30/01/2012 15:13:57
Affaire Vanessa Tchatchou : Le Cameroun est-il dirigé par des monstres? (vidéo)
Le théologien et sociologue Camerounais  Jean-Marc Éla affirmait en 1998  « Le Cameroun semble échapper à toute catégorie de l’entendement. Ce qui arrive à ce pays relève de l’inimaginable, de l’incroyable et de l’impossible. Tout se passe, en définitive, comme si, sous le règne de M. Paul Biya, le Cameroun tout entier avait basculé dans le hors-norme, la déraison ou la folie »
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Vanessa Tchatchou, 17 ans, élève en classe de Seconde,recherche dépuis 6 mois le bébé qu'on lui  a araché quelques heures après sa naissance le 20 août 2011 à l’hôpital gynéco-obstétrique et pédiatrique de Ngousso à Yaoundé.

Toute seule, cette jeune mère se bat avec courage  contre les monstres qui veulent l'éliminer. Elle est humiliée, brutalisée,insultée, intimidée, humiliée. Mais elle résiste.Comme un guerrière,elle se bat.

Ce qui est révoltant dans cette scrabeuse histoire,c'est l'attitude  passive des autorités gouvernementales de son pays.Le ministre des affaires sociales  madame Bakang Bock a osé affirmer « Qu'il n'ya pas eu d'enfant volé à l’hôpital gynéco-obstétrique et pédiatrique de Ngousso ».

Comment expliquer le silence du ministre de la communication Issa Tchiroma Bakary?lui qui est si disert quand il sagit de fustiger les ennemis du Cameroun.Comment expliquer le silence du ministre de la santé André Mama Fouda?lui qui est si prompt à rédiger des déclarations xénophobes.

En réalité,ils sont tous complices et solidaires dans le crime .Le cameroun est un pays dirigé par des « monstres froids et sans cœur »

Faut il organiser pour les ministres camerounais  un séminaire de renforcement des capacités d’humanisme ?
L'Etat au Cameroun a failli à sa mission régalienne de protéger le peuple.L'Etat est dévenu le bourreau du peuple.

Les principaux suspects dans cette affaire de bébé volé sont connus.Mais ils bénéficient de la protection des membres influents du gouvernement Camerounais.

Les crimes monstrueux sous la protection  de l'Etat sont légions au Cameroun.

Le 21 août 2006 Narcisse Olivier Djomo Pokam, jeune homme sans histoire, a été en pleine journée sodomisé, flagellé, brûlé au fer à repasser, tué et défenestré depuis le 8è étage de l’hôtel Hilton de Yaoundé, situé en centre-ville.  Comment peut-on, en plein jour, dans une chambre du Hilton hôtel, le plus grand de la capitale camerounaise, torturer, violer, tuer un être humain et jeter son corps  comme un vulgaire déchet  sans que cela n'émeut personne ?

Les enquêtes de la police montraient pourtant que les principaux suspects étaient le  président de la Chambre de commerce Claude Juimo Monthé et à Martin Belinga Éboutou, alors ambassadeur du Cameroun à l’ONU, qui séjournaient dans l’hôtel au moment de l’assassinat. Ce sont  pourtant cinq malheureux employés de l’établissement qui seront finalement  inculpés et condamnés en avril 2010 à de très lourdes peines. Chaque fois que des membres de la famille Djomo ont demandé que justice soit faite dans l’affaire Djomo Pokam, ils ont été intimidés et ont reçu des menaces de mort.

Et comme c'est de coutume dans ce pays les principaux suspects ont été blanchis et sanctionnés par des promotions professionnelles pour couronner leurs frasques.

Le théologien et sociologue Camerounais  Jean-Marc Éla affirmait en 1998  « Le Cameroun semble échapper à toute catégorie de l’entendement. Ce qui arrive à ce pays relève de l’inimaginable, de l’incroyable et de l’impossible. Tout se passe, en définitive, comme si, sous le règne de M. Paul Biya, le Cameroun tout entier avait basculé dans le hors-norme, la déraison ou la folie »

Pour avoir dénoncé « les sacrifices humains et les trafics d'organes  humains » éffectués par le régime en place, Jean-Marc Éla a été contraint à l'exil forcé parce que sa vie était ménacée.

Le père jésuite Engelbert Mveng n'a pas eu la chance de s'enfuir en exil,il a été assassiné le 23 avril 1995.
 Quelques années plus tard, Jean-Marc Éla a déclaré : « Biya sait qui a assassiné le père Mveng et doit le dire aux Camerounais. Biya a toutes les preuves, tous les faits pour dire qui a assassiné le père Mveng ».( le théologien Jean-Marc Éla, est décédé en exil   au Canada en decembre 2008).

Ce qui est consternant dans l'affaire du bébé volé  c'est aussi l'attitude passive des citoyens camerounais.Le regime Camerounais a réussi à banaliser le crime et les injustices ,au point où même les crimes les plus ignobles et infâmes n'émeuvent plus les camerounais.Le peuple victime est aussi dévenu complice par son silence et par son indifférence.

Comme disait Fanny Pigeaud dans son brûlot au Cameroun de paul Biya : ‘’ Le régime Biya a ainsi fait de la grande majorité des Camerounais des victimes de son système mais aussi des acteurs. C’est sans doute l’une de ses plus grandes réussites. Car comment envisager et lutter pour un quelconque changement quand on est devenu à la fois victime et coupable ?’’

Nous sommes tous des vanessa !
Aidons Vanessa à retrouver son Bébé!

Wake Up Africa!

 

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