveau international, de manière à ce qu’il y ait une réelle prise de conscience collective.

« Mais, signer ces conventions ne suffit pas pour se débarrasser de la corruption », mentionne François Badier. Cet ancien procureur de la République française explique qu’il y a deux impératifs. Premièrement, il faut mettre en place des conditions légales qui luttent efficacement contre la corruption. Secundo, il faut mettre en place une véritable culture de prévention de la corruption. En passant par exemple par la sensibilisation des différentes couches de la population au sujet de la bonne gouvernance.

Du côté de la Conac, l’on semble très satisfait d’avoir signé ce protocole. « Etant une structure jeune [créée depuis 2006, Ndlr], la Conac devrait largement bénéficier de l’expérience du Service central de la prévention de la corruption en France, une structure qui œuvre dans ce domaine depuis 1993 avec des résultats palpables », se ravit Massi Gams. La structure qu’il préside s’engage pour sa part à mettre à la disposition du Scpc l’expérience camerounaise en matière de lutte contre la corruption. « S’il est vrai que le combat contre ce fléau doit tenir compte de certaines spécificités, il n’en demeure pas moins vrai que ce phénomène comporte des caractéristiques similaires dont l’éradication exige un minimum de coopération internationale », soutient le président de la Conac.

En tout cas, et comme pour paraphraser le président Paul Biya, François Badier relève que le temps est à l’action. D’ailleurs, depuis hier mercredi 14 décembre 2011, la Scpc a engagé une série de rencontres avec les cadres de la Conac pour mettre concrètement en place le cadre de travail, notamment en ce qui concerne le domaine des marchés publics au Cameroun. Comme qui dirait, il faut maintenant faire vivre la coopération entre les deux structures.

Alain NOAH AWANA

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