07/01/2012 05:33:19
Belles Lettres. Kum'a Ndumbè III « réchauffe » les Nouvelles interdites
Un recueil de neuf nouvelles, comme l’indique le titre, rédigées entre 1970 et 1975 et publiées en 1978 en France. En avril 2011, sous les feux d’artifice des 50 ans d’indépendance des pays d’Afrique francophone, des remous socio-politiques du printemps arabe, de soubresauts en Côte-d’Ivoire et en Libye, des interventions directes de l’Otan  en Afrique, l’auteur revisite son livre qui, selon lui, reste d’une brûlante actualité.
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« Nouvelles interdites », c’est l’un des nombreux ouvrages du prince Kum’a Ndumbè III, promoteur de la Fondation Afric Avenir International. C’est un recueil de neuf nouvelles, comme l’indique le titre, rédigées entre 1970 et 1975 et publiées en 1978 en France. En avril 2011, sous les feux d’artifice des 50 ans d’indépendance des pays d’Afrique francophone, des remous socio-politiques du printemps arabe, de soubresauts en Côte-d’Ivoire et en Libye, des interventions directes de l’Otan (Organisation du traité de l’Atlantique Nord) en Afrique, l’auteur revisite son livre qui, selon lui, reste d’une brûlante actualité.

Alors décide-t-il de rééditer ce livre et de le faire distribuer aussi bien au Cameroun, en Afrique, en Europe et en Amérique du Nord. Mais pourquoi la réédition de Nouvelles Interdites ? Réponse du prince Kum’a Ndumbè III : « parce que la vérité est nécessaire à la démarche historique de notre peuple. A l’heure des grands affrontements sur le continent africain, des complots et des trahisons, à l’heure des marchandages sordides de certains gouvernants  avec des puissances étrangères fossoyeurs de l’Afrique, à l’heure des répressions barbares perpétrées par des Africains contre des Africains, du muselage de nos peuples, de la désintégration galopante de nos sociétés, l’homme d’Afrique se doit de crier tout haut la vérité sur les bouleversements qui affectent son continent. C’est son devoir le plus absolu. Mais justement, sous nos cieux, l’index frappe la vérité comme la foudre s’abat sur l’arbre. C’est pourquoi dans nos contrées, on peut parler de tout, vraiment de tout, sauf de ce qui nous concerne. Les médias diffuseront des informations sur le monde, raconteront des contes et histoires des temps, couvriront d’un silence sanglant les Nouvelles de notre temps, nouvelles interdites ».

Nouvelles interdites. L’ouvrage révèle le talent de conteur de son auteur. La pugnacité et la perspicacité de l’historien qu’il est. Des talents qu’on a pu apprécier dans chacun de ses livres. Mais  aussi sa passion pour son pays : le Cameroun, son continent : l’Afrique, le théâtre où s’exerce toutes les convoitises et violences des nations de l’Otan. A travers des personnages tels que le vieux Momba, la jeune Kala, jango le voleur d’occasion, le petit Moussa, le commandant Bilila, le jeune Matlala et autres, ce livre plonge ou replonge le lecteur dans les tribulations camerounaises et africaines des années 70 pour mieux comprendre celles de nos jours. Une question qui me vient à l’esprit : sortirons-nous un jour de l’ornière ? A chacun son appréciation.

Nouvelles Interdites ! Kum’a Ndumbè III, éditions Afric Avenir/ Exchange Dialogue, Douala, Berlin, Vienne, 2011, 141 pages, 7 500 Fcfa en zone Cemac et 14,90 Euro.

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