31/07/2009 14:38:43
L'Afrique veut devenir la puissance de demain, affirme Cheikh Tidiane Gadio
APA-Dakar (Sénégal) La création des Etats-Unis d’Afrique n’est pas une finalité mais un moyen pour s’attaquer aux fléaux du continent et porter le continent dans la cour des grands, a déclaré jeudi le ministre sénégalais des affaires étrangères, Cheikh Tidiane Gadio.
APA (Agence de Presse Africaine)
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« C’est après la création des Etats-Unis d’Afrique que vont commencer les grands travaux de développement du continent », a-t-il dit avant d’ajouter : « Nous visons la cour des grands, en vue de jouer le rôle de superpuissance de demain ».

Gadio, qui s’exprimait à l’occasion d’un forum organisé à Dakar sur le rôle de l’Afrique dans la gouvernance mondiale a indiqué que 60 % des travaux des Nations-Unies concerne l’Afrique, mais « paradoxalement, cette dernière ne dispose d’aucun membre permanent au Conseil de sécurité ».

Aujourd’hui, « l’Afrique est fondée est fondée à exiger une place permanente avec droit de veto », a-t-il martelé laissant entendre que « quel qu’il soit, il faut au moins un pays africain comme membre permanent au Conseil de sécurité de l’ONU avec droit de veto ».

Le thème de la place de l’Afrique dans la gouvernance mondiale a donné l’occasion au ministre sénégalais d’insister sur la « nécessité de l’Afrique de parler d’une seule et même voix ».

« Chaque fois que je vois 53 ministres africains qui s’asseyent en face d’un seul ministre chinois pour des négociations commerciales, c’est écoeurant », a relevé Gadio qui poursuit : « Si je suis ministre chinois et que quand j’entre dans la salle les 53 ministres africains se lèvent pour me saluer je comprends que je suis majoritaire ».

« Il faut que cela ! Il faut que l’Afrique apprenne à parler d’une seule et même voix », a insisté le chef de la diplomatie sénégalaise.

« Que les africains fassent en sorte que les autres ne les considèrent pas comme des problèmes à régler», a recommandé de son côté, Djibril Tamsir Niane, historien et écrivain guinéen.

Pour leur « contribution constante » à l’évolution du panafricanisme, « que Wade, Khadaffi et autres panafricanistes soient honorés de leur vivant », a préconisé un universitaire béninois, le Pr Valentin Agon, qui s’est interrogé : « L’Europe a mis trois mois pour nous diviser à Berlin. Comment d’années allons-nous nous mettre pour nous unir ? ».

Le forum sur le rôle et la place de l’Afrique dans la gouvernance mondiale a clôturé quatre jours de débats de quelque 300 intellectuels, universitaires et chercheurs sur la création des Etats-Unis d’Afrique.

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