29/07/2009 12:48:21
France-Cameroun : Le retour en force de la France...
La rédaction de La Nouvelle Expression dépeint les derniers développements de la branche camerounaise de la Françafrique.
La Nouvelle Expression
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ETOUDI (1): LE RETOUR EN FORCE DE LA FRANCE ...

Comme nous l’indiquions il y a quelques jours, la récente visite officielle effectuée en France par le président camerounais était largement dominée par les affaires économiques. Au lendemain de ce séjour présidentiel, la France entend, plus que jamais, revenir en force au Cameroun, avec une présence renforcée des entreprises françaises. Selon toute vraisemblance, Paul Biya n’a pu résister à l’offensive des autorités françaises dont certaines n’ont jamais véritablement compris que des privatisations dans les secteurs clés de l’énergie ou de l’eau aient échappé à la « mère patrie ». Un « pacte colonial » qui, en réalité, ne rend pas service au pays, d’autant que ces entreprises ne sont pas toujours compétitives pour faire face aux autres multinationales. Il ne fait l’ombre d’aucun doute que le président Nicolas Sarkozy a réussi son coup, lui qui a dû monter les enchères en programmant, puis en annulant, la visite officielle qu’il devrait effectuer au Cameroun cette année, avant d’envoyer, en mai, le Premier ministre François Fillon pour «une visite de prospection économique». Selon des sources, la France qui a vu son influence baisser d’un cran ces dernières années entend, plus que jamais, se repositionner, alors que les autres pays, à l’instar des Etats-Unis et de la Chine, n’ont eu de cesse d’afficher leurs ambitions. Selon des sources proches du dossier, la prochaine commission mixte entre la France et le Cameroun devrait permettre de canaliser les grandes lignes de cette coopération, et ce n’est pas un fait du hasard si la rencontre entre le chef de l’Etat et le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, s’est déroulée hors caméra, les journalistes ayant été autorisés à filmer seulement l’arrivée du président Biya au Quai d’Orsay, ainsi que la poignée de mains avec le maître des lieux.
 
ETOUDI (2): APRES LA FRANCE, PAUL BIYA LORGNE LES ETATS-UNIS…
 
 
Selon nos informations, le président de la République, qui vient de boucler une visite officielle de quatre jours en France, serait dans une optique de lobbying rarement manifesté par l’homme du Renouveau en vingt-sept années de magistrature suprême. Malgré des sons discordants observés au cours de cette visite, où des activistes ont tout fait pour saboter la présence de Paul Biya en Hexagone, ce serait plutôt un homme requinqué que des proches ont découvert au terme de cette visite. Visiblement, les échanges avec les milieux d’affaires français ont de quoi rassurer le chef de l’Etat camerounais, lui dont l’homologue Nicolas Sarkozy aurait dit des choses agréables, non sans cependant d’œuvrer pour plus de démocratie et de droits de l’homme au Cameroun. Fort de ce « succès », le chef de l’Etat, qui ne devrait regagner le pays qu’au mois d’août, sauf changement de dernière minute, mettrait actuellement à profit cette présence européenne pour continuer un lobbying qui pourrait se solder par une rencontre au sommet avec le président américain Barack Obama, en septembre. Selon des informations réputées crédibles, les autorités camerounaises seraient sur une offensive tous azimuts dont la finalité est de véhiculer une meilleure image du pays en Occident notamment. C’est dans cette perspective que, dans les prochaines semaines, le Cameroun pourrait activement initier une exposition aux Nations unies, où il serait question de vendre le pays à l’étranger et attirer de nombreux investisseurs au pays. Le programme prévoit notamment une implication du secrétaire général des Nations unies. Le Coréen Ban Ki-moon qu’on dit être frappé par l’histoire et les richesses culturelles du Cameroun, aurait donné son accord pour participer à cette manifestation qui devrait avoir lieu en marge de l’Assemblée générale de l’Onu. Aux dernières nouvelles, la première dame, Chantal Pulchérie Biya, ne serait plus assez motivée pour faire venir la star américaine Paris Hilton, dont les excentricités en font un personnage plutôt très controversé pour ne pas en dire davantage, au Cameroun.
 
 
ETOUDI (3): PAUL BIYA POURRAIT REVOIR SA STRATEGIE DE COMMUNICATION
 
 
La visite officielle effectuée la semaine dernière par le chef de l’Etat en France, ponctuée notamment par le tête-à-tête au palais de l’Elysée avec son homologue français, Nicolas Paul Stéphane Sarkozy, pourrait servir de matière à réflexion pour le numéro un camerounais. Selon des informations glanées dans l’entourage présidentiel, il se dit que Paul Biya n’aurait pas été totalement satisfait de la communication faite autour de cette visite officielle. S’il est vrai que le président de la République multiplie des contacts actuellement, aussi bien avec les milieux d’affaires que dans les milieux politiques français, tout laisse croire que des actions de lobbying en cours ne seraient pas l’œuvre de ses « sorciers blancs » en communication. Il s’agit en l’occurrence de Patricia Balme, directeur général du cabinet de communication éponyme, situé dans la capitale française et conseillère attitrée en communication du président de la République, de même que son alter ego ou rival, Stéphane Fouks, directeur général de l’agence internationale de communication Euro Rscg World Wide.  Ceux qui ont la prétention de connaître le chef de l’Etat camerounais l’ont souvent présenté comme quelqu’un insaisissable et d’imprévisible. Une présentation a priori caricaturale, mais qui s’est souvent révélée réelle, tant il est vrai que Paul Biya a souvent mis en déroute ceux qui le côtoient depuis soixante-seize ans. Selon des sources généralement bien informées, le président de la République aurait décidé de donner une nouvelle dimension à la communication, tout au moins la gestion de son image à l’étranger. Pour l’instant, difficile de savoir avec exactitude la décision que prendra le chef de l’Etat, bien qu’à défaut de congédier les « deux incompétents » cités, « l’homme-président » pourrait réduire leur marge de manœuvre. Du coup, d’aucuns dans son entourage pensent que le président de la République pourrait faire appel à des grands noms de la publicité et de la communication, à l’instar de Jacques Seguela, cet « évènementialiste » qu’on dit être à l’origine du concept « Homme-lion » lors de la présidentielle de 1992, alors que le régime au pouvoir à Yaoundé, incarné par Paul Biya, était au plus mal avec la contestation populaire due à l’ouverture démocratique.
 
 
ETOUDI (4): BOLLORE EN PISTE POUR LA REPRISE DU CHANTIER NAVAL ET INDUSTRIEL DU CAMEROUN?
 
 
De sources généralement bien informées, on apprend que la situation peu reluisante que traverse le Chantier naval et industriel du Cameroun (Cnic) pourrait connaître une évolution pour le moins imprévisible. Cette entreprise publique, considérée il n’y a pas longtemps comme l’un des fleurons de l’industrie camerounaise, est en train de perdre de sa superbe, au nom d’une maffia qui ne dit pas son nom. Comme La Nouvelle Expression a eu à le relever depuis quelque temps, des entrepreneurs français, avec l’appui de leur gouvernement, entendent faire main basse sur les secteurs porteurs de l’économie nationale, dans la perspective des privatisations. Même s’il est trop tôt pour l’affirmer de manière définitive, on peut, sans peur de se tromper, indiquer que Paul Biya est tenaillé par les autorités françaises qui entendent, plus que jamais, renforcer leur influence sur les comptoirs coloniaux. C’est dire qu’à la faveur des entretiens entre le chef de l’Etat camerounais et son homologue français, Nicolas Sarkozy, le numéro un du pays des « Lions indomptables » aurait fait un certain nombre de promesses qui ne tarderont pas à se manifester. Ce serait dans cette optique que l’un des plus influents représentants des intérêts français au Cameroun et en Afrique francophone, Vincent Bolloré, serait, d’après des indications, déterminé à faire une entrée fracassante dans les constructions navales et industrielles. Des analystes font observer que le Chantier naval et industriel du Cameroun avait atteint un niveau de développement enviable, lorsque Zaccahaus Forjindam assumait les fonctions du directeur général. Ce dernier est incarcéré depuis quelques mois à la prison centrale de Douala, dans le cadre de la campagne d’assainissement dans la haute administration publique, plus connue sous l’appellation « Opération épervier ». Selon toute vraisemblance, l’actuel directeur général, Antoine Bikoro Alo’o, aurait du mal à maîtriser l’outil de production. En témoigne la chute drastique du chiffre d’affaires. Comme on peut aisément l’imaginer, une telle forfaiture ne peut se réaliser qu’avec des complicités internes, ce qui suppose l’existence d’un réseau à la solde d’intérêts occultes.
 
 
SERAIL (1): DES MARINS AMERCAINS ET FRANÇAIS ATTENDUS A BAKASSI ?
 
 
Selon des sources sécuritaires, des marins américains et français pourraient séjourner dans les prochains jours à Bakassi, dans le cadre d’une mission de contrôle. La présence des fins limiers des deux armées interviendrait à quelques jours de la célébration du premier anniversaire de la rétrocession de la péninsule de Bakassi au Cameroun par le Nigeria. Toutefois, contrairement à ce que d’aucuns avaient indiqué dans les cercles du pouvoir, Paul Biya ne devrait pas effectuer le déplacement de Bakassi, encore que, d’après les autorités camerounaises, il ne s’agit pas d’organiser des manifestations bruyantes comme d’aucuns avaient suggéré dans les cercles du pouvoir. Selon des informations non confirmées, le président camerounais pourrait rencontrer son homologue nigérian Umaru Musa Yar’Adua, bien qu’aucune indication précise n’ait encore été donnée sur le lieu de la rencontre. Certaines sources proches du dossier pensent que la rencontre entre les deux hommes d’Etat pourrait avoir lieu en marge de l’assemblée générale des Nations unies, en septembre, ceci en présence du secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon. Toutefois, la présence des navires de guerre américains et français dans cette partie du pays ne saurait se limiter aux préoccupations sécuritaires du Cameroun, étant donné que les deux pays ont de nombreux intérêts dans le Golfe de Guinée, une zone qui fait face à une insécurité grandissante du fait des activités des mouvements rebelles qui sévissent notamment du coté du Delta du Niger, au Nigeria.

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