08/01/2012 02:46:14
Quelle leçon retenir de l'agression de monsieur Léon Kengo wa Dondo ?
...Dans l’avenir, les combattants devront penser à une sanction plus adapté qui changera totalement la façon de penser de ces aventuriers qui se cramponnent au pouvoir en RDC.
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Léon Kengo Wa Dondo,président du sénat,RDC

Les autorités congolaises doivent savoir que si elles sont maîtres à Kinshasa, elles sont aussi vulnérables en dehors de leur pays ; surtout lorsqu’elles doivent venir en occident où la liberté et l’égalité sont les premières valeurs.

Le monde entier suit leur comportement en RDC et, la diaspora congolaise encore plus parce qu’intéressée. Elles sont tout simplement sadiques lorsqu’elles tuent même devant les caméras de télévision des médias étrangers. Tout le monde a vu comment est-ce que les militaires de la garde présidentielle tiraient sur les manifestants venus accueillir le candidat Etienne Tshisekedi à l’aéroport de N’djili. Suite à leur brutalité face au peuple vulnérable et non armé et, par le fait qu’elles maintiennent ce même peuple dans la misère sans repartir harmonieusement la richesse que nos aïeux nous ont léguée, les congolais ont dû quitter le pays en masse pour se mettre à l’abri à l’étranger. Ils ont demandé asile à travers presque tous les pays du monde, surtout dans les pays européens.

En fuyant le pays, ils ont laissé les autorités en paix. Mais, il est clair que ce séjour européen du congolais et sa demande d’asile se passent très mal. Parce que contrairement aux autres peuples qui sont aussi venus demander asile en Europe, les congolais se sentent les moins aimés et ne savent pas pourquoi. Ils ne sont pas contents de l’état dans lequel on les maintientdans ces pays qui frise la prison ou l’esclavage de triste mémoire. Alors que le congolais aime vivre. Dans ces conditions, le besoin ou le souhait pour un grand nombre des congolais est de rentrer au pays et participer à sa construction. C’est ce qui explique l’intérêt qu’ont actuellement les congolais sur la politique de leur pays.

Pour eux, c’est Tshisekedi qui est l’enfant qui pays qui peut comprendre leurs desideratas. Il a vécu avec eux et il connaît la réalité de son pays. Kabila que les occidentaux nous imposent refuse de s’identifier en congolais. Il parle de « votre pays ». Il n’a jamais tenu un discours mobilisateur en lingala, la langue qui unit tout le peuple congolais. Et, il n’est pas prêt à s’amender.


Pour les congolais, comme ils ont fui leur pays, un milieu qui leur est cher et qui leur donne l’envie et le bonheur de vivre, ceux qui les empêchent d’y retourner ne doivent pas les offenser dans leur milieu d’accueil qui les agresse sur tous les plans : climat, administration, et autres contraintes de vie. C’est par cette offense qu’il faut comprendre et interpréter l’agression des autorités qui viennent en occident. Pour eux (congolais), ces autorités de défi doivent se contenter de la paix qu’on leur a laissé et ne pas nous suivre ici où nous sommes venus nous réfugier. La venue des autorités congolaises en occident est une offense. Surtout en cette période de crise postélectorale marquée par la contestation des résultats aux présidentielle et législatives du 28 novembre 2011, la présence d’une autorité congolaise (non élue en RDC) ou de son collaborateur est considérée comme un affront par les congolais de la diaspora.

La venue de KengowaDongo en Belgique et en France signifie qu’il y a sourd d’oreille de la part de l’autorité congolaise qui refuse de faire une bonne lecture et, à juste valeur,de la réaction des congolais à travers le monde depuis le 6 décembre 2011. Plus rien ne sera comme avant ! C’est une guerre ouverte entre l’autorité imposée en RDC et le peuple congolais meurtri. Kengo doit, désormais, savoir qu’il n’a plus la liberté de venir se promener en Europe sans affronter les combattants. 

En ce qui concerne l’explication que l’on donne à ce terme ou appellation « combattants », il est aberrant de penser comme l’a écrit un journaliste français que les combattants sont des partisans du candidat malheureux à la présidentielle congolaise, monsieur EtienneTshisekediwaMulumba. Cette explication est très simpliste. C’est pour cela que nous disons qu’il y a un refus manifeste de prendre les congolais au sérieux. En bien, les combattants sont tout simplement des congolais épris  de la volonté ferme de participer ou de contribuer à l’indépendance du Congo RD. Ils n’ont rien à avoir avec monsieur  Etienne Tshisekedi encore moins avec son parti, l’UDPS. Si la majorité rationnelle des congolais soutiennent Tshisekedi comme président, c’est parce que c’est lui qui a été élu par le peuple congolais. Les résultats publiés par la CENI  et la CSJ ne sont que factices.

Kengo a pris les choses à la légère parce qu’il ne veut pas affronter la réalité en face. Dans la culture congolaise, on ne frappe pas son père qui est la première autorité à laquelle on doit du respect ; encore moins le chef. Lorsque l’autorité du chef est bafouée, il doit abdiquer. Ils le savent mais, ils veulent se maintenir au pouvoir par la farce et gouverner par défi. Cela ne marche pas. Il est temps de quitter ce groupe dénoncé par le peuple pour ne pas subir les humiliations les plus atroces.

Ne demandez pas aux congolais d’accepter l’inacceptable !

Par exemple, monsieur Alexis Tambwe Mwamba est ministre depuis une trentaine d’année. On ne sait pas et on ne se rend pas compte de son impact positif dans les gouvernements successifs auxquels il participe. Cela est-il normal dans un pays qui regorge plusieurs milliers d’intellectuels plus compétents que lui ? Pour lui, le poste du ministre est devenu une carrière. Ce n’est pas normal ! Soyons un peu sérieux ! Il n’y a pas que lui qui peut être ministre.  Il a d’ailleurs un diplôme de licence de l’université du Burundi qu’il a obtenu pendant qu’il était déjà ministre. Quand a-t-il fait ces études et quel crédit voulez-vous que les congolais accordent à ce diplôme ?

Les Mobutistes ont commis des erreurs qui ne servent pas de leçon aux Kabilistes. Ils ne se sont pas donnés la peine de lire et comprendre les closes de la convention de Génève. Un point essentiel est que les membres d’un gouvernement qui persécute son peuple n’ont pas droit à l’asile un fois que le gouvernement tombe ! Tambwe qui semble être le plus expérimenté des ministres du gouvernement actuel et qui a les affaires étrangères dans ses fonctions a encore beaucoup à apprendre dans le cadre de la sécurité des membres du gouvernement d’un pays tiers en déplacement dans un autre pays. Il condamne la France pour n’avoir pasassuré la sécurité à monsieur Kengo lors de son déplacement en France sans savoir que ce dernier était en visite privée et que ce déplacement n’a rien à avoir avec la responsabilité du gouvernement français sur ce qui lui est arrivé.Demeurer des années durant au gouvernement et ignorer certaines règles élémentaires de sécurité, c’est grave. Il oublie que la France un pays qui respecte les droits de l’homme. Il oublie que même Sarkozy a été agressé par un citoyen français dans un pays où il est le président de la République !

Ces individus au pouvoir à Kinshasa pensent seulement qu’ils n’ont pas de compte à rendre au peuple. Ils se comportent en gangsters sans considération des autres ni de l’évolution des temps ! Ils savent que venir en Europe en ce moment est un affront mais, ils prennent la menace des congolais à la légère parce qu’ils savent que c’est un peuple pacifique. Ils continuent à jouer avec le feu et minimisent la colère qu’ont les congolais actuellement sur cette bande des voyous.

Pour revenir à l’agression de Kengo, il doit demander à Mende et Tambwe comment ils ont fait pour venir en Europe et échapper au lynchage. Les autorités qui sont en RDC  n’ont pas été élues par le peuple congolais. Elles ne sont pas légitimes et refusent de comprendre ce que ce même peuple veut. Elles doivent savoir que leur espace de vie reste restreint : seulement la RDC. L’espace en dehors de la RDC est réservé au peuple congolais qui est  maltraité sur son sol. Le lynchage est la moindre sanction qui peut être infligée aux sanguinaires. Dans l’avenir, les combattants devront penser à une sanction plus adapté qui changera totalement la façon de penser de ces aventuriers qui se cramponnent au pouvoir en RDC.

Le compatriote,

Chrysostome Mukila Kamba.

Envoyez vos réactions à mukilakamba@yahoo.fr

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