16/01/2012 16:10:21
Rebelote. Deido: Les mototaxis affrontent les forces de l'ordre
A l’origine, l’interpellation par la police samedi 14 janvier 2012 d’une demi-dizaine de jeunes soupçonnés d’avoir participé à l’assassinat de Eric Monney.
Le Messager
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A l’origine, l’interpellation par la police samedi 14 janvier 2012 d’une demi-dizaine de jeunes soupçonnés d’avoir participé à l’assassinat de Eric Monney.

Depuis hier dimanche, 15 janvier 2012, les forces de maintien de l’ordre et les conducteurs de mototaxis sont à couteaux tirés. Les éléments de la police ont encerclé l’entrée à Deido, au niveau du carrefour Ecole publique. C’est qu’aux environs de 10 heures du matin, les mototaxis sont descendus sur les lieux  pour exprimer leur ras-le-bol. Car clament-ils : « nous sommes innocents dans l’assassinat de Eric Monney. On nous a accusés à tort, brûlant au passage nos moto» Selon eux, Monney aurait été tué par un natif de Deido. 

Et les autorités de dire qu’il s’agit plutôt d’un malentendu. Samedi 14 janvier 2012, les éléments des forces de l’ordre ont interpellé une demi-dizaine de jeunes de Deido. Parmi eux, un jeune homme arrêté pour avoir vendu un téléphone portable qui appartenait au défunt. Le receleur et la petite amie de feu Monney aussi, explique une source policière, et précisant : « Les médias ont sans cesse martelé depuis lors que nous avons mis la main sur l’assassin de Eric Monney, pourtant il n’en est rien. Nous avons interpellé, pour besoin d’enquête, des gens qui ont eu des liens avec le mort».  Cette  rumeur, non fondée selon les sources policières aurait ravivé la tension. Au point où les conducteurs de ces engins à deux roues sont descendus sur le terrain pour manifester leur mécontentement.  

Se sentant « injustement accusés et blâmés », ils se sont réunis de grand matin à « Ange Raphaël ». Alors qu’ils envisageaient, selon des sources, d’incendier quelques maisons en signe de contestation, ils ont été stoppés net par les forces de maintien de l’ordre préalablement mis au parfum.  L’arrivée du délégué du gouvernement et du sous-préfet de Douala I apaisera les tensions. Quelque temps après, un contingent de gendarmes débarquera et, à coups de matraque, dispersera les mototaximen qui voulaient, coûte que coûte soumettre leurs doléances au délégué du gouvernement. Sur le coup, un jeune manifestant sera grièvement blessé à la tête et conduit à l’hôpital de district de Deido. Toute chose qui à contribué à exacerber les tensions. Le délégué du gouvernement à pris sur lui « de payer la note », révèlera une source hospitalière.   

Du reste, Fritz Ntonè Ntonè qui aurait pris sur lui de payer les frais liés aux soins du jeune, aurait demandé « plus de conscience professionnelle » aux hommes de médias. « Il ne faut pas publier une information sans la vérifier », leur a-t-il argué. Non sans appeler les uns et autres au calme. A Deido, la tension est perceptible et la moindre étincelle pourrait mettre le feu aux poudres. Les chauffeurs de mototaxis ont promis de revenir.

Valgadine TONGA

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