27/12/2011 17:12:25
Libération de la Côte d'Ivoire : il faut déjouer le piège ethnique !
L’holocauste n’a pas eu lieu à Sikensi le lundi 26 décembre 2011. Il n’y a eu « que » 4 morts sur une population de plusieurs milliers d’habitants. Ouattara a dû être assez triste car il aurait espéré mieux.
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L’holocauste n’a pas eu lieu à Sikensi le lundi 26 décembre 2011. Il n’y a eu "que" 4 morts sur une population de plusieurs milliers d’habitants. Ouattara a dû être assez triste car il aurait espéré mieux. Les FRCI font de la contre performance de plus en plus. A preuve, le quotidien Nord-Sud, appartenant à Soro Guillaume ne condamne pas cet énième massacre ciblé de civils. Il rend responsable les victimes et titre sans gène « Pro-GBAGBO arrêtez de provoquer les FRCI ». Quel titre révélateur !
 
Je vous ai dit dans l’article 171ème de la Révolution Permanente que le faux coup de colère de Ouattara contre les FRCI après le massacre inacceptable de 6 Malinkés à Vavoua, visait tout simplement à préciser les cibles ethniques. C’était un rappel des termes de références de la mission de massacre ciblé de civils.
 
Hier lundi, au moment où nos sources nous informaient du cours des événements à Sikensi, il n’y avait que 1 mort. Ce matin de mardi au réveil, on en compte 4 avec sûrement plusieurs blessés graves.
 
La Révolution Permanente a toujours appelé votre attention sur cette dérive génocidaire. Mais aujourd’hui, elle tient à vous révéler la stratégie qui sous-tend le projet funeste de massacres ciblés de civils.
 
Le premier but visé par Ouattara en organisant l’exécution ciblée de populations civiles n’est rien d’autre que d’exacerber les antagonismes ethniques qu’il a lui-même créés en mentant à la face du monde que les populations du Nord de la Côte d’Ivoire étaient exclues par les autres peuples et qu’elles étaient l’objet d’un projet d’épuration ethnique et qu’elles étaient rejetées par les autres Ivoiriens parce qu’elles étaient musulmanes. Avec le soutien des stratèges français de la division, la Côte d’Ivoire a connu pour la première fois dans son histoire, un Nord et un Sud, présentées comme des régions opposées car l’une est délaissée et méprisée au profit de l’autre.
 
Le second objectif est de donner le sentiment aux autres peuples qu’ils ont été agressés et vaincus par les populations du Nord d’où la nomination quasi exclusive de gens du Nord aux hauts emplois de l’Etat, la création d’une milice armée baptisée FRCI composée à 99,99% de ressortissants du Nord, etc. etc. En s’adonnant à ce jeu luciférien, Ouattara cherche à créer des victimes et des lassés pour compte de la "victoire" du Nord sur le Sud. Il sait que s’il arrive à répandre ce sentiment au sein des populations, il tient un excellent catalyseur de violences interethniques. Et il en a besoin comme fonds de commerce pour justifier l’imposture.
 
Le troisième objectif est de transformer le mouvement révolutionnaire qui le chassera de la Côte d’Ivoire, en mouvement de vengeance et de répression qui vise les gens du Nord. L’enjeu pour lui est de se positionner aux côtés des populations du Nord comme une victime du rejet du Sud. La vérité c’est qu’il sait qu’il a créé une milice du Nord, une Administration des gens du Nord, une apparence d’agression du Sud par le Nord et que toute action qui le visera aura des effets collatéraux sur la population qu’il a ainsi instrumentalisée.
 
Le quatrième objectif est de créer une responsabilité ethnique pour les fautes politiques et les trahisons commises par certains leaders politiques. C’est le cas avec le peuple Baoulé. Les errements politiques et la trahison sans avenir de Bédié Konan, sont en passe d’être transformés en responsabilité collective du peuple Baoulé. Certains commentaires postés au bas de nos articles par des militants et sympathisants de la Majorité Présidentielle nous confortent à l’idée qu’une fatwa générale pourrait être décrétée par certains contre telle ethnie ou telle autre dès lors que l’un des fils de cette ethnie s’est rendu coupable dans la crise que la Côte d’Ivoire traverse.
 
Alors attention à la manipulation ethnique !
 
Il n’y a qu’à regarder le très fort taux d’abstention aux législatives de l’imposture du 11 décembre 2011 soit 85% d’abstention, pour comprendre que les mêmes peuples qui ont été instrumentalisés par Ouattara et Bédié sont les mêmes qui les ont désavoués à 85% le 11 décembre. Cela veut dire qu’ils ont compris qu’ils ont été trompés et manipulés par un faussaire et un vieil ivrogne.
 
Dans ce combat pour libérer la Côte d’Ivoire, nous avons à donner une nouvelle éducation politique à nos parents ivoiriens. Cette éducation passe par :

-          la rupture du cordon ombilical entre le choix militant et la proximité ethnique avec le leader politique. Il est vrai qu’on critique ici et là telle ethnie ou telle autre. Mais combien sont-ils ceux de l’Ouest, du Nord, du Sud, du Centre, de l’Est qui ne s’allient pas à un parti politique parce que le fils, le frère, le parent de la tribu ou de la région y milite ou en est le leader ?

-          la fin de l’ethnocentrisme politique des cadres. Oh combien sont-ils ceux-là ? Ils ont les raisonnements les plus bas. Ils militent parce que le frère de la région est le leader. Ils militent parce qu’il faut que leur région, leur tribu, leur ethnie aussi accède au pouvoir d’Etat. Et ils méprisent les autres peuples parce qu’ils ne se reconnaissent pas en leur leader, frère et porte-parole ethnique. Quelle bassesse !
 
Hassane Magued écrit et lutte avec les membres de la Révolution Permanente pour que Laurent GBAGBO soit réhabilité, pour que la Côte d’Ivoire soit libérée du joug de l’imposture coloniale, du triomphalisme raciste français en Côte d’Ivoire, pour que la Côte d’Ivoire soit unie et retrouve sa vraie fraternité.
 
Hassane Magued n’est pas Bété. Il n’est pas originaire de l’Ouest. Il croit en des idées. Il lutte pour un idéal. Il est un homme de conviction qui pense que la bonne graine peut être portée par toute terre fertile même si elle n’est pas la terre de ta région.
 
Alors déjouons le piège ethnique. Et soyons des modèles d’un engament citoyen et patriotique qui ne souffrent pas de réflexes régionalistes ou ethniques.
 
Pendant la libération de la Côte d’Ivoire, la cible du Combattant est une cible en arme. Quelles que soient son origine, sa race, sa région, quiconque prend une arme et s’invite sur le théâtre des opérations, est une cible.
 
Quiconque n’est point en arme, civil ou militaire, et ne s’invite pas sur le champ de combat, est un frère à protéger. Ceci doit être le code de conduite du Combattant mais aussi celui de tout résistant pour que la Côte d’Ivoire soit restaurée et que l’Afrique gagne en dignité.
 
 
A Très bientôt.

Hassane Magued

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