30/07/2009 20:15:29
Niger : Un mandat d'arręt international lancé contre l'ex PM Hama Amadou
APA-Niamey(Niger) La justice nigérienne a lancé jeudi un mandat d'arrêt international pour « enrichissement illicite » contre l’ex Premier ministre Hama Amadou, en séjour à l’étranger, a appris APA de source officielle.
APA (Agence de Presse Africaine)
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L’information a été fournie à la presse par le Porte-parole du gouvernement, Mohamed Ben Omar, selon lequel ce mandat d'arrêt international a été délivré, suite à une enquête qui a révélé que l’ancien Premier ministre possédait 15.000 actions dans la banque ECOBANK.

Ces actions, qui s’élèvent à plus de 500 millions FCFA, auraient été souscrites par M. Amadou au nom de son fils aîné, précise le journal « L’enquêteur », qui a révélé l’information, avant l’annonce du gouvernement.

Des opérateurs économiques nigériens, soupçonnés d’être des hommes de main de l’ancien Premier ministre, ont « même été entendus (...) par la gendarmerie, dans le cadre de cette affaire », précise le journal.

En rupture de banc avec le Président Tandja dont il fut le Premier ministre pendant sept ans, il avait bénéficié le 23 avril dernier d’une liberté provisoire accordée par la Haute cour de justice présidée alors par le défunt Adamou Djermakoye, chef de l’ANDP, un parti allié au chef de l’Etat.

L’ex-premier ministre nigérien, Hama Amadou, longtemps pressenti comme le successeur du président Mamadou Tandja, a dirigé le gouvernement de janvier 2000 à mai 2007, puis emprisonné au lendemain de sa mise en accusation par le parlement dans une affaire de détournement de 100 millions FCFA, destiné à l’aide à la presse privée du Niger.

L’instruction du dossier avait retenu un détournement présumé de 39 millions FCFA de fonds d’aide à la presse privée, au lieu de 100 millions FCFA, préalablement annoncé.

Les déboires judiciaires de Hama Amadou ont commencé en fin mai 2007, lorsque son équipe a été évincée par motion de censure, après que le parlement a largement voté la mise en accusation de deux de ses ministres soupçonnés de « mauvaise gestion » de plus de 2 milliards FCFA destinés au financement de l’éducation.

Également président du MNSD, le parti présidentiel, M. Amadou a été remplacé à son poste par l’actuel Premier ministre Seini Oumarou, au cours d’un congrès extraordinaire tenu le 21 février dernier à Zinder. Depuis ce congrès, le parti présidentiel est divisé en deux clans, d’une part ceux qui sont restés fidèles à M. Amadou et d’autre part les partisans du Président Tandja et de l’actuel Premier ministre.

Agé de 71 ans, le Président Tandja, élu en 1999 puis réélu en novembre 2004, sous la bannière du MNSD, multiplie ces dernières semaines les tentatives pour modifier la constitution et obtenir une prolongation de son mandat présidentiel.

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