07/02/2012 01:23:55
Cameroun. Un homme d'affaires assassiné à Yaoundé
Résident d’une villa à haute sécurité, personne ne parvient jusqu’alors à expliquer ce meurtre, dans la mesure où la victime n’était pas seul au moment des faits. 
Le Messager
TEXTE  TAILLE
Augmenter la taille
Diminuer la taille

Résident d’une villa à haute sécurité, personne ne parvient jusqu’alors à expliquer ce meurtre, dans la mesure où la victime n’était pas seul au moment des faits. 

Yaoundé, samedi 28 janvier 2012. Nous sommes au quartier Santa Barbara, non loin de l’agence Aes-Sonel. Une foule se bouscule à l’entrée d’une villa. En se rapprochant, on peut apprendre qu’un meurtre crapuleux y a été commis dans la nuit de vendredi à samedi, aux environs d’une heure du matin. Jean Calvin Monet Boulou Njé, opérateur économique, aurait été attaqué à son domicile par 04 malfrats, et poignardé de plusieurs coups de couteau.

Des curieux rencontrés sur le lieu du crime, les voisins de la victime, pensent savoir ce qui s’est passé : « c’est une histoire plutôt bizarre à raconter. M. Monet vit dans cette grande villa avec son épouse, Mme Agnès Marlyse Bilounga Mazo, 41 ans, en service à la Sopecam, comme chef service des affaires juridiques, et ses enfants. Leur domicile a une entrée magnétique, donc personne ne peut y accéder s’il n’a pas de carte magnétique. Seulement, d’après ce que nous avons pu suivre aussi, le monsieur et son épouse dormaient dans leur lit lorsque ce dernier à été poignardé plusieurs fois, par 04 bandits. Curieusement, son épouse dit n’avoir rien entendue, elle s’est seulement rendue compte qu’il y avait une marre de sang dans le lit, et elle s’est dit qu’elle saignait. C’est après vérification, qu’elle se rend compte que c’est son époux qui est sur le point de rendre l’âme, car sa respiration avait changé, et tout ce sang venait de lui ». Aidée par  ses enfants, elle entreprend donc de conduire son époux à l’hôpital, mais il décède en chemin. Son corps est transporté à l’hôpital général de Yaoundé, où un médecin légiste est chargé de déterminer la cause exacte de sa mort.

Du coup face à cette histoire rocambolesque, les langues ne cessent de se délier. À Santa Barbara ce samedi-là, c’est par petits groupes que les riverains débattaient encore de ce meurtre qu’ils qualifient d’inexplicable.

Plusieurs questions dans leurs conversations : « comment expliquer le fait qu’une femme dorme dans le même lit avec son mari, qu’une présence étrangère les retrouvent dans la chambre et qu’elle ne s’en rende pas compte passe encore. Mais que 02, 03 jusqu’à 04 personnes y entrent et qu’elle dorme d’un sommeil paisible, relève de l’impossible ! Mais qu’aussi, à quelques mètres d’elle, son époux se fasse tuer sans qu’elle ne se réveille, personne ne nous fera jamais croire ça ! Qu’est ce qu’on veut par là dire ? Qu’il n’a pas poussé de crie ? Et puis, il faut se poser de bonnes questions ! Comment est-ce que ces bandits ont pu entrer dans la maison sans carte magnétique ? Encore faut-il savoir s’ils n’en n’avaient pas ! Dans ce cas qui  leur en a procurée ? ». À ces questions, aucune réponse n’a pu être apportée. Tout ce qu’on sait, c’est que la victime était en voie de gagner un marché de près de 700 millions. Selon des sources, il devrait se rendre le lendemain dans son village pour un problème de litige foncier, mais compte tenu de moyens financiers limité, il aurait reporté son voyage.

Le commandant de compagnie de Yaoundé I a été saisi de l’affaire pour enquête.

Florette MANEDONG

Publicité
Publicité

comments powered by Disqus
Publicité
Autres actualités
Plus populaires

PUBLICITE