29/12/2011 03:02:56
Téhéran menace de fermer le détroit d'Ormuz. Washinton grince les dents
La marine iranienne a entamé samedi dix jours de manoeuvres militaires navales autour du détroit d’Ormuz.
El watan / Ameriquebec
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La marine iranienne a entamé samedi dix jours de manœuvres militaires navales autour du détroit d’Ormuz.

Détroit par où transite entre un tiers et 40% du trafic maritime pétrolier mondial. Les forces navales sont déployées à l’est du détroit, dans la mer d’Oman et dans le Golfe d’Aden, ainsi que dans l’océan Indien.
Hier, le commandant de la marine iranienne a indiqué qu’il est «très facile» pour l’Iran de fermer le détroit d’Ormuz, rapporte l’AFP. «Fermer le détroit est très facile pour les forces armées iraniennes, c’est comme boire un verre d’eau», a déclaré l’amiral Habibollah Sayyari, tout en relevant qu’une telle mesure n’est pas nécessaire pour l’instant. «Tout le monde sait combien le détroit est important et stratégique, et il est complètement sous le contrôle de la République islamique d’Iran», a dit le chef de la marine iranienne.

«Aujourd’hui, nous n’avons pas besoin» de fermer le détroit car «nous contrôlons la mer d’Oman et nous pouvons contrôler le transit» maritime et pétrolier, a-t-il estimé. «Nous surveillons totalement les menaces et les mouvements» des forces américaines, et «nous répondrons de la manière la plus forte à toute menace», a déclaré l’amiral Sayyari. Mardi, le premier vice-président iranien, Mohammad Reza Rahimi, a affirmé que l’Iran fermerait le détroit d’Ormuz au transit de pétrole en cas de sanctions contre les exportations pétrolières iraniennes.

«Si on devait adopter des sanctions» contre les exportations de «pétrole iranien, aucune goutte de pétrole ne transiterait par le détroit d’Ormuz», a-t-il averti. Et de poursuivre : «Nous n’avons aucune envie d’hostilités ou de violence», mais «les ennemis renonceront à leurs complots seulement le jour où nous les remettrons à leur place». Outre l’Iran, des pays de la région, entre autres, l’Arabie Saoudite, le Koweït, l’Irak, le Qatar et les Emirats arabes unis, exportent une partie de leur pétrole par ce détroit.

L’Union européenne maintient ses sanctions

Les Etats-Unis et certains pays européens, qui ont déjà adopté des sanctions contre les secteurs pétrolier, gazier et pétrochimique iranien, envisagent des sanctions contre les exportations pétrolières de l’Iran à cause de son programme nucléaire. Les Etats-Unis maintiennent dans le Golfe leur présence navale avec notamment la Ve flotte basée à Bahreïn. De son côté, l’Union européenne (UE) reste ferme quant à appliquer de nouvelles sanctions contre l’Iran. «L’Union européenne envisage une autre série de sanctions contre l’Iran et nous ne renonçons pas à cette idée», a affirmé hier un porte-parole du chef de la diplomatie de l’UE, Mme Catherine Ashton.

Une décision éventuelle sur un nouveau train de sanctions contre Téhéran pourrait être décidée à l’occasion de la prochaine réunion des ministres européens des Affaires étrangères, le 30 janvier, à Bruxelles, a précisé le porte-parole, Michael Mann. L’UE a indiqué, début décembre, qu’elle envisage d’imposer de nouvelles sanctions à l’Iran si Téhéran ne s’engage pas à coopérer avec la communauté internationale sur son programme nucléaire controversé.

Cependant, les Européens demeurent divisés sur la nécessité ou non d’imposer un embargo sur le pétrole iranien. Ainsi, la France et l’Allemagne défendent l’idée d’un embargo sur l’achat de brut iranien. Option pour laquelle d’autres pays européens se sont opposés. Téhéran écoule 450 000 barils par jour, soit 18% de ses exportations, sur le marché européen, dont respectivement 180 000 et 160 000 barils en Italie et en Espagne.

Washington ne laissera pas faire

Pour les forces navales iraniennes, il est très aisé de fermer le détroit d'Ormuz puisque l'Iran a un contrôle total sur la voie d'eau stratégique.

Le gouvernement iranien a déclaré qu'il ferait respecter ses droits et que si les États-Unis et l'Europe insistaient pour imposer des sanctions sur l'industrie pétrolière iranienne, le détroit d'Ormuz sera fermé.

Depuis plusieurs mois, Washington tente de punir l'Iran pour le développement de son programme nucléaire, lequel est pourtant civile et sans aucune menace pour le monde. Plusieurs pays ont des installations nucléaires, et on ne les menace pas d'attaques.

Selon les autorités états-uniennes, quiconque altère la liberté de navigation dans un détroit international est clairement en dehors de la communauté des nations et toute perturbation ne sera pas tolérée. Pourtant, ce sont les États-Unis et Israël qui semblent être en train de perturber le Moyen-orient avec leur attitude impérialiste et leur insistance à étouffer économiquement l'Iran.

Les États-Unis et Israël ont intensifié dans le dernier mois les sanctions sur le programme nucléaire iranien, et maintenant envisageraient une frappe préventive contre les installations nucléaires iraniennes.

Tout ça ne sent pas très bon. Les États-unis et Israël n'acceptent pas que l'Iran puissent fabriquer de l'électricité grâce au nucléaire ou encore utiliser le nucléaire à des fins médicales, mais ces mêmes pays se permettent de posséder des armes nucléaires.

Rappelons que les États-Unis est le seul pays  à avoir utilisé des armes nucléaires dans toute l'histoire de l'humanité. Cela est sans parler qu’Israël continue à coloniser les territoires palestiniens en total irrespect et contre les décisions onusiennes.

Parfois on se demande contre qui le reste du monde devrait faire des frappes préventives, alors que l'attitude de Washington et de Jérusalem est propice  à créer un chaos insoutenable.

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