30/01/2012 15:06:41
L'h˘pital somme Vanessa Tchatchou de payer 500.000 Fcfa
Après avoir tout fait pour extraire la mère du bébé volé de la maternité de l’hôpital gynéco-obstétrique de Ngousso (Hgopg) sans succès, Ndoh Anderson,  le directeur de cette institution hospitalière sert une facture de 500.000 francs Fcfa à la pauvre maman  dépossédée de son enfant, pour les 6 mois passés à la maternité.
Le Messager
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Après avoir tout fait pour extraire la mère du bébé volé de la maternité de l’hôpital gynéco-obstétrique de Ngousso (Hgopg) sans succès, Ndoh Anderson,  le directeur de cette institution hospitalière sert une facture de 500.000 francs Fcfa à la pauvre maman  dépossédée de son enfant, pour les 6 mois passés à la maternité.
 
Vanessa Tchatchou se trouve toujours à la maternité de l’hôpital gynéco-obstétrique et pédiatrique de Ngousso à Yaoundé. La semaine dernière, cette pauvre mère dépouillée de son bébé a été entendue par le procureur de la République près les tribunaux de d’Ekounou. Ce, plus de 6 mois après le constat de la disparition de cet enfant prématurément né et rangé dans une couveuse de la maternité, placée sous la responsabilité de l’infirmière majore Béatrice Nde Mba. L’angoisse et l’incertitude continuent de hanter la malheureuse Vanessa qui, chaque jour, se demande à quoi ressemble son bébé qu’elle n’a véritablement pas porté dans les bras.  Entre temps, le directeur de l’Hgopg ne cesse d’infliger des tortures à Vanessa Tchatchou.

On se souvient qu’il y a quelques mois, la moustiquaire imprégnée et autres ustensiles avaient été enlevés à cette mère éplorée. Puis, ce sont des gendarmes qui tentaient de la déloger de son lit d’hôpital, heureusement sans succès. Comme si cela ne suffisait pas, Ndoh Anderson vient de servir à Vanessa Tchatchou, une facture d’un montant de 500.000 Fcfa, équivalant aux 6 mois passés sur les différents lits de la maternité. Une réaction qui vient témoigner la cruauté de ce père d’enfants qui continue d’occulter la vérité sur ce vol de bébé dans l’institution hospitalière dont il a la charge.  Nonobstant ces manoeuvres, Vanessa continue de résister, avec le soutien de certains membres de la société civile et même des hommes politiques.
 
Torpiller la vérité

La commission indépendante contre la corruption et la discrimination (Comicodi) est d’ailleurs montée au créneau vendredi dernier, en adressant une lettre ouverte à Catherine Bakang Mbock, le ministre des Affaires sociales. Ceci, au sujet de ses déclarations selon lesquelles aucun bébé n’aurait été volé à l’Hgopg. «   Votre déclaration, alors même que de part vos prérogatives et la spécificité de votre département ministériel -on était en droit de s'attendre à autre chose - est venue enfoncer un poignard dans la plaie béante de la jeune Vanessa Tchatchou, jeune mère de 17 ans qui depuis la date de son accouchement le 20 Août 2011, s'est vu soutirer son bébé. Nous comprenons que les pièces à conviction de ce dossier exposent de très hautes personnalités, mais est-ce pour autant que la vérité doit être torturée de cette façon? Nous nous faisons, madame le Ministre et chère compatriote, la voix des sans voix, la voix de tous ceux qui en silence, observent et ruminent des colères qui nous mènent inexorablement vers des scènes du printemps arabe. Nous voulons croire à propos qu'il reste quelque chose de social dans la République, quelque chose qui puisse traduire encore la plus petite sensibilité et la plus petite compassion, la plus petite honnêteté », écrit Dr. Shanda Tonmè le président de la Comicodi.

La Cameroon radio and television (Crtv) est aussi dans le viseur de cette association. Elle qui estime dans une correspondance adressée à Amadou Vamoulké, le directeur général de cet organe public, que les reportages de ce média public vise essentiellement à torpiller la vérité en vue de protéger les trafiquants. « A l'évidence, vos journalistes sous le prétexte d'éclairer, étaient plutôt, comme trop souvent, en mission pour travestir la vérité, pour installer le doute, semer la confusion et protéger les réseaux mafieux qui se livrent à des trafics humains dans les formations sanitaires publiques. Prétendre que l'enfant serait mort, même de façon indirecte, c'est construire les ténèbres pour conforter les voleurs et les trafiquants dans leur crime. L'enfant est vivante, une petite fille que sa mère, la jeune Vanessa Tchatchou, attend toujours et qui se trouve chez une haute magistrate de la République, …, substitut du procureur à Mfou », lit-on dans la correspondance.

Joseph Flavien KANKEU

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