09/01/2012 13:07:36
Kabila n'a pas gagné les élections. Donc, il ne peut pas diriger la RDC.
Il y a des signes qui ne trompent pas. Les signes de la défaite du pouvoir en place.
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Les signes de la défaite du pouvoir en place.

Il y a des signes qui ne trompent pas. Lorsqu’on est vainqueur ou on réussit à un concours, on l’exprime par la joie. Cela n’est pas arrivé dans le chef du comportement du président sortant, ni de son entourage à l’annonce des résultats. Son état-major était tétanisé au lendemain du scrutin parce que les résultats affichés dans les bureaux de vote parlaient d’eux-mêmes. C’est seulement quatre jours après le scrutin que les collaborateurs du régime Kabila ont retrouvé leur arrogance habituelle. Mais, comme nous avons dit, il y a des signes qui ne trompent pas. Car, la psychologie humaine est fidèle à un certain nombre des valeurs en fonction de son éducation, de sa formation et d’autres éléments qui ont permis sa construction en tant qu’homme. La psychologie agit aussi sur la conscience. Vous pouvez contrôler le conscient mais, il en restera toujours quelque chose dans le subconscient !

KabilaAprès le dépouillement et l’affichage des résultats dans les bureaux de vote le 28 et le 29 novembre 2011, il ya eu une panique générale dans le camp du pouvoir sortant. Les cadres du parti présidentiel, le PPRD se sont terrés chez eux. Certains avaient déjà planifié la fuite de leurs familles.Dans la population, une liesse générale au vu des résultats affichés en faveur d’Etienne Tshisekedi. Cette liesse sera stoppée par la suspension du service sms, seul moyen par lequel les uns et les autres pouvaient communiquer. Pour mettre vraiment fin à cette liesse, il y a eu militarisation des rues de toutes les grandes villes. Comment pouvez-vos comprendre qu’on ait gagné les élections en déployant des chars de combat contre une population désarmée à la place de se réjouir?

Parmi les signes qui ne trompent pas, il y a cet article de Colette Braeckman du 29 novembre 2011, le lendemain du scrutin, qui parle du « vote sanction » et du « sphinx de Limete qui a fait mouche ». Cette Colette Braeckman qui transforme un papier manuscrit en livre semble défendre une autre cause aujourd’hui. Son revirement ressemble à une remise en ordre par un coup de bâton magique. Peut-elle, en toute honnêteté, nous dire si ce n’est pas Tshisekedi qui a gagné les élections, pourquoi a-t-elle rédigé cet article en ces termes ? Elle a été sur terrain et elle sait que c’est Etienne Tshisekedi qui a gagné la présidentielle au Congo.

La vérité est têtue. Même si vous l’étouffez, elle finit par vous suivre et se faire entendre. Colette Braeckman qui, à force d’accumuler dans sa mémoire des mensonges qu’elle transforme en vérité et vice versa, ne sera pas étonnée de se voir un jour devenir folle. Il naîtra en elle un conflit de jugement entre sa conscience et son expérience. Parce qu’elle déverse beaucoup des contre-vérités dans la presse belge qui, à son tour, les partage avec d’autres agences de presse à échelle internationale. Il n’est pas normal, ni de nature ni de culture, qu’une occidentale accumule autant des mensonges sans craquer. Mais, elle, elle a été à la haute école, chez nos voisins d’en face où le chat s’appelle chien.

Les signes qui ne trompent pas : si Ngoy Mulunda est honnête et sérieux, en tant que homme de « dieu », il devra publier les résultats par bureau de vote pour qu’ils soient confrontés à ceux détenus par les différents observateurs. Pourquoi ne veut-il pas le faire ? Le manque de transparence cache quelque chose de louche.
C’est pour la première fois que les congolais s’intéressent tant à la vie politique de leur pays. Les résultats publiés par la CENI ne respectent pas le choix du peuple congolais.

La militarisation du pays avec les mercenaires venus des pays voisins après la «  victoire » et les élucubrations de la CENI et de la cour suprême de justice aux questions d’éclaircissement sont des signes qui ne trompent pas.
Maintenant que l’église catholique décide de faire éclater la vérité des urnes au grand jour selon les résultats qu’elle détient et ramenés par ses 30.000 observateurs à travers le pays, nous verrons qui aura raison. C’est une institution qui ne peut pas faire des déclarations gratuites parce qu’elle est fiable et crédible. Et, elle mesure le risque qu’elle prend lorsqu’elle fait ce genre de déclaration. Soyons quand même sérieux !

Le rétablissement de la vérité des urnes, gage de la justice et de la paix sociale en RDC.

Il n’est pas difficile de recompter les voix. Les amis de la RDC  doivent encourager cette démarche pour rétablir la justice et la paix. Plusieurs partenaires détiennent les chiffres. Question de les confronter. Le point de départ doit être les résultats affichés dans les bureaux de vote. La vérité est que tous les observateurs devraient se retrouver avec les mêmes résultats à chaque bureau de vote. En cas de discordance, C’est le mode qui sera pris en considération. C'est-à-dire le chiffre qui revient plusieurs fois chez un grand nombre des observateurs. Il n’est pas sain de cautionner un scrutin qui ne ramène pas la paix sociale au sein de la population.

L’indissociation des élections présidentielle et législatives en RDC.

La logique de deux plus deux égale à quatre est difficile à contredire. Si la CENI demande le concours des experts plus outillés pour les législatives, il est logique que la même expertise soit sollicitée pour la présidentielle parce que tout s’est déroulé dans les mêmes conditions. Il n’est donc pas question de dissocier les législatives de présidentielle.

Pourquoi Tshisekedi ne doit pas céder ?

Parce que c’est lui que le peuple a choisi pour conduire son destin pour les cinq prochaines années. Bien qu’il soit objet d’injures et d’intimidations, il serait mieux qu’il accepte de mourir en martyr que de ne pas assumer cette lourde responsabilité que le peuple congolais lui a confiée.Tshisekedi ne doit pas craindre la mort parce qu’il sait combien des combattants ont trouvé la mort depuis qu’il a commencé cette lutte pour la démocratie. Ces gens se sont sacrifiés à cause de sa lutte et, lui-même doit faire autant pour montrer l’exemple et la fermeté.

D’ailleurs, il doit être content et fier parce qu’il y a déjà plusieurs petits Tshisekedi à travers le monde. Certains descendants des congolaisnés à l’étranger revendiquent sa cause sans le connaître ! Tshisekedi ne doit pas céder parce que le peuple est derrière lui. Il s’agit d’un mariage qui exige la fidélité. Le peuple est une force qui dépasse toutes les forces. Si tout ne dépendait que des armes, les Kadhafi, Saddam Hussein et consort ne seraient pas partis du pouvoir.

La nécessité d’une opposition armée congolaise.

Nous avons voulu faire la part des choses. Tshisekedi, le président élu est un partisan de la non-violence. Il lui manque l’impérium pour qu’il entre dans l’effectivité du pouvoir. Par la non-violence, il n’aura pas cette effectivité. Il n’y a pas un autre moyen de faire fléchir les imposteurs-armés que par le langage des armes. Ainsi, vous pouvez vous mettre sur le même diapason. Autrement, c’est le langage des sourds. Les gens qui ont pris le pouvoir par les armes ne respectent que les partenaires ou interlocuteurs armés.

Il est difficile de dialoguer, dans le cadre de la recherche de la paix, avec quelqu’un qui détient l’arme et qui sait que son interlocuteur n’est pas armé. Il se sent en position de force à tel point qu’il fait le sourd d’oreille. C’est la raison qui pousse Kabila a s’accrocher au pouvoir avec la complicité et l’appui de la communauté internationale.  Il est vrai que lorsqu’on parle de la communauté internationale, il y a une confusion d’interprétation. Pour le cas de la RDC, il s’agit du groupe des pays qui volent les richesses en toute impunité.

Les multinationales de ces pays financent soit les actions des gouvernements, soit celles des dirigeants et, en récompense, elles orientent les politiques de leurs pays. Ces multinationales financent des guerres dans les pays africains faibles militairement pour échapper au contrôle de l’administration et de finances mais, cela se fait en parfaite collaboration avec des hauts dirigeants.

C’est dans ce cadre qu’il faut comprendre l’exploitation du coltan à l’Est de la RDC alors que la certification de l’exportation mentionne le Rwanda comme pays d’origine. C’est la maffia hautement organisée. C’est du vol parce qu’il faut échapper aux taxes à payer. Il n’y a aucun gisement de coltan au Rwanda. Comment peut-il en être le pays producteur ?

Il est nécessaire que l’opposition ait une branche armée pour chasser ces multinationales de carrière des mines. L’arrêt de leurs activités fera qu’elles entreront en conflit avec leurs personnels, leurs complices africains. Mais, cela n’est pas facile étant donné que ce sont des gens qui manipulent de grosse sommes d’argent. Ils sont capables de tout. Ils sont sans cœur. Ils maintiennent des générations d’africains dans la pauvreté sans regret. Ce qui les intéresse, c’est gagner beaucoup d’argent en Afrique.

La branche armée est nécessaire parce qu’elle permettra le dialogue d’égal à égal. Avec 5000 mille hommes armés et avec l’appui de la population, Kinshasa sera pris en moins de deux jours. Les mercenaires ne connaissent pas nos tunnels. La garde présidentielle est composée en majorité des villageois de Manono qui ne connaissent pas la ville. Nous allons les cueillir à la main comme en 1998 ! Rappelez-vous la bravoure des Kinois. Si je parle d’une opposition armée congolaise, c’est parce qu’elle n’a jamais eu lieu jusqu’à ce jour. Elle doit naître pour la défense de notre territoire national en danger.

La désobéissance civile et le maintien de la pression comme réponse au « hold up » électoral en RDC

Pour paraphraser monseigneur Kisonge, je dirai : « Donner à César ce qui est à César et à Dieu, ce qui est à Dieu ». L’autorité qui usurpe le pouvoir à Kinshasa ne doit pas être obéie. Point n’est question de revenir là-dessus. Les congolais ne doivent pas obéissance aux gens qui n’ont pas été élus. La stratégie la mieux adaptée serait de rendre le pays ingouvernable pour permettre à ces gangsters de revenir à la raison. Il n’est pas normal de s’accrocher au pouvoir lorsqu’on est venu avec l’esprit du changement.

Joseph Kabila Non, Kabila ne doit pas avoir les mains libres parce que nous ne savons pas ce qu’il prépare dans les jours à venir. Il a su manipuler les textes à plusieurs reprises en sa faveur. C’est donc quelqu’un qui est capable de tout. Qui ne dit pas qu’il est capable de chercher la présidence à vie ? Avec l’appui des occidentaux qui le chouchoutent et la participation des collabos internes qui lui sont fidèles, il peut orienter les textes dans tous les sens.

La diaspora congolaise ne doit ni baisser le ton, ni se décourager ni croiser les bras. Mzee avait dit : « La guerre sera longue et populaire. Mais, congolais ; tenez bon ! ». Vous savez que nos compatriotes de l’intérieur n’ont pas beaucoup de moyens ni pour s’exprimer, ni pour se défendre face à la soldatesque inconsciente. C’est à nous de leur apporter le meilleur de nous-même dans la défense de nos droits communs.

Savoir faire la différence entre l’UDPS et le peuple congolais.

La revendication de monsieur Tshisekedi comme le président élu de la RDC dépasse le cadre de son parti, l’UDPS. C’est la vérité des urnes qui nous y pousse. La majorité des congolais qui se reconnaissent en Tshisekedi n’ont rien à avoir avec ce parti tribaliste dont nous allons nous occuper une fois le but atteint. Rien qu’à faire les statistiques des représentants de ce parti, on se rend compte qu’il est tribal. Ils (les baluba) viennent de réaliser que seuls, ils ne peuvent rien mais, avec l’appui des autres, ils peuvent tout.

C’est une leçon que l’UDPS doit comprendre, retenir et commencer déjà le toilettage en son sein. Puisque dès que le président Tshisekedi aura l’impérium et commencera à travailler, nous nous pencherons sur cet aspect : le tribalisme au sein de son parti. Le peuple congolais est un ensemble hétéroclite de 450 tribus. Nous voulons l’harmonie et la justice dans la diversité. Nul ne peut se mettre au-dessus des autres.  Il y a déjà un déséquilibre au sein de l’armée. Tout sera revu dans le sens de rétablir de l’équilibre qui amènerait la paix sociale en RDC.

Le compatriote,

Chrysostome Mukila Kamba
mukilakamba@yahoo.fr

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