19/12/2011 01:11:14
Libération de la Côte d'Ivoire : attention à la forclusion !
La Révolution Permanente en est plus que consciente. C’est pourquoi elle en parle. Afin que vous sachiez que nous partageons les mêmes préoccupations quant au temps opportun pour sortir les Ivoiriens de l’enfer que la France et ses alliés fascistes ont imposé à la Côte d’Ivoire en se servant d’un faussaire avide de privilèges qu’il ne mérite pas.
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Les Ivoiriens espèrent encore. Mais pour quel temps ? Des jours, des mois, des années ? Chacun en fonction de sa sensibilité s’est fixé sa propre date butoire à partir de laquelle il se ferait une nouvelle opinion.
 
Soit il deviendra une victime résignée. Alors, il acceptera son humiliation dans le silence et dans l’attente de la main secoureuse du Dieu Très Haut. Soit il poursuivra la résistance jusqu’à ce que l’ennemi ait raison de lui ou qu’il triomphe de l’agresseur après moult pertes et peut-être au moment où ce triomphe ne vaudra plus rien.
 
C’est pourquoi nous devons faire attention à la forclusion, c’est-à-dire, à une période à partir de laquelle apporter de l’eau à un homme qui soif, apporter à manger à un homme qui a faim, sortir un homme d’un incendie, apporter son secours à un homme agressé, n’est plus d’aucune utilité car il aura perdu tout ce qu’il aurait voulu sauver : la vie, l’honneur, les biens matériels, les souvenirs auxquels il s’attache, tout.
 
La Révolution Permanente en est plus que consciente. C’est pourquoi elle en parle. Afin que vous sachiez que nous partageons les mêmes préoccupations quant au temps opportun pour sortir les Ivoiriens de l’enfer que la France et ses alliés fascistes ont imposé à la Côte d’Ivoire en se servant d’un faussaire avide de privilèges qu’il ne mérite pas.
 
Chaque chose en son temps. Un temps pour pleurer ; un temps pour rire ; un temps pour être surpris ; un temps pour se réveiller et prendre la mesure de la situation ; un temps pour apporter la riposte ; un temps pour prendre les dispositions afin de ne plus jamais connaître de surprises désagréables.
 
Et pour la Côte d’Ivoire, il est bon que tous autant que nous sommes, sachions quel temps sommes-nous en train de perdre ou gagner.
 
Peut-être que nous gagnons le temps qu’il faut pour que le peuple ivoirien et les dignes fils de l’Afrique découvrent qui est ce voleur qui s’est installé à la tête des institutions ivoiriennes en enjambant les corps de milliers de civils.
 
Mais ne sommes-nous pas en train de perdre le temps de l’espérance du peuple ? Ne sommes-nous pas en train de perdre le temps qu’il nous a fallu pour préparer psychologiquement le peuple à encaisser le choc ? Ne sommes-nous pas en train de laisser passer le temps idoine pour agir ? Ne sommes-nous pas en train de courir le risque de nous mettre en action au moment où cela n’aura plus aucun intérêt pour personne ?
 
Alors je m’adresse à toi, guerrier à l’affût et prêt au sacrifice suprême. Le peuple me charge de te dire que tu as le devoir de prendre en compte son besoin pressant en temps utile afin qu’il t’acclame. Sinon, tu courras le risque qu’il te demande pourquoi maintenant, si au moment de ton action, il a perdu tout intérêt de t’acclamer. Car il aura perdu l’essentiel : vie, honneur, biens matériels, espoir en l’avenir, sa terre, sa citoyenneté, tout ou presque tout.
 
 
A Très bientôt.

Hassane Magued

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