30/07/2009 12:53:08
Eloundou Joseph Marie : Owona Nguini est notre Barack Obama
Président du Comité national de lutte contre l’inertie, président de la Coordination pour la défense de la démocratie et de la constitutionnalité et économiste, il explique le choix porté sur cet enseignant dans la perspective de la présidentielle 2011.
Le Messager
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D’où vous est venue l’idée de la candidature de Mathias Eric Owona Nguini ?

Je consacre la grande partie de mon temps à la réflexion, à la méditation, et à l’action pour contribuer à la mise en oeuvre et l’instauration d’une société camerounaise moderne et démocratique. Il se trouve qu’en observant le microcosme socio- politique de chez nous, le déficit d’une force alternative pouvant faire le contre poids a emmené le pouvoir en place à se livrer à tous genres d’abus possibles. La question centrale est alors celle de savoir jusqu’à quand cela va durer ? Va-t-on continuer dans un itinéraire qui nous mène inexorablement vers le chaos ? Concernant la candidature d’Owona Nguini, elle relève du même constat. Tout se passe comme s’il n’y avait qu’un seul Camerounais capable de conduire le pays. L’on a tout focalisé sur la même personne. Tous les médias, tous les débats à l’intérieur comme à l’extérieur ne parlent que de la même personne, peu importe que ce soit en bien ou en mal. L’essentiel étant de faire en sorte que le conscient, l’inconscient ainsi que le subconscient social et collectif soient occupés en permanence par la majorité au pouvoir et son chef. Et pourtant, l’actualité récente au Gabon indique clairement que tout peut arriver et rompre le fragile équilibre que connaît notre pays. Il faut quitter la politique de l’Autruche et regarder en face les problèmes de notre pays. Nous avons pris notre responsabilité.

Pourquoi n’avoir pas associé la totalité des compartiments de la société Civile ?

Je suis un acteur social, un homme de terrain. J’ai fait le tour du Cameroun dans le cadre de la lutte contre la modification de la Constitution que je conduis dans le cadre de la Coordination pour la défense de la démocratie et de la constitutionnalité. Je puis vous assurer que si vous voulez louper un projet à caractère sociopolitique dès le départ dans notre pays, associez 10 personnes. Nous réfléchissons trop, nous tournons en rond, depuis deux décennies, on prend les mêmes on recommence. Par contre, quand vous avez lancé un projet et que les gens comprennent les enjeux et voient leurs intérêts, ils suivent. Mbomgbog Mbog Bassong, quelques autres que vous découvrirez et moi-même avons pris nos responsabilités historiques. Il y a le manque de courage pour certains, il y a la compromission et dernière chose, tout le monde veut aller à Etoudi où il n’y a qu’une seule place. En tout cas, le débat est lancé. Dans les jours qui viennent, je peux le prédire, vous verrez que d’autres candidats vont certainement se manifester, cela va animer le débat et exorciser les esprits.

Comment comptez-vous faire pour l’investir puisqu’il n’est pas membre d’un parti politique ?

L’appartenance à quelque structure que ce soit ne nous parait pas prioritaire. Ce qui est important, c’est de satisfaire la demande sociale. Le peuple veut un homme jeune, intelligent, sobre, intègre, qui représente les aspirations des jeunes, conscient des enjeux géopolitique, géostratégique et planétaire. Un homme capable de porter et incarner le rêve camerounais. J’ai entendu une voix de la société civile prétendre que : « ... la priorité est de préparer un consensus autour des grandes préoccupations du peuple qui n’a que trop souffert... ». Voilà ce que je qualifie de « tourner en rond ». Je prétends que le Cameroun souffre d’un déficit de leadership et qu’il s’agit bel et bien d’un impératif de passation de témoins dans la transparence et la douceur. Les préoccupations du peuple me semble-t-il, ne demandent qu’à être satisfaites. Ont-elles vraiment besoin d’un consensus ? Il s’agit de gérer rationnellement, avec équité, les immenses ressources dont regorge le pays. Quant à l’autre voix qui évoque Sakozy et Obama, nous affirmons que Owona Nguini est bel et bien notre Barack Obama.

Le prof lui-même est-il d’accord ?

La force et la crédibilité de notre action résident dans le fait que le prof n’a pas été consulté. Nous avons procédé à une sélection selon des critères précis au regard des figures remarquables de notre environnement politique. Il apparaît que Owona Nguini a forcé notre estime, bien qu’il partait avec un préjugé défavorable du fait de ses origines, suivez mon regard... Son intelligence, son âge, son courage, son engagement citoyen en feraient incontestablement un des challengers les plus sérieux. Notre mission est de le faire découvrir par tous les Camerounais en mettant en valeur ses qualités et son énorme potentiel. Le Mbombog Mbog Bassong nous a renforcé par la voie des oracles. Owona Nguini est un fin politologue. Je suis convaincu que sa réponse sera fonction du niveau de mobilisation car, ne l’oublions pas, nous sommes en politique et le rapport de force compte énormément. Le moment venu, la Commission nationale au nom du peuple lui posera la question. J’ose croire qu’il saura assumer sa responsabilité historique ainsi que celle de la jeunesse camerounaise.

Pierre Marie DJONGO

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