27/01/2012 03:32:17
Bébé Kidnappé. Sosthène Fouda: «Ma version des faits...»
Kidnapping de bébé à l’hôpital Gynéco-Obstétrique de Ngousso à Yaoundé où la chute des fétiches et de la tribu ! Ma version des faits
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Kidnapping de bébé à l’hôpital Gynéco-Obstétrique de Ngousso à Yaoundé où la chute des fétiches et de la tribu ! Ma version des faits

Un enfant a été volé le 20 Août 2010 à l’Hôpital Gynéco Obstétrique de Ngousso à Yaoundé ! Cette enfant est née ce même jour à 7h 43 et a disparu à 14h15 minutes. Depuis lors la vie de Vanessa Tchatchou est devenue un enfer, un tourbillon autour duquel dansent les fétiches de la tribu.

Cela fait donc exactement six mois et sept jours que cette mère courage, seule contre tous se bat contre la tribu des médecins de l’hôpital Gynéco-Obstétrique de Ngousso avec à leur tête le directeur de cette auguste institution, certainement la meilleure structure sanitaire de notre pays au regard de la qualité des infrastructures et du personnel qui y travaille. Elle se bat aussi contre la tribu des intouchables de la république avec leurs fétiches qui sont un engrainage de lois, de protection des membres de la tribu et l’indifférence du peuple.

Vanessa doute, souffre, paie mais ne rompt pas ! Elle a été nourrie à la soupe de la misère et veut simplement que nous lui rendions sa fille afin qu’elle puisse l’aimer tous les jours.

La chaîne de complicité et de responsabilité est grande dans cette affaire de kidnapping de la fille de Vanessa et vient mettre au grand jour une pratique vieille dans notre pays. Des enfants disparaissent tous les jours dans les familles, dans les hôpitaux de nos villes. Ces enfants sont placés dans des familles avec des fausses déclarations de naissance signées par nos médecins, ceux-là à qui nous confions en toute sécurité nos vies pour les accueillir mais aussi pour les soigner quand nécessaire. Ces médecins sont protégés par leur statut mais aussi par les frères de différents corps.

Face à ces vérités, que faire aujourd’hui ? Comprendre, de toute urgence, la nécessité de ne pas se tromper de débat, l’impératif de ne pas mépriser les enjeux et les différentes implications de ce psychodrame. Faisons face, la tête haute et mobilisons-nous. Oui, une de nos filles a disparu et les responsables sont connus. Ils doivent à Vanessa des explications et la meilleure de ces explications est qu’on lui restitue son bébé.

Le bébé mort à Nkoteng n’est pas la fille de Vanessa

J’ai beaucoup de respect et d’amitié pour le Professeur Ndo Anderson SAMA sait mieux que quiconque que les photos qui sont présentées comme étant celles du bébé de Vanessa retrouvé mort à Nkoteng ne correspondent pas à la réalité. La vérité est que le bébé de Vanessa est ici à Yaoundé. Voilà pourquoi le peuple camerounais mérite explication afin qu’il puisse à nouveau faire confiance à nos différentes administrations. Elles ne doivent pas se vêtir des pouvoirs extraordinaires d’écrasement du peuple et ici il s’agit d’une jeune fille qui réclame qu’on lui restitue son bébé.

Ce bébé est vivant nous en avons des preuves et nous les avons présentées à qui de droit. En rendant à Vanessa son bébé, je le sais, c’est la chute des fétiches mais pas la chute de la tribu ! Elle se relèvera si elle s’inscrit dans une certaine éthique. J’interpelle les Evêques du Cameroun afin qu’ils nous viennent en aident parce que c’est aussi leur travail. J’invite la police camerounaise à faire son travail, j’invite les magistrats à honorer leur profession. Expressément je demande à madame la ministre des Affaires Sociales à s’exprimer le plus rapidement possible car elle détient l’une des meilleures clés de solution à ce problème – Demain il sera trop tard !

Ce que nous devons idolâtrer ce n’est pas la fonction mais le service que l’on rend au quotidien à ses concitoyens. Voilà pourquoi j’invite tous les habitants de Yaoundé à la mobilisation, nous devons refuser de danser autour de faux symboles, de faux totems : Agisons, agissons, rendons à Vanessa sa fille. En posant cet acte, nous allons nous rendre à nous-mêmes notre dignité volée, nous allons rendre à notre mémoire sa dignité, oui c’est un engagement qui a un sens. Oui pour que chacun y croit.

Maintenant, nous qui avons la critique facile comme je le lis dans différents sites, vous qui parler d’une récupération, sachez que FOUDA n’a pas attendu un bébé volé pour s’occuper des problèmes des enfants. En 2001 j’ai écrit mon premier ouvrage chez L’Harmattan : Notion de réussite ou d’échec dans la filiation adoption dont voici le lien http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=12874. Le peuple camerounais dans cette affaire du bébé volé de Vanessa Tchatchou est plus dangereux que ceux qui ont enlevé le bébé, vous « peuple » camerounais d’Internet votre responsabilité est certainement supérieure à celle des voleurs de ce bébé.

Voici une page facebook que nous avons ouvert Jean-Bruno Tagné du Quotidien le Jour http://www.facebook.com/groups/130891943696276/ et moi, soutenus par deux autres journalistes pendant vous, peuple d’internautes faites dans la délation voire dans l’humiliation de cette petite fille ! Si vous n’êtes pas capables de vous mobiliser pour un bébé c’est certain que vous ne vous mobiliserez pas pour le pays. La bouche la bouche a construit Yaoundé en une journée. Trois fois arrêté par la police, ça suffit pour moi.

Dr Vincent-Sosthène FOUDA-ESSOMBA

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