07/02/2012 00:29:34
Pour solde de tout compte...
La réponse à la cécité et la surdité de ceux qui nous gouvernent se doit d’être cinglante. La réponse à la cécité et la surdité de ceux qui sollicitent nos suffrages se doit d’être mémorable.
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Un cerbère à deux tètes...

Les propos tenus par le premier ministre français François Fillon, et approuvés par Martine Aubry sur le plateau de l’émission «Des paroles et des actes», le vendredi 2 février 2012, nous les interprétons comme un solde de tout compte, entre nous français d’origine africaine et les deux partis se partageant le pouvoir à tour de rôle en France. 

Incidemment, les échéances électorales majeures se profilant à l’horizon, apparaissent comme étant une étape décisive dans notre affirmation sur le plan politique. Il est temps pour nous de montrer à cette clique de politiciens inconséquents, lâches et hypocrites que nous ne boirons plus jamais l’eau croupie qui leur tient lieu de discours politique.

Responsables et conscients…

Foin de discrimination positive ou d’ouverture factice aux enfants issus des ex-colonies françaises, du chef du Parti Socialiste et de l’UMP !  Lorsque le discours affiché est  en contradiction évidente avec les actes posés, le citoyen conscient doit prendre ses responsabilités.  Conscients, nous sommes de plus en plus nombreux à l’être.

Responsables, nous avons tiré les enseignements des derniers agissements du gouvernement en matière de politique internationale, au sujet de l’Afrique en général et de la Côte d’Ivoire en particulier.

Responsables, nous tirerons les enseignements des déclarations de chacun, sur ces enjeux revêtant une importance particulière à nos yeux.

Il est désormais hors de question de déterminer notre vote en basant notre jugement uniquement sur des problématiques internes.  Notre voix doit être entendue des décideurs politiques en charge des formations politiques de notre pays.  Le mépris, le dédain affichés face à nos revendications, nous nous devons de les combattre au moyen de toutes les armes mises à notre disposition, et notamment avec la plus puissante d’entre elle : le bulletin de vote.

La réponse à la cécité et la surdité de ceux qui nous gouvernent se doit d’être cinglante. La réponse à la cécité et la surdité de ceux qui sollicitent nos suffrages se doit d’être mémorable.

Révisionnisme d’état…

Alors que la France s’est posée récemment en défenseure universelle de la vérité historique, ne craignant pas d’humilier le peuple turc à travers la discussion et le vote d’une loi mémorielle, le premier ministre François Fillon s’est livré vendredi à un exercice qu’il affectionne particulièrement et dont il est coutumier : le révisionnisme historique. Le cynisme, dont il a fait preuve, est un affront pour lequel réparation sera demandée et obtenue.

Répondant à une question de Martine Aubry, il s’est livré à une apologie répugnante et inacceptable du discours de Dakar, prononcé jadis par Nicolas Sarkozy.  Pour lui « Le discours de Dakar a été un très beau texte qui a été manipulé ». Poursuivant sur sa lancée il affirme: «Qu’est-ce qu’on voit en Afrique ? Que la France a tenu un discours de vérité et a défendu la démocratie en Côte d’Ivoire. On a reçu, il y a quelques jours, le président élu de la Côte d’Ivoire. S’il n’y avait pas eu la volonté du président de la république française […] C’est la démonstration que le président de la république s’est battu pour la démocratie».

La réaction de Martine Aubry, fidèle à la ligne pro-Ouattara adoptée par le PS, est sans ambiguïté, elle reconnait que le PS s’est reconnu sans cette action, « Nous l’avons salué » affirme-t-elle.

Fillon Biya
François Fillon et Paul Biya

François Fillon n’en est pas à son coup d’essai, le 21 mai 2009 en voyage officiel au Cameroun, et en réponse à la question d’une journaliste camerounaise il déclare : « Je dénie absolument que des forces françaises aient participé en quoi que ce soit à des assassinats au Cameroun. Tout cela est de la pure invention ».

A l’image d’un Faurisson, le premier ministre français use du révisionnisme historique.  Il est inconcevable qu’un homme de cette culture soit ignorant des eaux sombres dans lesquelles, la France et ses séides autochtones plongèrent le Cameroun, au lendemain de l’indépendance.  C’est à l’aune de ce révisionnisme qu’il apprécie la portée du discours de Dakar.

C’est le même révisionnisme qui le pousse à mentir au peuple français lorsqu’il présente l’intervention coloniale, ayant eu lieu à la suite du contentieux électoral de 2010, comme un coup de pouce à la démocratie ivoirienne.

Ces affabulations, l’histoire les jugera sans coup férir, mais il nous revient de sanctionner la politique menée par le gouvernement Sarkozy, lors du scrutin présidentiel d’Avril 2012 et de celui des élections législatives, organisées dans la foulée.

M. Fillon et ses amis n’ont pas pris conscience du niveau de rejet qui est le leur dans la communauté. Ils n’ont pas pris conscience que le temps de la résignation est dépassé.  La colère née de cette vision méprisante et paternaliste de l’Afrique et des citoyens français qui en sont originaires trouvera sa traduction dans les urnes.

La gauche «mal à droite»…

Cette colère visera également le PS qui, à travers son positionnement sur le dossier ivoirien, réaffirmé par Martine Aubry lors de la même émission, a étalé la convergence de vues qui le liait à la droite dite républicaine, lorsqu’il s’agissait des relations entre la France et l’Afrique.

A Mme Aubry, qui n’a pas daigné répondre à nos interpellations  concernant, notamment, la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire sur l’intervention de la Force Licorne (1) et la situation préoccupante de Michel Gbagbo (2), un de nos concitoyen injustement détenu par la clique de criminels au pouvoir en Côte d’Ivoire, nous disons ceci : l’élection présidentielle est pour demain, soyez sure de compter sur notre engagement lors de la campagne.

De toutes nos forces nous lutterons pour faire passer ce message simple et compréhensible par tous : Pas une voix pour François Hollande !

Vous avez par vos propos et votre soutien à la politique néocoloniale de Nicolas Sarkozy, matérialisé le gouffre idéologique qui nous sépare.

Vous avez  en sus, fait preuve de légèreté en détournant le regard et en ignorant les interpellations de vos concitoyens au sujet de l’inacceptable action du gouvernement français à Abidjan.

Vous avez laissé les parlementaires communistes, ferrailler seuls contre le gouvernement, avant, pendant et après le coup d’état ayant permis l’accession au pouvoir d’Alassane Ouattara. 

Vous avez exposé la véritable position du PS en matière de politique africaine, qui de l’époque de Jean-Christophe « Papa m’a dit » Mitterrand au méprisable soutien des politiques de Sarkozy-Lyautey, est la poursuite du système gaullien françafricain.

Mais aujourd’hui, vos supercheries sont éventées, une génération ne perdant pas de vue les agissements des gouvernements successifs et les positionnements des acteurs politiques français en direction de l’Afrique se rendra aux urnes ce printemps.

Il est fort à parier qu’elle fasse entendre sa voix en la refusant à votre formation. Nous le répétons, nous consacrerons toutes nos forces et tous nos moyens  pour que votre candidat récolte le moins de voix possible émanant de ceux qui partagent notre attachement à l’Afrique.

La cohérence dans nos choix politiques est notre maitre mot, l’alternative à votre entente frauduleuse avec l’UMP notre credo.

Alternative et cohérence…

Jean Luc Mélenchon
Jean Luc Mélenchon

Pour faire bonne mesure, nous soulignons l’intervention ce matin, 6 Février 2012, de Jean-Luc Mélenchon, dans le cadre de l’émission de Jean-Jacques Bourdin sur les antennes de la radio RMC.

Ce dernier fidèle à la position qui fut la sienne et qu’il avait exposée dans un billet de son blog datant du 17 Avril 2011, et dont nous donnons l’intégralité du verbatim en annexe de cet article (3), a énoncé des évidences simples et qui sonnent justes à nos oreilles :

«La politique qui a été appliquée en Côte d’Ivoire est une politique impériale.La France s’est immiscée dans la discussion rude qu’avaient entre eux les Ivoiriens. Cette discussion à laquelle elle n’aurait jamais dû se mêler. Il fallait respecter de manière extrêmement scrupuleuse l’indépendance des Ivoiriens. Il a été aussitôt organisé contre Laurent Gbagbo une sorte de pression internationale car son régime déplaisait, le Front populaire ivoirien, beaucoup à la droite internationale, qui depuis des années manipulait leur marionnette, M. Ouattara, qui a précédemment nui au précédent président, et au précédent encore avant.

Car c’est un homme qui a été en quelque sorte introduit par les instances internationales, et notamment par les Nord-Américains et les Français depuis de très nombreuses années. Et c’est cet homme a fomenté toutes sortes de complots, a épousé toutes sortes de rébellions absolument insupportables comme celle qui est venue du Nord du pays où se sont pratiquées les plus grosses fraudes électorales.

Et la France s’est mêlée de tout cela, est intervenue de manière militaire et elle a fait en quelque sorte que M. Gbagbo soit embastillé. Et il est aujourd’hui traduit devant le Tribunal pénal international alors que son pays n’a pas signé les clauses de ce Tribunal pénal international. Si l’on procède de cette manière, il y a un certain nombre d’Américains qui pourraient être arrêtés et envoyés au même tribunal, on ne le fait pas.

Maintenant, je vais vous dire une chose. Je plaide pour que l’on relâche le fils de M. Gbagbo, qui est un de nos compatriotes, qui est un Franco-Ivoirien, et qui est retenu sans aucune raison légale. Simplement du fait de son nom et de sa filiation avec son père M. Gbagbo, qui est détenu en prison. J’estime que la France s’honorerait en intervenant pour qu’il soit libéré. Merci de m’avoir posé cette question, elle me permet de dire ce que je pense aux Ivoiriens qui se trouvent en France, avec toute mon affection»

Des candidats à l’élection présidentielle, il est celui dont les positions se rapprochent le plus des nôtres, sur cette thématique, et de nos préoccupations socio-économiques. Il va sans dire que nous invitons fortement nos lecteurs à considérer sa candidature avec la plus grande bienveillance. 

Il n’est pas de nos attributions de donner des consignes de vote. 

Il est cependant de notre responsabilité d’apporter un éclairage sur les tenants et les aboutissants qu’emporte le vote de tout un chacun. 

Il est de notre responsabilité de nous positionner. Dans l’isoloir l’alternative cohérente doit déterminer  notre choix.Elle est notre seule option, et nous agirons pour notre part, en ayant cet impératif à l’esprit.

Ahouansou Séyivé.


(1) http://alternativesetcoherence.blogspot.com/2011/06/courrier-adresse-mme-martine-aubry.html 

(2) http://alternativesetcoherence.blogspot.com/2011/07/bouna-prison-politique-silence-on.html

(3) Verbatim du billet du blog de Jean-Luc Mélenchon du 17 Avril 2011.

Le parti de Laurent Gbagbo était membre de l’internationale socialiste. Quelle contribution a pris l’internationale socialiste au règlement de la crise ? Aucun. Quels ont été les membres de cette illustre organisation qui se sont interposés dans le drame ?Aucun. Pourtant le PS français assure la vice-présidence de cette organisation et Pierre Mauroy en a été le président ! Que dit cette organisation sur la capture de l’un des siens et son emprisonnement dans une zone contrôlée par des mercenaires sanguinaires ? Rien.

Quant aux dirigeants français du PS, prompts à faire des visites sur place ? Rien. Combien d’année, le délégué national aux questions africaines a-t-il été aussi un intime de Laurent Gbagbo ? Lui, du moins, a-t-il assumé loyalement jusqu’au bout. Mais les autres ? Et euro RSCG, l’agence de communication de Dominique Strauss-Kahn, organisatrice de la campagne électorale de Laurent Gbagbo. Vont-ils rendre l’argent au nouveau pouvoir pur et sincère de monsieur Ouattara ? Non bien sûr ! Sinon il faudrait rendre celui d’Eyadema, celui de Bongo et celui de combien d’autres ? Admettons.

Admettons que chacun ait, en cours de route, découvert qu’ils ont soutenu par erreur un odieux tyran. Dans ce cas pourquoi ne demandent-ils pas à l’internationale socialiste une réunion pour prendre la mesure du nombre de ses membres qui viennent de perdre le pouvoir dans la violence ? Pourquoi n’ont-ils jamais demandé leur exclusion avant ? Pourquoi ont-ils gardé toutes leurs responsabilités dans cette organisation ?

Ces débats sur la nature et l’orientation de cette organisation m’ont été mille fois refusé, l’air excédé, par un François Hollande, du temps qu’il dirigeait le PS. Il n’y a pas eu une minute de débat quand leur ami De Larua fit tirer sur la foule argentine par ses policiers, ni quand leur ami président du Venezuela social démocrate fit tirer sur celle de Caracas, ni sur leur cher Alan Garcia élu président du Pérou avec l’aide de la droite qui fit massacrer paysans et prisonniers de droit commun. Aucune de mes mises en garde concernant cette organisation, faites de vive voix ou par écrit dans mes livres et articles, n’a jamais reçu un mot de réponse ni soulevé une minute de débat. Ils s’en moquent, ils ne savent pas où c’est, ils ne savent pas de qui il s’agit…. On connait la musique.

Ils soutiennent n’importe qui, n’importe comment, du moment que l’intéressé a un tampon de l’Internationale Socialiste et paye le voyage. «Nous ne permettons pas aux autres de nous dire ce que nous devons faire, de quel droit irions leur dire ce qu’ils doivent faire eux » m’avait lancé François Hollande.  Après quoi ils sont prêts à abandonner leurs amis d’un jour à la mare aux caïmans, quand ça tourne mal. Mais le cas de Laurent Gbagbo ne ressemble à aucun autre. Je prends le risque de me voir affubler par bien des petites cervelles qui liront ces lignes une nouvelle fois de leurs simplifications offensantes. Mais je ne risque, moi, aucune confrontation désagréable avec mes actes.

J’ai rencontré Simone Gbagbo du temps où elle était dans l’opposition. Je n’ai jamais été invité sous sa présidence. Je n’ai jamais participé à une conférence sur place, ni été défrayé pour cela, je n’ai pas eu de tache d’écriture rémunérée par euro RSCG. Gbagbo ne m’a jamais téléphoné, écrit, fait porter des messages ou interpellé. J’étais, pour lui aussi, ce que j’étais pour ses chers amis du PS et de la gauche du PS. Une ombre au tableau. Mais il reste ceci : que ça plaise ou pas, Gbagbo a été la seule tentative de faire de la vraie sociale démocratie en Afrique.

Qu’il ait échoué, dérivé ou ce que l’on voudra, mérite mieux que le lâche abandon auquel ont procédé les dirigeants du PS français. Les ivoiriens méritaient au moins une tentative d’interposition politique. Aujourd’hui, au moins par compassion humaine, par respect pour leur propre passé et leur ancienne amitié, ils devraient se soucier de savoir ce que devient Laurent Gbagbo et sa famille entre les mains des mercenaires givrés de Alassane Ouattara. Ils ne feront pas. Ils espèrent juste que ça passe et qu’on ne leur demande aucun compte.

Je crois bien  que les images de « l’arrestation » de Laurent Gbagbo devraient créer un grand malaise. Leur violence, le style « mercenaire aux yeux rouges» des assaillants, l’ambiance de lynchage des vaincus, les violences faites aux femmes, l’évidente mainmise de notre armée sur l’opération, rien ne ressemblait moins à une opération de protection de la population sous mandat  de l’ONU. Mais, depuis le début, Laurent Gbagbo est l’homme à abattre pour les concessionnaires français qu’il a menacé dans leurs intérêts un temps même s’il les a bien cajolé ensuite.

Cela n’excuse rien, mais cela explique tout. Et d’abord la réécriture de la personnalité d’Alassane Ouattara. En fait, un vrai aventurier repeint en bon père de la démocratie. Soutenu par l’ancien président hier accusé de totalitarisme, Konan Bédié qui l’avait empêché en son temps d’être candidat à l’élection présidentielle, et par le premier ministre de Gbagbo, un soi-disant « rebelle du nord », vrai seigneur de la guerre, dont les mercenaires ont été immédiatement maintenus en place et rebaptisés en « force républicaine », le changement de camp valant amnistie pour les crimes qui leur étaient hier reprochés. Alassane Ouattara est un chef de clan et rien de plus. L’argument de sa victoire électorale est une fiction qui pouvait être utile aussi longtemps qu’il pouvait y avoir une perspective d’accord sur ce point entre les parties. Mais il n’y en avait pas.

Ne restaient donc en présence qu’une addition de tricheries. Valider les mensonges des bourreurs d’urnes d’Alassane Ouattara  revenait à prendre parti dans une guerre civile. Elle dure depuis 2003. La raconter obligerait à un récit qui prendrait trop de place. Aucune page n’y valut mieux que la précédente. Mais aucune ne correspond au récit simpliste de la lutte entre gentil et méchant qui repeint  Gbagbo en tyran et Ouattara en démocrate.  Car si l’on en a vu beaucoup montrer du doigt ce fait que Gbagbo n’a pas obéi aux injonctions de l’ONU, on dit moins, et même jamais, que Ouattara n’y a pas davantage obéi. Notamment parce que ses mercenaires n'avaient pas désarmé pendant l'élection, contrairement à la demande de l'ONU.

Leur influence pédagogique explique sans doute les votes à 90 % en faveur de sa candidature dans les zones qu’ils contrôlaient. On vit clairement le parti pris quand fut refusé le recomptage des suffrages, demandé par Gbagbo et refusé par Ouattara. Pourquoi ? On l'avait bien fait aux USA, faut-il le rappeler ? A la fin il faut se souvenir que le mandat de l'ONU était de "protéger les civils" et d'"empêcher l'utilisation d'armes lourdes" contre eux, pas d'aller arrêter un président sortant en bombardant le palais présidentiel.

Mais qui s’en soucie ? « Vae victis », comme dirait Michel Denisot. Malheur aux vaincus ! Je crois que cette opération militaire déclenchée sans le début d’une discussion et ou d’un vote de l’assemblée nationale commence un mauvais style pour la suite de nos relations avec l’Afrique. Il est urgent que notre pays se ressaisisse. En premier lieu que le parlement ne laisse plus s’installer cette habitude qui voit dorénavant tous les artifices d’interprétation et de procédure réunis pour justifier que les parlementaires n’aient jamais leur mot à dire sur les expéditions militaires du pays.

On n’a voté à l’Assemblée et au Sénat ni sur l’Afghanistan, ni sur la Libye, ni sur la Côte d’Ivoire ! Ni avant, ni pendant, ni depuis ! Et, bien sûr, c’est nous qui donnons des leçons de démocratie aux autres ! Mais nous, quelle genre de démocratie est donc la nôtre entre l’Europe qui nous dicte des lois et des astreintes jamais délibérées et un régime présidentiel  qui déclenche des guerres à sa guise et sans mandat ni contrôle du parlement ? Il me semble qu’une commission d’enquête parlementaire sur cette intervention est seule capable de faire la lumière sur l’enchainement qui a conduit jusqu'à cette intervention militaire française dans la guerre civile ivoirienne.

 

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