30/12/2011 01:31:12
Opportunité d'affaires. IBM prospecte au Cameroun
Même si le pays ne figure pas dans la short list des nations africaines éligibles pour accueillir le géant américain, Marilyn Denise Johnson sa vice-présidente en charge du développement des marchés, pense néanmoins que le Cameroun a des atouts non-négligeables. La démonstration a été faite au cours d’une conférence qu’elle a animée à Douala le 20 décembre 2011.
Le Messager
TEXTE  TAILLE
Augmenter la taille
Diminuer la taille

Même si le pays ne figure pas dans la short list des nations africaines éligibles pour accueillir le géant américain, Marilyn Denise Johnson sa vice-présidente en charge du développement des marchés, pense néanmoins que le Cameroun a des atouts non-négligeables. La démonstration a été faite au cours d’une conférence qu’elle a animée à Douala le 20 décembre 2011.

Invitée pour quelques jours au Cameroun par la leader politique Edith Kah Walla du Cameroon people’s party (Cpp) Marilyn Denise Johnson, vice-présidente Market development à International business machines (Ibm), en a profité pour explorer les possibilités de développer les produits et services du géant américain de l’informatique de manière officielle au Cameroun. En Afrique, vingt et un pays dont le Ghana, le Nigeria, la Tanzanie et le Kenya figurent entre autre parmi les heureux élus désormais ouverts à Ibm classé septième des plus importants groupes  aux Etats-Unis d’Amérique.

Selon des informations puisées à bonnes sources, ces pays ont des indicateurs positifs en matière de bonne gouvernance, de démocratie, des droits de l’Homme, de la langue anglaise etc. Le Cameroun, apprend-on de cette source qui a recueilli l’anonymat, ne rempli pas (à quelques différences près) la charte de ces éléments déterminant au choix d’Ibm. Malgré ce handicap, à en croire Marilyn Johnson, le pays de Paul Biya regorge des atouts à explorer et à mettre en exergue pour le développement du pays.

C’est l’objet de l’ambition de Kah Walla. « Même si notre pays ne fait pas partie de la liste des vingt et un, nous sommes convaincus que le Cameroun peut être une opportunité d’affaires juteuses», a-t-elle indiqué. Ce point de vue est partagé par Edward Gallagher, consul américain à Douala présent sur le présidium du Gicam lors de la conférence. «Le Cameroun a un potentiel sérieux pour mon pays. Ce qui explique la présence d’un consul et d’une ambassade dans le pays. Avec des augmentations de l’ordre de 75% des échanges des Etats-Unis vers le Cameroun et de 20% du Cameroun vers les Etats-Unis», a-t-il expliqué. Poursuivant, il a encouragé une implication et une priorisation de l’approche genre. Avis tout aussi partagé par l’«amie » de Kah Walla, Marilyn Johnson, qui estime que le Cameroun ne doit pas rester en marge du développement du marché d’Ibm. Les motivations : «la jeunesse de la population qui constitue une ressource humaine à même d’accompagner cette demande de développement ; la population en zone urbaine importante encline aux technologies de l’information ; une classe moyenne dynamique ; les réserves du sous-sol riches et abondantes ; le bilinguisme.» Au regard de ces atouts, la vice-présidente Market development affirme que « Ibm est prêt à mettre ses pieds au Cameroun et travailler dans la durée.»

Mais avant, il faut comprendre et étudier les réalités du marché de façon minutieuse. Il faut éviter de se tromper et se rassurer de l’augmentation du chiffre d’affaires. Cela passe par une amélioration des conditions de vie des populations et là-dessus, fait savoir Mme Johnson, « la technologie a un rôle important à jouer ». Toujours de son avis, il est possible de faire mieux en matière de technologie. La panacée, «impliquer les femmes dans la promotion des Tic qui est une ressource naturelle inégalable ; être courageux dans les approches et être ouvert au monde par la toile (avoir les sites web).» Ibm après avoir identifié les stratégies à adopter pour une clientèle de grande envergure, compte offrir comme produits, des logiciels, des serveurs, des stockages, des produits de sécurité, des pièces détachées, des systèmes d’impression infoprint.

Jacques Willy NTOUAL

Publicité
Publicité

comments powered by Disqus
Publicité
Autres actualités
Plus populaires

PUBLICITE