16/12/2011 02:25:13
Polémique. Le Pr Lazare Kaptué répond à l'ordre des médecins
L’universitaire estime que les médecins formés à l’université des Montagnes sont compétitifs au plan international. Il est rejoint par le Pr Genièvre Bengono, représentante du Minsup à la dernière session des soutenances des thèses de doctorat en médecine dans cette institution.
Le Messager
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L’universitaire estime que les médecins formés à l’université des Montagnes sont compétitifs au plan international. Il est rejoint par le Pr Genièvre Bengono, représentante du Minsup à la dernière session des soutenances des thèses de doctorat en médecine dans cette institution.

Devant un jury composé de plus d’une dizaine de professeurs de rang magistral réunis jeudi 16 décembre 2011 au campus de Banek ane à Bangangté , 39 étudiants de l’université des Montagnes ont été déclarés admis à exercer la profession de médecin. Ce qui, en plus des 30 lauréats de la session d’octobre et de novembre 2011,  porte en tout à 69 le nombre de médecins mis sur le marché de l’emploi par l’Udm pour le compte de l’année académique qui vient de s’écouler. Les délibérations en question étaient présidées par le Pr Bernard Boneu, représentant du doyen de la faculté de médecine de l’université Paul Savatier de Toulouse III. Le Pr Ambroise Kom, vice-président de l’université des Montagnes était de la partie. Reste que le fauteuil réservé au représentant de l’ordre des médecins du Cameroun s’est trouvé vide tout au long des travaux. Une absence perçue par l’observateur comme la suite logique des critiques formulées le 23 novembre 2011, lors d’une conférence de presse à Douala, sur le niveau de la formation des médecins dans les 23 instituts privés s’occupant de cette question.

L’institution qu’il dirige étant classé dans ce lot, le Pr Lazare Kaptué soutient que c’est à tort que le Dr Guy Sandjon, président de l’ordre des médecins du Cameroun, remette en cause, sans évaluation préalable, le niveau des médecins formés dans les institutions privées de l’enseignement supérieur y compris à l’Udm. « Sur quelle base ont-ils porté ce jugement ? La fonction publique camerounaise a organisé un concours, il y a deux ans. Sur une quarantaine de candidats de chez-nous, il y a un seul qui a été collé. Il a raté cet examen parce qu’il portait deux dates différentes sur ces pièces», s’indigne le président de l’Udm. Il porte par ailleurs la casquette de doyen de la faculté de médecine de cette institution. Le Pr Lazare Kaptué fait  observer par la suite que : « Sur le plan de la compétence, il n’avait rien à dire. J’ai toujours demandé à l’université de Yaoundé I qu’il fasse passer les mêmes épreuves auxquelles sont soumis leurs étudiants aux nôtres, on verra qui sont plus forts. Ayant le privilège d’avoir enseigné dans les deux institutions, je peux vous dire qu’à Bangangté, nous n’avons aucun complexe. Nous avons convié l’ordre de venir être observateur mais pas comme membre du jury. Si nous ne respectons pas les normes internationales, nous ne serons pas là. »

Représentante du ministre de l’Enseignement supérieur auxdits travaux, le Pr Geneviève Bengono abonde dans le même sens. Pour elle, « les travaux sont d’un niveau international. A moins d’estimer que les gens qui sont là, des professeurs d’un niveau international ne sont pas à la hauteur, on ne peut pas se permettre de dire que les médecins dont les travaux de fin d’étude ont été évalués par eux ont été formés au rabais.»  Une façon de mettre de l’eau au moulin du Pr Lazare Kaptué. Celui-ci pense d’ailleurs que les produits de l’Udm sont compétitifs au-delà du triangle national camerounais. «Nous ne formons pas des médecins au rabais. Nous ne formons pas seulement des médecins pour Bangangté ou pour Cameroun. Nous avons formé des médecins qui sont aujourd’hui aux Etats-Unis d’Amérique, au Canada, dans de nombreux pays d’Europe et d’Afrique », indique-t-il.

Surtout qu’il croit que le meilleur est à venir grâce à la suite de son partenariat avec les institutions ayant déjà fait leurs preuves en matière de formation des médecins :  La relation avec l’université Paul Savatier III de Toulouse. « A compter de maintenant nous avons une idée claire sur la durée de notre année académique. C’est un changement important et radical. Tous ceux qui ont été reçu ont le minimum exigé pour être médecin. Nous sommes satisfaits des médecins que nous formons ici à Bangangté. Nous allons renfoncer l’enseignement pratique. Avec l’ouverture des cliniques universitaires des Montagnes, la possibilité nous ait offerte de les encadrer amplement », conclut-il.

Guy Modeste DZUDIE, Bangangté

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