29/07/2009 14:11:26
Présidentielle de 2011 : Owona Nguini, candidat de la société civile
Le comité national de lutte contre l’inertie, une Organisation de la société civile (Osc) a jeté son dévolu sur le fils d’un ancien ministre.
Le Messager
TEXTE  TAILLE
Augmenter la taille
Diminuer la taille

Initiative du Comité national de lutte contre l’inertie, la question d’une candidature de Mathias Eric Owona Nguini alternative à celle de Paul Biya en 2011 reste et demeure une préoccupation centrale pour cette organisation de la société civile camerounaise. Les signataires de la déclaration de la commission nationale pour l’investiture du professeur Mathias Eric Owona Nguini rendue publique le 28 juillet 2009 y croient dur comme fer. C’est sur radio Venus, (émettant à Yaoundé) que les Yaoundéens disent avoir appris cette nouvelle pour la première fois le samedi 25 juillet courant dans l’après-midi. Puis le dimanche d’après sur Sky one radio au cours de l’émission Sky Forum qui est l’une des principales émissions de débat politique de la capitale.

Les artisans de cette initiative ne sont autres que Mbombog Mbog Bassong, égyptologue, planétologue initié dans la confrérie du Mbog des Bassa du Cameroun et Joseph Marie Eloundou, président du Comité national de lutte contre l’inertie et président de la coordination pour la défense de la démocratie et de la constitutionnalité. « La société civile camerounaise est consciente de sa responsabilité historique face aux défis qui interpellent le destin de notre très cher et beau pays. Elle est également soucieuse de trouver une réponse satisfaisante, objective et sans complaisance aux appels pressants du peuple camerounais et à son interrogation angoissée à savoir qui peut remplacer Paul Biya? », indique dès les premières lignes, ladite déclaration.

Cette société civile justifie le choix de Owona Nguini non par l’érudition et la pertinence avec laquelle le « candidat » colonise les espaces de pensée sur les médias, mais davantage par le courage et l’engagement de celui qui, malgré sa qualité de fils de ministre, a su rester proche des pauvres. La déclaration qui le propose comme le candidat de la société civile camerounaise, précise qu’il s’est lancé dans une croisade contre le pouvoir éternel (allusion faite à la modification de la Constitution). Iconoclaste, ce brillant universitaire n’avait pas signé le mémorandum des professeurs d’université en 2004 soutenant la candidature du Renouveau au pouvoir depuis 22 ans. Supporter inconditionnel des Lions Indomptables, il s’est récemment illustré comme un fervent pourfendeur d’Elecam. Coordonnateur scientifique de géopolitique à la Fondation Paul Ango Ela, Eric Mathias Owona Nguini a-t-il été informé d’une telle situation ? « C’est vous qui m’informez de l’existence d’un tel document. Je reste dans l’expectative. J’observe en attendant de voir jusqu’où cela va aller », répond-il au téléphone, le ton embarrassé.

Première candidature indépendante ?


Joints au téléphone, les autres leaders de la société civile ont des avis partagés. Pour Hilaire Kamga, secrétaire permanent de la plate-forme de la société civile pour la démocratie « le problème à l’heure actuelle n’est pas celui des candidatures. Il s’agit de préparer un consensus autour des grandes préoccupations du peuple qui n’a que trop souffert. Pour le reste, il s’agit de liberté. Chaque citoyen est libre de se porter candidat à une élection de son choix». Pauline Biyong quant à elle déclare qu’elle n’a personne à proposer. Pour la Directrice de publication de La Cité, la jeunesse africaine doit s’abreuver à la source des grands leaders comme Sarkozy et Obama qui prêchent par leur sens de courage et de responsabilité dans le cadre du nouveau leadership mondial.

Cette candidature, si elle venait finalement à fédérer l’ensemble de la société civile et recueillir l’assentiment du concerné, souffrirait quand même d’un gros handicap : il faudrait encore qu’elle puisse réunir cinq cent (500) signatures de personnalités et autorités traditionnelles sur tout le territoire national à raison de dix (10) par région. A cause de ce difficile obstacle, les trois dernières élections présidentielles (1992, 1997 et 2004) n’ont jamais enregistré de candidature indépendante. Sera-ce la première ? 

Pierre-Marie DJONGO

Publicité
Publicité

comments powered by Disqus
Publicité
Autres actualités
Plus populaires

PUBLICITE