17/04/2009 16:29:35
Yaoundé: La police municipale contre police
  Le corps de la police est-elle devenue la risée ou le « moins cher » de tout le monde ?
Le Messager
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Après le coup des éléments de la Garde présidentielle qui ont, il y a quelques jours, investi la direction de la sûreté nationale avec la ferme conviction de donner une « leçon » aux agents chargés de diriger la circulation pour avoir mis un frein aux ardeurs d’un adjudant chef des armées, hier jeudi 16 avril 2009, ce sont des agents de la police municipale de la Communauté urbaine de Yaoundé (Cuy), qui ont tenté de ridiculiser les éléments de la police.

La scène se déroule en début d’après midi au niveau du carrefour dit «Intendance». Une poignée de vendeurs à la sauvette, dans la quête de leur pitance se sont installés aux abords de la route pour vendre quelques marchandises. Ce sont en réalité des gérants de call-box, des vendeurs de cigarettes et des commerçants des fruits. Voyant cette situation, les agents de la police municipale de la Communauté urbaine de Yaoundé ne se posent pas de questions et sautent dans le tas, brutalisent les vendeurs et écrasent leurs marchandises. Les plus futés prennent le chemin du commissariat de l’Emi-émigration où, ils tentent de trouver refuge pour échapper à la furie des assaillants.

«Dans leur course effrénée, il y en a qui se sont blessés et d’autres qui sont parvenus à joindre le commissariat après avoir été piétinés et perdu leurs marchandises » explique un inspecteur de police en service à l’Emi-émigration. Non contents de la pagaille semée, les agents de Tsimi n’hésitent pas à poursuivre les fuyards jusque dans leur dernier retranchement. « Nous avons été surpris de les voir ignorer les policiers du commissariat et comme des bourreaux, ils ont foncé sur leurs proies » renchérit un autre policier.

Cette hardiesse, doublée d’un défi lancé aux patrons des lieux provoque le courroux du commissaire de police qui organise la riposte. « Quel que soit ce que ces citoyens ont fait, ils ne méritaient plus d’être pris en chasse, ni brutalisés par la police municipale qui en fait est une milice privée de la Communauté urbaine. La manière avec laquelle ils ont continué à terroriser les vendeurs à la sauvette, dans l’enceinte d’un corps de sécurité, a donné l’air d’un affront. Il fallait réagir » avoue un policier.
Le commissaire Zoobamé instruit alors ses éléments de dire aux intrus où se trouve la loi. Quatre d’entre sont appréhendés et gardés à vue dans la cellule pour des besoins d’enquêtes. Rendus sur les lieux, les reporters de Le Messager n’ont pas pu obtenir officiellement des informations sur le sort réservé aux éléments de la police municipale appréhendés. Mais selon une source digne de foi, Tsimi Evouna aurait saisi le commissaire pour conclure un arrangement à l’amiable. Au moment où nous allions sous presse, Le Messager n’a pas pu savoir si le commissaire de l’Emi- émigration avait libéré ses « provocateurs ».

Souley Onohiolo

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