04/01/2012 03:38:30
Mercenariat: Comment Pauline Simonet a tenté de déstabiliser le Burundi (Vidéo)
Bon à savoir: Pauline Simonet remplissait une mission commandée par Alexis Sinduhije, le vrai fondateur du Fronabu Tabara...
Nyabusorongo
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France24  a envoyé une journaliste-mercenaire au Burundi avec la mission de pondre une propagande visant à destabiliser le gouvernement en place. Dans ce reportage nous y trouverons les mêmes ingrédients qu'en Libye et en Syrie. Vous y verrez une FNL (force nationale de la Libération), précisons qu'en Syrie c'est l'ASL créée en turquie.

Cette FNL est dans le marquis. Pour la rencontrer il faut 2 jours de marche... Chez France24 ils arrivent à être dans les bons coups, souvenez-vous en Libye lors de la prise de Tripoli, France24 nous avait présenté le nouveau gouverneur des armées de la Libye, qui était resté dans le secret tout au long des combats. Ce même gouverneur membre d'Al-quaida est aujourd'hui au coté de l'ASL...

Elle cherchait le prophète, elle a trouvé le gardien des vaches !

Le rendez-vous était fixé. C’était un bon soir, sur écran. Ce jour- là, je m’en souviens, les gens s’étaient agités. Dans une ville où les bars sont pleins à craquer jusqu’à minuit, les cafés s’étaient vidés, chacun se hâtant d’aller « chez lui », voir de ses propres yeux, entendre de ses propres oreilles, cette personne qui a pris le courage d’affronter le taureau par les cornes, bref, ce courageux monsieur qui voulait prendre d’assaut la ville aux abords du Tanganyika.

Hélas, le signal n’était pas au rendez-vous. Du moins France 24 était « out of service ! » sur le territoire burundais. Par contre, les plus déterminés, internautes, ont pu voir quelques images. Surprise ! Ils attendaient un Kabirigi (petit belge sic !), hutu, mais ont été servis, sur un plateau vingt-quatre fois francisé, d’un tutsi, un certain Moïse.

Pas celui du désert aride, quarante ans guide des hébreux, mais un autre « Moïse», celui des hauteurs verdoyantes, quatre ans au milieu des vaches «à la recherche de pâturages». Par-delà le désert, Moïse, le vrai, parvint sur la Montagne de Dieu, l’Horeb et y rencontra Yahvé, le Dieu Tout Puissant. Pauline Simonet, par-delà la Tour d’Eiffel, à la recherche du prophète, rencontra un certain Moïse.

Il s’occupait des vaches ! Le « général » Moïse lui, avait quitté les hauteurs de Muranvia. Il était parvenu sur la montagne de Gongwa. C’est là que, quelques 4 ans après, il devait rencontrer Pauline.

Un rebelle Munyamulenge contre le Burundi ?

Dans ce « scoop », un maquisard aux traits tutsis se présente aux téléspectateurs. Il dit s’appeler Moïse, pardon ! Général Moïse. Il affirme avoir quitté l’armée burundaise en 2006.

Faux!, protestent ceux qui ont vu l’élément vidéo. Sacrilège ! S’exclament ceux qui connaissent la configuration géopolitique burundaise : l’exhibé n’est pas Burundais. Il est rwando-congolais. Un Munyamulenge. Cela saute aux yeux. L’interlocuteur de Simonet ne peut même pas s’exprimer en français, langue officielle du Burundi. Plus grave, il parle Kinyarwanda, pas kirundi.

Le Gouvernement burundais, par le biais de son porte-parole, demande à la journaliste de France 24 des excuses. Excuses que le Gouvernement de Pierre Nkurunziza n’obtiendra peut-être pas car Pauline Simonet campe sur ses positions, persiste et signe : « Je respecte les autorités burundaises, mais il n'y a pas question de m’excuser sur un reportage tourné sur les faits ». Quels faits ? Le Témoin Nyabusorongo a procédé aux investigations pour déterminer ces faits sur lesquels Pauline Simonet a tourné son reportage.

Mission commandée

Pauline Simonet remplissait une mission commandée par Alexis Sinduhije, le vrai fondateur du Fronabu Tabara. Le contact dont elle parle dans son reportage a été fait par Gratien Rukindikiza, oncle d’Alexis Sinduhije. A quel prix ? Cela nous l’ignorons encore mais elle savait pertinemment que Général Moïse ne s’appelle pas Moïse. Elle savait bel et bien que le rebelle interviewé n’était pas burundais mais rwando-congolais. Elle savait également que Fronabu Tabara n’est pas dirigé par la personne rencontrée dans les plateaux du Minembwe en République Démocratique du Congo.

Général Moïse ?

Le chef rebelle présenté par Pauline Simonet ne s’appelle pas Moïse. Il n’a jamais été Général. Il s’appelle plutôt Mutoni Claude, alias Gasongo.

Dans un passé récent, il était un élément de la garde du colonel James Shyaka. Celui-ci est actuellement commandant en second du secteur opérationnel 6, près de Tchivanga, aux environs de la ville de Bukavu. Depuis 2004, Mutoni Claude est dans les rangs des Forces Républicaines Fédéralistes (FRF) qui opèrent principalement dans la province Kivu en République Démocratique du Congo. Il portait, en 2004, le grade de Sergent. Aujourd’hui, il fait partie de la cinquantaine de soldats de Richard TAWIMBI et porte les gallons de Sous-lieutenant. Voici donc le « général » découvert par Pauline Simonet.


Sévérine Toche / Bapfekurera

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